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Plus justement on pourrait, avec Düms (1), invoquer
comme cause prédisposante, la périostite qui survient à
FR la suite des irritations mécaniques d’une marche prolongée, d’un effort exagéré. Cette inflammation du périoste siégeant sur un métatarsien compromettrait sa solidité. Il en est de mème des ostéites occasionnées par la fatigue ; ces ostéites peuvent régresser par le repos etles ménagements, mais si ces lésions se répètent, il peut survenir des inflexions favorisant une solution de con-
(A tinuité de l'os.
Dans la maladie décrite par Gosselin sous le nom de tarsalgie des adolescents, les sujets présenteraient peut-être une prédisposition individuelle, qui résulterait de l'architecture mème de leur pied, lequel à une tendance à l’aplatissement plantaire par suite de l’impotence fonctionnelle de certains muscles.
Sexe.— De toutes les observations publiées, il résulte que ce sont presque toujours les hommes qui sont atteints de fracture des métatarsiens. Cela se conçoit aisément : car l’homme est plus exposé que la femme aux traumatismes, du fait même de ses occupations. De plus, mieux musclé que la femme, l’homme sera plus facilement sujet aux arrachements musculaires, encore que ces cas soient excessivement rares.
Causes prédisposantes d'ordre anatomique. — Mais les plus importantes parmi les causes prédisposantes
sont surtout d'ordre anatomique. Les métatarsiens,
1. Duus. Ueber Fuszgeschwulst und Metatarsalbrüche, Vortræg in der medizinischen gesellschaft zù Leipzig sitzung vom 6 déc. 1904, München, med. Wochenschr., 1905-5,
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étant des os longs et courbes à concavité inférieure, ils se fractureront facilement lorsqu'un traumatisme, portant sur la face dorsale du pied, occasionnera un redressement forcé de leur courbure.
En outre, leur mobilité est pour ainsi dire nulle par suite de leur enclavement dans l'extrémité antérieure du tarse ; et leurs ligaments articulaires, très solides et très courts, les mettent dans l'impossibilité de s’écarter les uns des autres, ce qui leur permettrait de fuir le iraumatisme.
D'autre part, comme leur diaphyse, du fait même de sa structure n’offre pas une très grande résistance, il est logique que ce soit le point le moins solide qui cède sous l’action du traumatisme ; la diaphyse osseuse, étant plus fragile, se fracturera très facilement.
Si nous considérons les deux métatarsiens extrèmes, nous voyons que le premier métatarsien est moins sujet aux fractures que le cinquième. Cela tient, d’abord à ce qu'il est plus gros, par conséquent plus résistant ; et ensuite à ce que sa situation même sur le côté interne du gril métatarsien le met, en quelque sorte, à l’abri de l'accident.
Quant au cinquième métatarsien, sa situation sur le bord externe du pied semble l’exposer fréquemment à recevoir le choc dans une chute ou dans un traumatisme tel que l’écrasement par une roue de charrette.
De plus, à l'influence du traumatisme vient encore s’ajouter l’action des muscles qui s’insèrent sur les apophyses postérieures des premier et cinquième méta-
tarsiens. Les péroniers latéraux, en effet, qui prennent
insertion sur ces deux os, sont des muscles très puissants qui agissent sur les os par l'intermédiaire de tendons longs et coudés constituant de puissanls bras de leviers. |
Momburg (1) a recherché une explication mécanique à ces fractures : il a trouvé, grâce à la radiographie, huit types de longueur des deuxième et troisième métatarsiens. Rarement les deuxième ettroisième métatarsiens sont d’égale longueur:le troisième est généralement plus court que le deuxième. Pour cet auteur le premier métatarsien serait le plus solide ; ensuite viendraient le deuxième, puis le cinquième, puis le troisième et enfin le quatrième. Il atténue celte opinion que le talon et la tête des premier et cinquième métatarsiens sont les trois points d'appui du piedet il pense au contraire que les points d’appui principaux du pied sont le talon d’une part, les deuxième et troisième métatarsiens ensemble d’autre part. Donc ces deux derniers os seraient plus particulièrement disposés à une fracture et par leur fonetion — point d'appui — et par
leur plus grande longueur. Nous inelinerions volontiers vers cette opinion.