CHAPITRE PREMIER
Historique et Observations
C'est dans les œuvres chirurgicales d’Asrzey Cooper . (traduites par Caassaranac et RicxeLor) que l'on trouve prononcé pour la première fois le mot de fracture de l'astragale. Jusque-là, cette lésion avait sans doute été englobée parmi les traumatismes du cou-de-pied sur lesquels on ne portait pas de diagnostic ferme.
La première description clinique des fractures de l’asitragale se trouve dans la thèse de Moxoxanr (1) ; elle est basée sur une série de dix cas.
MALGAIGNE (2) consacre aux fractures de l’astragale quelques lignes seulement.
Tandis que les fractures du calcanéum étaient l’objet de nombreuses recherches, pour trouver des renseignements sur celles de l’astragale, il faut aller jusqu'aux thèse de Dusreviz (3), de BarraL(4), de Dupeyron (5), Danrez Mozuière (6), en 1880, étudie les symptômes des fractures de l’astragale.
(1) Thèse de Buffalo, 1858.
(2) MaLGaAIGNE, Traité des fractures.
(3) Paris, 1864.
(4) Montpellier, 1868.
(5) Paris, 1880.
(6) Lyon médical, 1880.
LS
La thèse deB ALLENGHIEN (1) marque une étape sérieuse dans l'étude de cette fracture.
À ces noms, nous devons encore ajouter ceux de DEs- Fosses (2), BrocA (3), SHEPHERD (4), Brauca (5), Fi- NETTI (6), Gaupp (7). Enfin, les articles de Ricarp (8) et Demouuw, de RIErrEL (9).
Mais tous ces auteurs ont eu presque exclusivement en vue les fractures compliquées de l’astragale, ella conclusion du travail de BALLENGHIEN présente comme la synthèse de toutes ces recherches et du point de vue auquel se sont placés leurs auteurs :
« D'une manière générale, dit-il, les fractures de l’astragale sont plus graves que celles du calcanéum, elles ne se produisent qu'à la suile de traumatismes plus violents, les parties molles sont fréquemment déchirées, les luxations lotales ou fragmentaires ne sont pas rares ; l’un ou l’autre, parfois plusieurs des os voisins de la jambe ou du pied, sont presque toujours simultanément intéressés ; enfin l'ankylose tibio-tarsienne est la règle, tandis qu'elle forme l'exception quand les lésions sont limitées au seul calcanéum. »
BALLENGHIEN semble donc avoir méconnu, ou du moins passé sous silence, les fractures simples de l’astragale sans déplacement. Et, en effet, nous allons voir que
1) Fracture des os du tarse. Paris, 1890.
) Arch. gén. de Médecine, 1894.
) Bull. de la Soc. anat., 1888.
) Journ. of anat. and phys., 1883.
) Strasbourg, 1887.
) Deutsch. Zeitsch. für Cher., 1894.
INCocments
) Ricarp. Traité de chirurgie de Durcax et Reczus.
9) Ruerrec, Trailé de chirurgie clinique de Le Denru et Decset.
le diagnostic de celles-ci était à peu près impossible avant l'emploi de la radiographie.