‹ Contribution à l'étude des fractures de la voûte palatineChapitre 18 sur 20 · MR CE · texte numérisé non relu

MR CE

L'un des caractères de cette complication est l’extrême rapidité avec laquelle elle disparaît, Au

bout de trois jours dans le cas de Rendu, de quatre dans le nôtre, toutetrace de tumeur emphysémateuse avait disparu sans aucune intervention.

} Une autre particularité intéressante de l’ob-

servatio n, c’est l’existence, chez notre blessé, d’une

assez tardive.

Ce symptôme, communément attribué à une frac-

ture de la base du crâne, se trouve rarement décrit

à titre de complication des fractures du maxillaire.

Franco-Bido le signale pourtant et cherche à

- l'expliquer dans sa thèse inaugurale (1878).

Holmès, avec d’autres auteurs anglais, fait remar-

quer également que des symptômes analogues à ceux des fractures de la base du crâne peuvent se manifester dans les fractures des os de la face. Il reconnaît, toutefois, que de tels cas sont rares.

Dans notre cas, doit-on l’attribuer à une lésion du

plancher de l'orbite ou au diastasis de l’articula-

tion de la branche montante avec les os du nez?

La lésion, de ce côté, était presque insignifiante,

Ja branche montante n’était pas fracturée et conser-

servait ses rapports normaux.

De plus, une lésion de l’apophyse montante se

| serait compliquée de symptômes oculaires plus pré-

coces dans leur apparition; il y aurait eu contusion du globe oculaire. Enfin, l'appareil lacrymal, beau-

coup plus voisin de cette partie du maxillaire aurait, semble-t-il, également souffert de la fracture.

Or, la seule complication du côté de l’œil était ici l’ecchymose sous-conjonctivale et celle-ci n’apparut qu’à la fin du troisième jour, alors que le malade était en pleine voie de guérison.

Peut-on admettre que le sang puisse parvenir sous la conjonctive à la suite d’une fracture du maxiltaire, même lorsqu'il n'existe pas la moindre fissure sut le plancher de l’orbite ?

Nous avons trouvé un exemple d’ecchymose sousconjonctivale à la suite d’une fracture médiane du maxillaire inférieur, il est dû à Moualaud : « Un « chargeur tomba la face sur une roue de voiture en. « portant sur la tête une caisse de soo livres: le « maxillaire inférieur fut divisé sur laligne médiane « dans toute son épaisseur, les humeurs de l'œil « gauche s’écoulèrent, l’œil droit était bon, maïs le « lendemain soir la conjonctive était injectée.

« On fut obligé d’exciser la conjonctive de la pau- « pière inférieure » (1). |

Dans ce cas, ne s’agissait-il pas d’une lésion inflammatoire plutôt que d'une infiltration sanguine ?

Il est possible que, chez notre malade, le sang épanché dans le tissu cellulaire de la face au niveau de la paroi antérieure du sinus maxillaire ait suivi le trajet du nerf sous-orbitaire.

Les écoulements desang par la bouche, présentant

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