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plus profondément. Parfois, il est seulement question
de millimètres ; d’autres fois, il atteint 5 cm.
Roux a insisté particulièrement sur un symptôme qui, pour nous, a une très grande importance: et qui, lorsqu'il existe, nous est un sûr garant de l'enfoncement de la tête fémorale dans le cotyle. C'est l'effacement du grand trochanter du côté lésé et sa pénétration dans la profondeur.
À la palpation, nous éprouverons, en effet, dela difficulté à percevoir le grand trochanter du membre blessé, tandis que du côté sain sa saillie est facilement perceptible. Roux donne un excellent moyen d'évaluer cet effacement, c’est de mesurer la distance de ce’trochanter à lPépine iliaque antéro-supérieure.
À Ja palpation, nous constatons l'intégrité de cefgrand trochanter et c’est un signe qui a son importance, car il nous permettra de ne pas prendre pour une fracture du
col un enfoncement de l’acétabulum.
Nous déterminerons dela douleur en pressant sur la région latérale du bassin, surtout sur le trochanter, dans toute la région inguino-pubienne et surtout lorsque nous essaierons de faire faire des mouvements au membre malade. Ces mouvements, que l'on fasse de la flexion, de l'abduction, de l'extension ou de la rotation, amènent tous une douleur exquise, et, pendantque d'une main on fait faire ce mouvement au membre, l'autre main appliquée sur la hanche peut sentir une crépitation, erépitation qui toutefois n'est pas constante.
Enfin, dans la variété de fractures qui nous intéresse en ce moment, le toucher rectal va être d’une grande importance, beaucoup plus grande que le toucher vaginal. Le toucher vaginal, en effel, nous permet surtout d'explorer la région antérieure du bassin et de voir particulièrement sile pubis n'est pas intéressé. C’est Velpeau
pt ADS : 5
qui, le premier, nous a montré la valeur du toucher rectal qui permet d'examiner le segment latéral et le segment postérieur du bassin, probablement, comme le prétend Bæœckel, parce que le rectum est mobile. On fera le toucher avec l'index de la main de même nom que le côté du bassin lésé, afin de toucher la crête iliaque avec la face palmaire. Nous sentirons la saillie de la tête fémorale dans le pelvis et souvent des fragments osseux du fond du cotyle. Grâce à ce toucher rectal nous ferons un diagnostic certain d'enfoncement de la cavité cotyloïde, et nous n’aurons besoin de Ja radiographie que comme moyen de contrôle. :
3° Fractures de la cavité cotyloïde s'étendant au bassin ets’accompagnant delésions viscérales.
Ces fractures constituent lexagération des fractures du 2° degré. Lorsque le traumatisme, après avoir enfoncé la têle fémorale, continue à peser sur la paroi latérale du bassin, il peut se produire une nouvelle fracture aù niveau de la branche ischio-pubienne ou bien au niveau du pubis ou de l’ischion. Dans ce cas, nous nous trouvons en présence d'un malade qui, le plus souvent, perdra connaissance.
On est frappé, en général, par la présence d'une tuméfaclion considérable du côté lésé, au niveau de la région trochantérienné et de la fosse iliaque. On note l'existence de fombreuses ecchymoses fessières, périnéales ou scrotales. Il ya impotence fonctionnelle absolue et lorsqu'on imprime des mouvements de flexion, d’adduction ou d'abduclion, on détermine de la douleur et des craquements. Le membre du côté lésé est notablement raccourci.
À Ja palpation, en pressant sur la crête iliaque on détermine de la douleur en plusieurs points, par exemple,
au niveau de la branche ischio-pubienne ou du pubis, ou
de la symphise sacro-iliaque.
On peut déterminer de la mobilité anormale et de la crépilation au niveau du pubis ou de l’ilion. En faisant le toucher rectalou vaginal, on confirme le diagnostic. On sent non seulement la saillie de la tête, mais encore la présence de fragments au niveau du pubis.
Ce sont ces variétés de fractures qui s'accompagnent, en général, de perforation de la vessie, et lorsqu'on fait le cathétérisme on retire fréquemment une urine hématique.