‹ Contribution à l'étude des fractures ouvertes de la rotuleChapitre 11 sur 28 · AS AGE · texte numérisé non relu

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il faut tenir compte. Les facteurs d’infection agissent-ils tout de suite et arrive-t-on toujours trop tard pour la prévenir ?

Notons d’abord des cas où l’arthrite ne se manifeste jamais, bien qu’il s’agisse de fractures de guerre. Il y en a d’autres où l’arthrite se manifeste cliniquement, mais est aseptique comme dans un cas de Delbet où la culture du liquide retiré se montra négative; ces cas sont comparés par lui aux états méningés de Widal dans lesquels l’épanchement puriforme ne renferme que des polynucléaires; Delbet en a trouvé quatre sur 17 plaies du genou avec lésoins osseuses; l’observation de Baïillat est du même ordre (obs. 12). Dans la plupart des cas, l’infection se révèle bactériologiquement mais après un intervalle libre (P. Duval); cet auteur cite un blessé dont le liquide articulaire resta stérile 24 heures après une plaie du genou par balle, alors que celle-ci donnait du perfringens à la culture. On peut considérer que cet intervalle libre existe pratiquement et qu’il peut être très long (1 heure). Pour Loubat, 12 heures : sécurité absolue. — 24 heures : sécurité relative (1 cas suppure sur 23). — 36 heures : suites encore bonnes; plus rarement après, quoique un blessé soigné 72 heures après ait guéri parfaitement. Pour Delbet, dans 21 cas sur 25, après 30 heures, il a été impossible de révéler un seul microbe.

Il ressort de ces constatations que le pronostic bactériologique est un point très important du pronostic général et qu’une «pyopsie » pourrait être faite dans chaque cas : Pabondance du pyocyanique en particulier étant un facteur favorable,

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