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OBservaTioN XVI.
(Communication de Lecueu à la Société française d’urologie.)
Mile L. E.., de Saint-Benoît-du-Sault, m'est envoyée le 23 mars 1923 par le Docteur Fauvet. | E
Celte jeune fille se plaint de rendre par la vessie des matières intestinales en très petite quantité et de temps en temps.
Par ailleurs, les urines sont claires, il n’y a pas d'infection; elle urine deux ou trois fois par jour et pas davantage, et c’est seulement lorsqu'elle a de Ja diarrhée qu'il y a quelques matières incontestablement reconnaissables. Il y a aussi des gaz, mais très rarement et très peu, et la pneumaturie préoccupe peu cette malade.
Rien dans son passé n’explique eette communication. Il n’y a jamais eu d'infection, pas de péritonite, ni de salpingite.
Le ventre est souple, sans sensibilité à la pression.
On trouve simplement dans son passé, il y a une dizaine d'années, une période où la santé fut plutôt défavorable : on erut à de l'anémie.
Ce qu'elle présente a évolué sans réaction, sans infection concomitante jusque aujourd’hui.
A l’examen cystoscopique, la vessie est absolument saine en bas. Les orifices urétéraux sont punctiformes et égaux et sans vascularisation. La bulle d'air est cependant plus élargie qu'il ne le faudrait pour la quantité d'air introduite dans la vessie, et j'aperçois au-dés-" sus de cette bulle d’air une zone un peu confuse où il me semble voir un orifice entre 11 heures et midi.
Dans ces conditions, je pense qu'il y a fistule intestino-vésicale, que cette fistule vient de l'intestin grèle, qu'elle siège en haut et à droite de la vessie et qu'elle est insignifiante comme volume et comme proportions. |
Par conséquent, l’opération est indiquée, avec l'espérance de pouvoir faire la séparation des deux orifices et la suture isolée de chacun d'eux.
Opération. — Le 12 avril, laparotomie médiane sous anesthésie à l’éther.
La cavité pelvienne est pleine d’adhérences filamenteuses englobant les anses de l'intestin grêle.
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Je décolle quelques-unes de ces anses et m'aperçois que l’une d'elles est plus aisément adhérente à la partie supérieure et droite de la vessie. J'essaie la séparation et j'ouvre, en effet, l'intestin d’un côté, et la vessie de l’autre.
Je libère les deux orifices suffisamment, et, ensuite, je pratique la suture de l'orifice intestinal, d’abord par deux plans de suture muco et séro-séreux, aussi exactement que possible, à la soie fine. Ensuite, je pratique la suture de l’orifice vésical avec un premier plan de catgut chromé à trois points, et un deuxième plan de soie fine comprenant la couche péritonéale et la couche musculaire; et, pour séparer plus exactement les deux orifices, je prends un fragment d’épiploon que je détache sous une ligature de catgut. Je le cache dans l'angle intermédiaire à l'intestin et à la vessie et le suture par quelques points de catgut approprié.
Un drain est placé dans la cavité pelvienne.
Toutes ces manœuvres ont été exécutées sans que l'utérus ait été vu : les anses intestinales, en effet, remplissent le cul-de-sac antérieur et recouvrent l'utérus.
Sonde de Pezzer à deméure pendant trois jours, au delà desquels elle fut enlevée, et la malade urina spontanément.
Les fils furent enlevés au douzième jour. La malade est partie au
dix-huitième dans son pays, guérie.
OBsERvATION XVI.
(H. Tromson [113], Zentralbl. f. Gynek., Leïpzig, 1903, t. XXVII, p. 4498-1500.)
Fermeture plastique des fistules vésico-intestinales par le col de l'utérus.
Me H..., 32 ans, pendant la 6° grossesse eut un avortement dijficile qui dura trois jours. Le fœtus, assez gros, avait cinq mois pleins.
Depuis l’avortement, elle perdait ses urines. À l'examen, on constata une fistule vésico-intestinale devant le col utérin, qui était facilement aecessible à deux doigts. La fistule était entourée-de tissus
Lafolie 6