‹ Contribution à L'étude des Fractures de la VergeChapitre 11 sur 30 · DEFINITION · texte numérisé non relu

DEFINITION

Bergman et Bruns rappellent avec raison que, dans le pénis, il n'y a pas de traces osseuses susceptibles de mériter à une telle lésion l'appellation de fracture. Le terme fracture est donc impropre, et il vaudrait beaucoup mieux le remplacer par celui de rupture, qui se rapprocherait de la réalité et conserverait à la lésion ses caractères anatomiques. Cependant, en lui-même, le terme fracture conserve une certaine exactitude, car, pendant l'érection et lorsque se produit un traumatisme, le pénis offre les mêmes caractères qu'un organe à consistance squelettique. Dans l'érection complète, la rigidité et l’'inflexibilité des corps caverneux se rapprochent beaucoup de la fragilité osseuse : d’où, par analogie, le terme de fracture. Il y a loin cependant de cet état à celui que présentent certains animaux, les jeunes taureaux, par exemple, chez lesquels le coït est rapide et impétueux : aussi signale-t-on chez eux de véritables cas de fractures (Gunther : Untersuchungen und Erfahrungen um Gebiete der Anatomie, Physiologie und Thierarznei-Kunde, p. 53, Hanovre, 1837). Dans la collection anatomique de Grœnningen (Kobelt, Sens génitul, p. 66), il existe un os du corps de la verge, long de 60 centimètres, proveuant d’un morse. Cet os avait été fracturé par le milieu et s'était de nouveau réuni par un cal.

L'homme ne présente que pathologiquement une sembla: ble disposition anatomique (ossification du pénis) : la véritable fracture, si elle se produit, ne serait que la complication d’un état pathologique préexistant.

D'autre part, enfin, si l’on considère la courbure d'angle qu'assument les deux segments péniens après le traumatisme, le terme fracture ‘paraît ässéz bien justifié quaut aux

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caractères de ressemblance qu'il présente avec les véritables fractures.

Mécanisme de production.

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