PAROLE
rable, présentent une grande difficulté pour le maintien dans une position exacte des fragments réduits convenablement. Ceci explique que souvent de telles lésions passent méconnues et se traduisent plus tard, soit par une consolidation insuffisante au moyen d’un cal fibreux s'accompagnant de manque de force dans les mouvements d'adduction et d’élévation du bras, soit par un cal anormal très exubérant. Ce cal, maintenant les fragments dans une position vicieuse et s'accompagnant de limitation des mouvements du bras, peut être le départ de complica- Lions diverses : compression des nerfs du plexus cervico-brachial, usure des téguments à l'endroit où passent les bretelles, ulcération des vaisseaux menacés par une pointe osseuse, etc.
En résumé, le diagnostic de luxation et de fracture simultanées de la clavicule, qui semble devoir être facile, offre, en réalité, beaucoup de difficultés.
Dans presque tous les cas, le diagnostic de luxation sus-acromiale se fait facilement. L'accident qui.est arrivé au blessé, son attitude caractéristique, la présence d'une saillie anormale audessus de l'omoplate, l'identification de cette saillie avec l'extrémité claviculaire, la réduction facile, mais immédiatement détruite, imposent le diagnostic de luxation sus acromiale.
Celui de la fracture est quelquefois plus difficultueux. Dans Le cas du docteur René Villar, c'est une irrégularité qui fait penser à l'existence d'une solution de continuité. Wilhems ne fait le diagnosüce que le lendemain, en sentant et en entendant la crépitation provoquée par le redressement du chevauchement. Dans d’autres cas, le fragment externe est tellement petit et est situé de telle façon qu'il est presque impossible de reconnaitre la fracture. Nous en voulons pour preuve l'observation de Morestin que voici.