‹ Contribution À L'Étude Des Fractures Des MétatarsiensChapitre 27 sur 87 · OBSERVATION XI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XI

Guxor (Thèse de Paris, 1905).

: LP... 34 ans, entre à l’hôpital le 31 mai 1904. Pendant

2, : es s. ‘ Cd JE / qu'il déchargeait des fûts, la voiture qui les avait amenés a

avancé el la roue lui a passé sur le pied gauche, en allant du

milieu du bord externe du pied, à la tête du premier métatar- {

sien. Le malade, à ce moment, était RUE de souliers ; la

marche est dès sys impossible, et on le transporte dans un poste de secours voisin. De là, on l'amène à l'hôpital: On constate, à la plante, une plaie longitudinale, située environ à

À centimètre en avant du pli articulaire métatarso-phalangien

des deux derniers orteils, et parsiele à à ce pli; c’est évidem=

ment la contusion dorsale qui, par distension, a produit cette # CA y

lésion des téguments plantaires. |

"LA la face dorsale, on Ra un gonilement considérable

| 8 1Qu Fayante -pied, et une ecchymose localisée au niveau des pu” deux premières articulations métatarso-phalangiennes. La dou- MT leur spontanée est modérée, mais la pression au niveau des | extrémités idrihe des deux premiers métatarsiens l’exaspère. “ L’ impotence fonctionnelle est complète : le malade est absolu- À % ment incapable à l'étendre ou de fléchir les deux premiers “og orteils, et les mouvements qu'on leur i imprime éveillent chez le malade des Honine intolérables. Le premier orteil paraît racà courci, et son axe est dévie en dehors, de telle sorte qu’il s’en- M. 4 Petrecroise légèrement avec le deuxième orteil. = La douleur est telle qu’on est dans l'impossibilité de recher- - cher la mobilité anormale et la crépitation.

La radiographie montre sur le premier métatarsien, à 2 centi-

mètres de son extrémité antérieure, un trait de fracture oblique d’avant en arrière et de dehors en dedans.

Après avoir désinfecté et pansé la plaie des téguments plantaires, on fait une compression ouatée. Au bout de huit jours, on commence le massage.

Le 16 juin, la douleur est encore assez vive, l’ædème très diminué. On ne constate plus que des traces d’ecchymoses.

Le 20 juin, le malade est envoyé à Vincennes. Nous le revoyons le 10 mars 1905. [1 nous dit qu’il est resté plus de quatre mois sans pouvoir travailler, qu’il souffre encore beaucoup, surtout le soir, que l’æœdème reparaît fréquemment à la moindre fatigue. Il ne peut se livrer à un travail continu ; au bout de

deux heures, il est obligé de se reposer.

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