Anesthésie locale par tamponnement et infiltration
2. Création d’une zone de décollement sous-cutané dans toute l’étendue de l’arête nasale comme précédemment ;
3. Prélèvement du greffon : les auteurs rejettent défininitivement la prothèse paraffinique, car il est établi que: «les paraffinômes sont une complication fréquente et très redoutable de l'inclusion de paraffine sur les téguments ; mais aucune régle précise ne préside à leur apparition... il est en effet impossible de prévoir quels cas échapperont aux paraffinômes et quels cas n’y échapperont pas ». La vaseline est abandonnée de tous (vaselinôme). Les corps étrangers solides, tels que caoutchouc, celluloïd, cartilage
tué par des antiseptiques ou par la chaleur, tissu tendineux, tissu osseux, ivoire, différents métaux, offrent des dangers beaucoup moindres, mais ne donnent jamais la certitude d’être tolérés indéfiniment : les tissus cherchent toujours à s’en débarrasser et leur élimination peut s’observer après quelques mois ou même plusieurs années, même après vingt ans. Les auteurs ont donc recours à la greffe de tissus vivants, et des trois procédés : hétéro-greffe, homo-greffe auto-greffe, c’est au dernier qu'ils donnent la préférence. greffon sera cartilagineux ou osseux. »
« Le cartilage a pour lui l'extrême facilité de son prélèvement, son abondance au niveau des pièces costales, sa malléabilité qui permet de le modeler très aisément, l’absence presque totale de vaisseaux qui facilite considérablement la réussite du greffage. [l se nourrit, en effet, par simple 1mbibition, par endosmose et se retrouve, pour ainsi dire, immédiatement dans les mêmes conditions d’existence qu'avant sa transplantation. Il a contre lui cette même malléabilité qui en fait un soutien à résistance relativement faible, et, d’autre part, l'impossibilité d’une soudure complète avec le plan sous-jacent. On ne peut, en effet, demander à du tissu cartilagineux de réaliser une union par formation de cal avec du tissu osseux.
L'os, par contre, a pour lui sa solidité et la possibilité d'union complète avec le plan osseux- sous-jacent ; c’est par lui seul qu’on pourra reconstituer, sur des os nasaux enfoncés ou insuffisants, un soutien parfaitement immobile et résistant pour l’arête nasale. Mais, le tissu osseux a contre lui la difficulté peut-être plus grande deson prélèvement, qui constitue d'habitude une blessure plus importante, et sa dureté même qui rend plus malaisé son modelage.
A notre sens, les deux tissus ont leursindications précises. Si l’on veut simplifier, si l’on a pas à sa disposition, pour un temps suffisant, le malade que l’on doit opérer, si, pour une raison quelconque, on pense avoir à redouter une infection opératoire toujours possible, on donnera la préférence au Cartilage. Si l’on opère dans les meilleures conditions de sécurité et de temps et si le sujet est très désireux d’avoir, après l’opération, une reconstitution parfaite avec une crête nasale tout à fait rigide et immobile, c'est au tissu
osseux qu'il faudra donner la préférence. Dans quelques cas, il sera légitime d'employer la technique préconisée par Lee Cohen, de Baltimore, et d'appliquer une transplantation mi-0sseuse, mi-cartilagineuse, prélevée au niveau même de la jonction d’un cartilage costal avec une côte » (Sebileau, Dufourmentel).
Le prélèvement du greffon cartilagineux se fera :
1. Si la pièce à prélever est de petite dimension : à l’extrémité libre du huitième cartilage ;