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Pas de déformation apparente de la hanche et de la cuisse. Pas de raccourcissement apparent. Parfois, mais rarement, on voit un léger aplatissement de la hanche, mais peu notable. Nous observons dans quelques cas une eechymose au niveau de la région trochantérienne, mais cetle ecchymose n’a pas grande signification ; elle répond au traumatisme porté et peut s'observer dans loutes les lésions de la hanche. 11 n’en est pas de même de l’ecchymose que l'on trouve au niveau du point le plus déclive des bourses. Cette ecchymose est considérée par Destot comme un signe très important de fracture de lPacétabulum.
Elle est unique, située presque sur la ligne médiane,
et apparaît seulement quelques jours après l'accident
comrne toutes les ecchymoses situées en un point assez éloigné du lieu de fracture; par exemple, l'ecchymose sous-conjonctivale dans les fractures du crane. Sr cette ecchymose existait le jour même de l'accident, elle signifierait que le blessé à reçu un traumatisme sur les bourses. :
A la palpation, nous déterminerons de la douleur en
pressant sur le grand trochanter ou dans la région ingui-
nale au niveau des vaisseaux fémoraux, mais nous sentirons la tête fémorale à sa place normale. On ne constate pas d’effacement notable du grand trochanter.
Si nous faisons faire des mouvements au membre malade, nous verrons que ces mouvements sont douloureux et limités. |
Enfin, au toucher rectal ou vaginal, nous délerminerons une douleur localisée au niveau de la face interne de l'acétabulum. Souvent, il nous permettra de constater la présence d'une saillie osseuse venue du fond du cotyle, et parfois de déterminer une crépitation.
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Par la bénignité de ces symptômes, il nous est donc donné de constater que les fractures du eotyle sans pénétration de la tête fémorale ressemblent, à s'y méprendre, à de vulgaires contusions de la hanche et, dans la plupart des cas, le diagnostic ne sera porté qu'avec l'appui de la radiographie. : :
2 Fractures limitées au cotyle avec pénétration de la tête fémorale. Nous avons, en général, dans cette variélé, à faire à des individus qui ont reçu un traumatisme assez violent el qui, après leur accident, ont été incapables de se relever. Ils nous sont apportés à Phôpital, en général, dans un état demi conscient. Ces malades se plaignent de douleurs violentes dans la hanche du côté lésé et sont incapables de faire des mouvements avec le membre blessé.
À l'inspection, nous trouvons, comme dans la 1° variété de fractures, des ecchymoses trochantériennes et souvent l'ecchymose des bourses quelques jours après l'accident. Les membres du malade sont souvent en posilion normale, c'est-à-dire en extension, mais on constate parfois la présence d’une abduction et rotation externe. Cette &bduction et cette rotation externe sont facilement expliquées par l'ascension et la pénétralion de la tête et seront d'autant plus marquées que la tête aura pénétré plus avant. Cette abduction et cette rotation externe font souvent errer le médecin qui diagnostiquera une fracture du col. Mais, comme l’a montré Roux, de Lausanne, la caractéristique de cette rotation externe dans les fratures du cotyle, c'est qu'elle est facilement corrigible, mais se reproduit dès qu'on laisse le membre à lui-même.
Un autre signe qui découle de l'ascension de la tête, c'est le raccourcissement du membre.Ce raccourcissement sera d'autant plus marqué que la têle aura pénétré