‹ Contribution à l'étude des fractures de la voûte palatineChapitre 15 sur 20 · A ES · texte numérisé non relu

A ES

corps pesant presse sur un côté du maxillaire inférieur dont l’autre côté est appuyé sur le sol, le diamètre de la courbure de la mâchoire tend à être diminué et celle-ci cède au niveau de la symphise.

Considérons maintenant ce qui se passe du côté de la mâchoire supérieure dans le cas particulier qui nous intéresse. |

Le maxillaire supérieur se trouve enserré entre

les deux malaires donnant appui, chacun, à des for-

ces de direction opposée. Comme dans le cas précédent, la résultante de ces forces aura une tendance à diminuer le diamètre de la courbe formée par l’ensemble de l'appareil osseux que nous avons . décrit. Maïs, ici, à la table interne, se trouveannexée une apophyse plus fragile que lé corps de l'os; ou mieux encore, à la rigueur, cette table interne est remplacée par le bord postérieur de la voûte palatine.

C’est donc cette voûte qui devra céder, en son milieu, enserrée, comme par un étau, entre les deux malaires. Le rebord alvéolaire ne sera disjoint consécutivement que si la puissance des forces n’est pas épuisée. Toutefois, cette voûte n’est pas libre en atrière comme le corps du maxillaire inférieur; elle reste attachée à l’apophyse pterygoïde qui devra céder pour que la disjonction de la suture médiopalatine puisse se produire. Cette lésion dépendra également de la disjonction de la suture malaire et de l'articulation de la branche montante du

maxillaire avec les os du nez et le frontal. Cette

Léoet.

dernière suture, qui aurait résisté si la force avait agi de bas en haut, par ce fait que la lame articulaire du maxillaire recouvre celle du frontal cède dans le cas où la force est obliquement dirigée.

Dans le cas que nous relatons, l’apophyse pterygoïde n’a pas cédé; elle l’a dû à la disjonction de la suture du palatin avec le maxillaire. Le trait de fracture, arrivé au niveau de l'articulation de l’apophyse palatine du maxillaireavecl'apophyse demême nom du palatin, obliquait très nettement au dehors dans le sens de cette suture.

Il est possible qu’il y ait eu, chez notre malade, une fracture du malaire ou une disjonction du ma-

laire avec l’apophyse zygomatique. La douleur per- :

sistante et localisée qu’il éprouvait à ce niveau pouvait l'indiquer. Mais il n’en résulta aucune déformation, ni mobilité anormale. | Aussi,nousne voudrions point affirmer l'existence d’une fracture en ce point.

Peut-être, enfin, cet individu avait-il déjà quelque Jésion osseuse, syphilitique ou tuberculeuse, de la voûte palatine qui en ait favorisé la rupture? avait-il quelque malformation congénitale portant sur la suture médiane ?

Son interrogatoire, à ce sujet, ne nous fournit aucun renseignement.

rat

Page 1