TRAITEMENT
Le traitement des fractures des métatarsiens devra toujours être très sérieusement appliqué à cause des déformations et de l’impotence fonctionnelle qui peuvent résulter d’une fracture mal soignée.
S'il s’agit d’une fracture ouverte, il importera, avant
‘tout, de mettre la plaie à l’abri des complications inflammatoires : d’où désinfection rigoureuse de la plaie; puis résection partielle des fragments osseux faisant saillie, et suture des téguments ; enfin pansement compressif et immobilisant. La guérison survient, en général, assez rapidemment.
Dans le cas de fracture fermée, sans plaie, on aura recours à l’immobilisation et au repos absolu au lit. Dans les premiers jours qui suivent l'accident et tant que le gonflement local et la douleur n’ont pas diminué, on enveloppera le pied avec des compresses résolutives. Pour prévenir l’affaissement de la voûte plantaire, ilest bon de cambrer le pied au moyen d'un tampon douate placé sous la plante.
Puis,le plus tôt possible, dès le troisième ou le qua-
trième jour, si la peau ne présente pas d’excoriations,
— 67 — HE on devra recourir au massage et à la mobilisation. C’est, en effet, dans lés fractures de petitsos, comme les métatarsiens, que la méthode de Lucas-Championnière donne les meilleurs résultats. Le massage devra être fait d’une façon méthodique ; il portera non seulement sur la partie malade, mais remontera sur la jambe ; il fera cesser la contracture musculaire, facilitera la circulation et favorisera la résorption de l’æœdème.
Par la mobilisation on fera disparaître rapidement l’impotence fonctionnelle en conservant aux articulations leur bon fonctionnement.
On pourra, en outre, combiner avantageusement ces moyens thérapeutiques avec les pédiluves chauds et salés, ou sulfureux, donnés à intervalles réguliers, tous les deux jours, par exemple.
Contre les douleurs persistantes, les révulsifs ; teinture d’iode (1) L les pointes de feu légères et répétées -auront de bons effets; ils agiront efficacement dans les arthrites et les périostites.
Ainsi traité, le malade ne peut que guérir vers le rrente-cinquième jour seulement; il devra commencer à marcher. À ce moment, la guérison n’est pas encore complète et le cal est douloureux ; des œdèmes et de la
douleur pourront persister encore pendant longtemps,
1. Nous conseillonsl’emploidela préparation suivante qui nous a donné personnellement d’excellents résultats :
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En badigeonnages.
= 69e disparaissant par le repos et revenant à la moindre fatigue. Si l’on devait attendre que ce dernier soit devenu tout à fait indolent, il faudrait condamner le malade à une longue immobilité. La guérison n’est complète que lorsque le malade peut se tenir sur la pointe des pieds.
Enfin, dans le cas où la guérison se ferait attendre, les révulsifs, les douches et les bains sulfureux seraient indiqués.
S’il survenait, malgré tout, un cal exubérant il serait traité dès son apparition par le repos et la compression ouatée.Mais s’ilne diminuait pas, s’il devenait une cause
d’impotence fonctionnelle, il devrait être réséqué.