‹ Contribution à l'Étude des Fistules Vésico-Intestinales SpontanéesChapitre 43 sur 47 · OBSERVATION XXXII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXXII

(AMMENTRORP |2], in Thèse MIcHAÏLOFF.)

Actinomycose de l'appendice vermiforme ayant envahi la vessie :

fistule vésico-appendiculaire.

Homme, 35 ans, profession de laboureur, a été reçu à l'hôpital de Copenhague le 5 mai 1888 pour une actinomycose de l’appendice vermilorme avec perloration., Il est mort dix jours après, le 45 mars

À l’autopsie, on a retrouvé des abeès dans le tissu cellulaire rétrocæcal, dans les muscles, dans le tissu cellulaire du bassin.

L'uretère droit a 66 atteint par le processus actinomycosique. On voyait aussi la vessie envahie et perforée par le même processus.

FISTULES- VESICO - INTESTINALES A LA SUITE D'UNE ULCERATION INFECTIEUSE OU PARASITAIRE DE L'IN- TESTIN.

Nous comprenons sous ce titre les fistules établies au cours de la fièvre typhoïde et de la dysenterie.

I n'y a dans toute la littérature médicale qu'un cas de fis-

tule vésico-intestinale due à la typhoïde : c’est celui d’Innes; il a été suivi de mort.

. Les fistules vésico-intestinales dues à la dysenterie seraient, au dire des auteurs, plus fréquentes. Pascal. dans sa thèse, en cite 6 observations. Mais, en réalité, aucun argument clinique, thérapeutique ou nécropsique n’atteste l’origine amibienne de la fistule.

Levison rapporte un cas plus probant. La fistule s’est établie chez un homme ayant des amibes dans les selles, un gros foie et un état général altéré.

La guérison fut obtenue au bout d’un an, après une cæcostomie.

OgsErvarION XXXIIT.

(A. Ines, Medical Press and circulus, 1896.)

Une complication unique de la fièvre typhoïde.

Fistule vésico-intestinale.

M. W.., femme, tomba malade au mois d'août 1894.

Diarrhée, fièvre. La courbe de température pendant six jours me permit de porter le diagnostic d’une fièvre typhoïde.

Pendant toute la maladie, il n’y eut pas de taches rosées.

La maladie était d’une sévérité moyenne. Comme complication, il n’y avait qu'une bronchite peu intense. La température fut prise par moi tous les jours, dans les troisième et quatrième semaines, deux fois par jour.

Dans ces deux semaines, elle oscillait entre 102°6 F. et 104. Une fois seulement elle était de 105° F., mais, le lendemain, la quinine et les enveloppements froids la firent tomber.

Le vingt-neuvième jour, la température redevint normale et la malade semblait être guérie. Cet état persista pendant cinq jours. Le traitement fut cependant maintenu (naphtol, bromure, sirop d’ammoniaque, alcool, lait). L’urine, examinée de temps en temps, ne contenait ni sucre ni albumine.

Le sixième jour, récidive. La température normale (jusqu’à la fin de la maladie 102, 105°6). La diarrhée revient.

Naphtol 8 huit jours après le début de la récidive; pleurésie gauche avec épanchement modéré. Digitale, strychnine. Le pouls devient cependant très petit et parfois irrégulier; on perçoit aussi un murmure systolique mitral avec signes de dilatation du cœur. Dans la nuit elle délire; l’état général laisse beaucoup à désirer et, dans la dernière semaine, il y a un peu d’ 'hémorMagie intestinale.

Mais juste avant cela, le pied et la jambe gauche deviennent gonflés, à cause d’un thrombus fémoral facile à sentir. La jambe droite présente le même symptôme trois jours après. Le cœur va mal, malgré stimulants cardiaques et l'alcool.

Le vingt-deuxième jour de la récidive, je fus appelé immédiatement auprès d'elle; elle était presque mourante, Collapsus. Température au-dessous de la normale, pouls extrêmement faible. Elle avait été prise d’une douleur subite dans le ventre et de vomissements. Un peu de morphine la soulagea, mais en peu d'heures l'abdomen devint très distendu et douloureux. On lui donna de la glace à avaler et on la nourrit par lavement alimentaire,

A ma surprise la mort ne vint pas immédiatement et la malade lutta encore pendant six jours. Dans ce temps-là, des escarres se formèrent sur son sacrum, elle était en demi-délire jour et nuit. Morphine à doses petites et répétées. Lait et alcool par cuillerées à café.

Le quatrième jour de cet état, les urines contenaient des fèces. La

SIRET Cl

miction causait à la malade des douleurs; des fèces et des gaz passaient abondamment par l'urètre,

- Mort cinq jours après.

Pas d’autopsie.

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