Chapitre II
SYMPTOMATOLOGIE ET DIAGNOSTIC
À ce point de vue, il y a lieu de faire une distinc-
tion entre les fractures à signes si évidents qu'iln’est
pas possible deles méconnaître et celles qui nécessitent un examen attentif. À ces dernières Leheribel a donné avec raison le nom de « fractures à signes
rationnels. »
Nous laisserons de côté l’étude du premier groupe :
quine présente aucun intérêt, l’étendue de la lésion imposant le diagnostic. ô
Dansles fractures de la voûte dites à signes ration-
nels il faut faire entrer les cas tels que celui qui est
rapporté dans notre observation personnelle. Dans
ce cas, il n’y avaitaucune déformation de la mâchoire, aucun déplacement des os, aucune crépitation. ‘ |
I1 était difficile, dans ces conditions, de songer à
une fracture de la voûte palatine. Le gonflement et
LA l’ecchymose de la face pouvaient être simplement
attribués à une fracture des os du nez; il en est de même du nasonnement et de l’emphysème. Tou-
MSN
tefois, dans les cas où la fracture; de la voûte n'aurait été accompagnée d'aucune lésion des os du nez, ces deux derniers signes, eux seuls, pouvaient mettre sur la voie du diagnostic. Ga :
Un symptôme beaucoup plus important encore nous est fourni par l'examen de la voûte palatine, lorsque le malade consent à ouvrir la bouche ‘ c'est l’ecchymose qui permet d’affirmer le diagnostic. 4 |
Quant à la mobilité des apophyses pterygoïdes, elle constitue évidemment un précieux agent de diagnostic. Mais, outre qu’il est souvent difficile à apprécier, ce signe fait très souvent défaut. Dans la moitié des observations que nous avous rapportées, il n'avait aucune raison d’exister. C’est surtout dans les fractures transversales du maxillaire, lorsque, parexemple, la voûte palatine a été séparée, dans sa totalité, du maxillaire, qu’il devient très évident, Aussi estimons-nous que Alphonse Guérin en a exagéré l’importance.
A côté de ces symptômes, il faut citer quelques autres signes purement fonctionnels et d'importance secondaire;'tels que l’anesthésie en certaines régions de la face, la perte du goût et de l’odorat qui peuvent exister dans toutes Les fractures des maxillaires sans que la voûte palatine ait été atteinte.
Dans certains cas, lorsque les pertes de substance de la voûteont été assez considérables, il est impossible au malade de prononcer certains mots, d’articuler certaines syllabes. C'est ainsi qu’il ne peut
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jouer d’un D eu + vent. Ce eat se constate dans toutes les perforations de Ia voûte. '
dans le service de M. Dieulafoy, un musicien, atteint d’une perforation syphilitique de la voûte palatine,
qui ne pouvait tirer aucun son de son instrument.
. ment. 5
Nous avons eu l’occasion de voir, cette année,
Dès que l’on comblait l’orifice, il jouait très aisé-