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Pauzar, De la périostite ostéoplastique des métatarsiens

à la suite des marches, (Arch. de méd. et pharm. milit., Paris, 1887.)

tion lente et continue du périoste, produite par le traumatisme direct, exercé pendant la marche par le pli de l’empeigne de la chaussure.

En 1888, Poulet (1) observe une dizaine de cas nouveaux, reprend la pathogénie proposée par Pauzat, incrimine le rhumatisme et donne à l'affection le nom d'ostéo-périostite rhumatismale des métatarsiens.

La même année, Éloy (2) rapporte un cas semblable aux précédents; il incrimine également le rhumatisme ; mais il ne pense pas que le traumatisme provoqué par la chaussure soit la cause occasionnelle.

En 1891, Martin (3) revient à l’idée de traumatisme osseux, déjà émise par Pauzat. Il remarque que cette affection survient surtout dans les exercices violents ; il pense qu'elle est due à l’affaissement de la voûte plantaire et au contact, avec le sol, des métatarsiens médians. Mais lui, non plus, ne songe pas à une fracture et il désigne l'affection sous le nom d’iaflammation périosto-arthritique du pied.

En 1893, Nimier (4) transforme la théorie de Martin et revient à l’idée d’entorse plantaire. Pour lui, lamarche entraîne une fatigue des muscles péroniers latéraux, laquelle*entraîne un affaissement de la voûte plantaire.

1. Poucet. Ostéo-périostite rhumatismale des métatarsiens. (Arch. de méd. et pharm. milit., 1888.)

2. ÉLoy (Cn.). Une maladie du fantassin. (Rev. gén. de clinique el de thérap., Paris, 1888.)

3. Marmw. Inflammation périosto-arthritique du pied. (Arch. de méd. et pharm. milit., 1891.)

4. Nimier. Entorse métatarsienne (Arch. de méd. et pharm, milit., Paris, 1893).

Il pense que cette entorse est due à des tiraillements des ligaments et des faisceaux musculaires qui unissent entre eux Les métatarsiens à leur partie antérieure.

En 1894, Ætttershausen (1) émet la même opinion que Martin et considère l'affection comme due à un affaissement de la voûte plantaire et au contact des métatarsiens médians avec le sol.

En 1896, Pfihl et Valence constatent l'exostose ; et même, par suite d'une erreur de diagnostic qui faillit les amener à la vérité, ils incisèrent deux de leurs malades atteints de l’affection en question; dans les deux cas, ils tombèrent sur un cal osseux typique. Ces deux auteurs semblent bien avoir pensé à la possibilité d’une fracture; car, dans leur mémoire, ils regrettent de n'avoir pu soumettre leurs blessés à la radiographie; et à l'idée d'entorse métatarsienne de Nimier, ils ajoutèrent celles d'ostéo-périostique traumatique plastique.

En 1896, Holfa, dans son Lehrbuch der Frakturenund Luxationen, déclare que les fractures des métatarsiens sont rares et qu'elles sont presque toujours dues à un choc violent.

Cette opinion est encore exprimée par d’autres auteurs allemands, notamment par Lossen (1897), Tüllmann (1899) et Æelferich (1901).

En 1897, paraît un long et important mémoire de

Busquet (2) où il résume toutes les théories émises jus-

1. Rirrersuausen. (Militær Wochenbl., 1894.) 2, Busquer. Ostéo-périostite ossifiante des métatarsiens (Rev. de chir., Paris, 1897),

qu'alors et cherche à les expliquer. Dans son travail, intitulé : Ostéo-périostite ossifiante des métatarsiens, il divise les périostoses tardives en trois groupes : 1° les périostoses traumatiques, indirectes, secondaires, médiates, c’est-à-dire venant à la suite d’une violence extérieure (choc, saut, ete.); 2°les périostoses traumatiques, directes, primitives, immédiates, auxquelles s’appliquerait assez bien la description de Pauzat; 3° les périostoses diathésiques, rares, de nature rhumatismale.

La même année 1897, paraissent les mémoires de Stechow (1) et de Schulte (2) dans lesquels, le premier étudie l'affection sous le nom d’œdème du pied, et le second sous le nom de tumeur du pied (Fussgeschwulst de Breithaupt;.

En 1898, Vimier (3) fait paraitre un nouveau mémoire sur le pied forcé. À

Au mois d'avril 1898, Schulte fait une communication au Congrès de médecine de Madrid, sur un grand nombre de cas avec épreuves radiographiques. Il put ainsi, dans la majorité des cas, diagnostiquer une fracture d’un et plus rarement de deux métatarsiens mé-

dians. {

Presque en même temps, Sfechow et Xirchner publièrent des résultats identiques. S'il faut en croire Mau-

noury,et bien que les travaux de Schulte et de Stechow

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