ANATOMIE PATHOLOGIQUE
Au point de vue anatomo-pathologique, on peut distinguer cinq Variétés de fractures de la cavité cotyloïde.
- 1° Une première variété dans laquelle le trait de fraeture est horizontal et part de l'échancrure sciatique, passe par le centre du cotyle pour aboutir à l'échancrure ischiopubienne. C’est une fracture de ce genre que l’on peut observer dans la radiographie que nous présentons: :
2° Une deuxième espèce dans laquelle le trait de fracture est vertical. Il commence, par exemple, à l'éminence ilio-pectinée pour se terminer au niveau de la branche ascendante de l’ischion ; é $
3" Une autre variété, assez fréquente, est celle dans laquelle nous observons une fracture étoilée de l'acétabulum avec trois traits de fracture qui correspondent aux lignes de soudure du cartilage épiphysaire. Nous trouvons dans ce cas un premier trait supérieur qui se dirige obliquement de bas en haut, séparele pubis de Pilion et va aboutir à l'échancrure ilio pubienne. Le second trait defracture à une direction antérieure, délimite l'ischiondu pubis pour se terminer à l’'échanérure ischio pubienne. Il arrive parfois que ce trait de fracture va intéresser la branche ischio-pubienne ou la branche horizontale du pubis. Enfin le troisième trait de fracture à une direction à la fois postérieure et inférieure, 1l sépare lilion de l’ischion
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Tee et finit à l’échancrure ilio-ischiatique et parfois arrive presque au niveau de l'épine sciatique. Il intéresse la partie la plus épaisse de l'os.
4 Une quatrième catégorie des fractures qui nous intéressent est celle où il y a un éclatement du cotyle}en fragments nombreux, mais sans déplacement de la tête fémorale. Dans ce cas-là, on observe, en général, une intégrité de la capsule articulaire et la plupart du temps même le ligament rond ne présente aucune déchirure.
»° Enfin, la dernière variété est caractérisée par un éclatement de l’acétabulum, mais avec pénétration marquée de la tête fémorale dans le bassin. C’est une fracture de ce genre que relate notre observation I. Dans ce cas-là, il existe un déplacement des fragments osseux surtout accentué pour ceux qui viennent de l'ilion et du pubis. Ils sont repoussés en haut et en dedans dans le pelvis. Le ligament rond présente le plus souvent des déchirures. Tantôt, il arrache soninsertion fémorale, tantôt son insertion coxale, D'autre part, par suite de la pénétration dans le bassin de la tête fémorale et des fragments osseux, nous observons des lésions des viscères et des vaisseaux et nerfs intra-pelviens. On connaît le cas de Morel-Lavallée où il y avait une distension du nerf obturateur. D’autre part, on constate souvent par le toucher rectal ou vaginal la présence d’un hématome dû à des lésions artérielles ou veineuses qui portent le plus souvent sur les
vaisseaux obturateurs parfois fessiers ou iliaques.
Enfin, les fragments osseux qui font saïllie dans le pelvis peuvent déterminer une déchirure ‘du psoas-iliaque, parfois même de la vessie, comme on peut le remarquer dans l'observation que nous avons recueillie dans le Lyon-
Médical.
ERP