‹ Contribution à l'étude des fractures de la voûte palatineChapitre 19 sur 20 · Thèse de Franco-Bido · texte numérisé non relu

Thèse de Franco-Bido

LEE es un caractère hémorrhagique, sont assez rares. Nous en dirons autant de la nécrose du maxillaire supérieur et des phénomènes de septicémie si fréquents dans les fractures du maxillaire inférieur. Lorsquece dernier accident se produit, le point de départ de l’intoxication se trouvé dans la déchirure de la membrane périostéo-gingivale, ainsi que l’a prouvé M. le professeur Richet. Cette complication n’a jamais été observée dans les fractures par armes à feu.

Quant aux fractures de la base du crâne et aux accidents cérébraux, ils sont exceptionnels. Sur les 10 observations que nous rapportons, deux seulement relatént des accidents mortels. Tous les autres blessés ont guéri avec une rapidité inespérée.

Il est certes bien étonnant que des hommes, tombés d’une certaine hauteur sur la tête ou sur la face et qui se sont fait de larges fractures n’aient pas perdu connaissance, n’aient offert aucun phénomène du côté du cerveau. Pour des chutes bien moins graves en apparence, pour des chocs à peine sensibles, on a vu souvent survenir des symptômes d’ébranlement, de commotion.

On peut dire que, dans ces cas, c’est précisément l'existence des fractures qui a préservé ces malades d’accidents cérébraux. Par la chute, augmentée du poids du corps, une quantité donnée du mouvement est imprimée aux parties qui frappent le sol. Si ce mouvement ne brise pas les os, ceux-ci font l'effet d’une tige rigide qui le transmet par voie de continuité aux organes internes; le cerveau éprouve une

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