MIT OS
l'intermédiaire du ligament rotulien. Dans le cas de chute sur les genoux, au contraire, la partie inférieure tendait à se diriger en arrière, poussée qu’elle était par le corps contondant, la partie supérieure résistant, grâce aux condyles du fémur et aussi au muscle triceps.
Même mécanisme, même effet, rupture de la rotule transversalement et au niveau du point où cesse le point d'appui offert par les condyles du fémur.
Dans les fractures par traction, la jambe est étendue; le triceps tire brusquement, trop violemment sur la rotule, celle-ci tend à remonter et à suivre le triceps dans sa contraction, mais elle est attachée en bas par le ligament rotulien, beaucoup plus résistant qu’elle ; par suite, prise entre deux puissances beaucoup plus solides et résistantes qu’elle, elle cède et les deux insertions ligamenteuses et tendineuses s'écartent l’une de l’autre entraînant chacune une des moitiés de la rotule.
C'est dans les efforts violents, cela se conçoit, que se produisentces fractures, dans le saut, dans les danses exagérées, dans l’action de donner un coup de pied ; enfin, on aurait signalé quelques cas de fractures dans des mouvements convulsifs.
Le mécanisme que nous avons exposé n’a pas été admis par tous les auteurs, et Fleuriot dans sa thèse recherche quelle pourrait être la force de résistance de la rotule intacte, quelle traction elle pourrait supporter sans se rompre; il trouve qu’elle pourrait porter 350 kilogs; il refuse, dès lors, d'admettre, ou tout au moins n’admet que sous réserve, la possibilité de