IV. — FRACTURES INCOMPLÈTES
Habituellement les fractures observées sont complètes. Quelquefois on rencontre des fracturesincomplètes. Espagnon dans sa thèse en rapporte un cas. Nous rapportons deux observations de Bœrner.
Dans la première le trait part de l'articulation mélacarpo-phalangienne du troisième métacarpien pour atteindre la ligne sagittale vers la partie moyenne de l'os et se diriger vers le bord radial : dans la seconde, le trait va, en pas de vis, du bord radial au bord cubital. On pourrait rapprocher de ce cas, où on ne constate qu'une simple fissure, la fracture spiroïde de Malgaigne.
Dans toutes ces variétés de fractures on ne constate habituellement qu'un seul trait de fracture. Cependant, dans un cas rapporté par Rammstedit, da radiographie a montré quatre fissures longitudinales siégeant sur le premier mélacarpien.
Nous avons cru intéressant de rapporter l’observation publiée par Lefebvre {Journ. de méd. de Bordeaux, 1910) d'une fracture longitudinale par arrachement du deuxième métacarpien droit.
La réparation de ces fractures se fait en vingt ou vingt-cinq jours par formation d'un cal osseux. Nous indiquerons quelles en sont les complications.