ARC VE
Guérison, après quelques incidents de suppuration pariétale, La cystoscopie, pratiquée quatre ans après l’opéralion, ne montre plus rien d’anormal dans la vessie; on ne peut même retrouver avec sûreté la place de la cicatrice. La patiente garde une petite éventration. Il est à noter qu'il ne s'était produit aucune altération des reins, probablement à cause de l'absence de toute rétention.
On a eu affaire, sans doute, aux reliquats d’une péritonite appendiculaire. Un abcès intermédiaire à la vessie et à l'intestin grêle a
dù se former, le grêle s’y ouvrir et finalement communiquer avec la vessie.
LA
FISTULES VESICO-INTESTINALES A LA SUITE DE SUPPURATIONS PELVIENNES AIGUES
Il convient d'étudier, à côté des fistules appendiculo-vésicales, les fistules vésico-intestinales dues à l'ouverture d’une collection annexielle d’une part dans la vessie, d'autre part dans l'intestin (intestin grêle, côlon sigmoïde, rectum).
Dragnosric. — Le diagnostic de la perforation vésicale est aisé : la pyurie suffit pour le poser.
Il est autrement délicat, et mêmé parfois impossible, d’affirmer que la collection est également fistulisée du côté du tube digestif.
La pneumaturie n’est pas pathognomonique, la laparotomie ne montre pas toujours l’orifice fistuleux et c'est la fécalurie qui sera le signe de certitude.
Proxosric. — La fistulisation aggrave le pronostic des suppurations pelviennes, mais pas d'une facon considérable. Cet accident survient, en effet, la plupart du temps, chez des malades en quelque sorte immunisés et qui supportent assez bien l'intervention.
TRAITEMENT. — Le traitement est essentiellement chirurgical. On pratique, après laparotomie, une hystérectomie, on vide la collection purulente et on fait un Mickuliez.
La fistule elle-même est traitée différemment suivant les cas.
Livingstone Donald [74], dans son observation, se contenta de faire une colostomie et une colpotomie pour désaxer les deux orifices vésical et rectal. I ne fit pas l'hystérectomie. La guérison survint, mais la malade ayant gardé ses lésions annexielles était exposée aux mêmes accidents.
2e / RER
VWalther [122], par laparotomie, obtint la guérison après deux interventions. Il ne trouva pas l’orifice vésical, mais les orifices intestinaux étant au nombre de deux, il gratta à la curette l'inférieur. Le supérieur étant trop large pour être suturé, il pratiqua une section transversale de l'intestin à cet endroit et engagea le bout supérieur dans le bout inférieur.
Henry O. Marcy put suturer isolément les orifices vésica] et intestinal.