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d’après Hoffa (1), mentionné par Guénot, le cas suivant, dont l’étiologie est des plus curieuses :
« Lors d’un incendie de forêt, H. S... eut son pied comprimé par le levier de la pompe à incendie de la manière suivante : le pied, placé presque verticalement, ne portait que par ses deux extrémités : l’une (les orteils) touchait le sol ; l’autre (le talon) était fixée en haut contre la caisse de la pompe ; rien ne se trouvait donc sous la partie moyenne de la plante du pied. C’est dans ces conditions que le levier vint appuyer fortement en arrière du talon sur le tendon d’Achille, et il en résulta une fracture des cinq têtes métatarsiennes. »
En résumé, les fractures indirectes se produisent le plus souvent, lorsque le pied est en extension forcée et en adduction assez prononcée ; c’est ce qui explique la fracture du métatarse dans le simple glissement sur le bord d’un trottoir ou sur la marche d’un escalier.
Enfin nous rapportons dans notre observation I, le cas d’une jeune femme de 25 ans qui est venue à la consultation de chirurgie de l’hôpital Necker, présentant une fracture des deuxième et troisième métatarsiens siégeant à l’union de l’extrémité antérieure et de la diaphyse. Cette fracture s’était produite d’une façon si insidieuse que la jeune femme ne s'en était pas aperçue et qu'elle avait pu marcher sans être trop gènée,
pendant six semaines. Il nous a été impossible de dé-
1. Horra.Zur Prognose der kleinen Fusswüzelknochen und der Metatarsalbrüche, (Aertze Sochsver. Zeitung. Berlin, 1903.)
PR couvrir la cause de cette fracture qui s’est produite sans traumatisme, au dire de la malade. Cette observation
serait analogue au pied forcé des anciens auteurs, si la radiographie ne venait nous démontrer l’existence
d’une fracture.