ROME
RARE 1 CARE indurés à fond souple constitué par la graisse sous-cutanée, — Elle adhère à son sommet aux cartilages costaux, — A la section du plastron sternal on constate une friabilité toute particulière des côtes qui se laissaient trancher avec des ciseaux ordinaires. Le sternum est également facile à sectionner au couteau ou aux ciseaux, — Il présente à
sa face interne un ganglion suppuré du volume d’une noisette. La
partie supérieure de l’os est remplie de masses blanches pultacées sans déformation de l’os.
Les poumons sont sains et n’adhèrent pas aux plèvres. Le cœur présente une calcilication étendue du pilier gauche de la valvule mitrale sans lésion d’orifice. Le péritoine est sain. Le foie est un peu gras: ilen est de même des reins.
Le tube digestif est normal.
Aucun noyau secondaire dans les viscères.
Le moignon du bras gauche montre une cicatrice non ulcérée. Les muscles sont lardacés, mais sans dépôts épithéliaux.
L’humérus se laisse très facilement trancher au couteau. Il est rempli d’une moelle jaune et huileuse, en outre sa lame de tissu compact apparait très amincie sur une coupe transversale.
M. Pilliet a eu l’obligeance de nous réserver un fragment de l'extrémité supérieure de l’humérus et de la porinée du sternum.
Il s’agit donc d'une forme particulièrement grave de cancer à marche rapide. Depuis le moment où la malade s’est apercue d'un bourgeon ulcéré de l’avant-bras jusqu'à la date de sa mort, il ne s’est écoulé que douze ou treize mois. La malade n'a pas eu le temps de devenir cachectique, nous l'avons vue dans le service de M. Tillaux jusqu’à sa mort; elle ne présentait pas d’amaigrissement ni le teint jaune paille caractéristique. Malgré l’absence de cachexie, on a vu par la simple descriplion précédente combien les os étaient altérés. On a dit qu’à la suite des amputations, les tissus du moignon et en particulier les os restant sur le membre partiellement amputé subissent un processus atrophique. Il est impossible dans le cas particulier d'invoquer cet argument pour expliquer une altération aussi grande.
Les deux portions d’os conservées (huméruset sternum)étaient d'une légèreté remarquables, se laissant entamer par le scalpel avec la plus grande facilité. Ce degré très prononcé d'ostéomalacie est en rapport, croyons-nous, avec l'évolution si rapide de l'intoxication cancéreuse chez cette malade.
LOTIINES
L'extrémité supérieure de l’humérus avait presque la consistance d’une éponge.
1° Examen du fragment de sternum. — Décalcification. Très rapide. L'os surnage dans la solution picriquée, tandis que les os normaux tombent rapidement au fond.
Durcissement dans la gomme et l'alcool.
Coupes perpendiculaires aux faces de l'os colorées au picrocarminate d’ammoniaque et à la safranine.
Faible grossissement. — (Ocul. no 1. Objectif no 0 de Verick). Les travées osseuses sont remarquablement amincies, et par suite les mailles du tissu spongieux très agrandies. La lame de tissu compact est réduite à une telle minceur qu’elle existe à peine par places, et que le périoste semble se confondre avec le tissu spongieux central.
Fort grossissement (Ocul. ne 1, objectif n° 7 de Verick).
Les cellules osseuses apparaissent normales. L'épreuve de M. Zachariadès donne des cellules à prolongements nombreux et de longueur normale.
La moelle renferme des cellules adipeuses en quantité relativement peu considérable. Les vaisseaux sont nombreux, gorgés d'hématies, Tissu conjonctif réticulé. Cellules lymphatiques nombreuses.
La moelle du sternum est normalement plus vasculaire que celle des os des membres : ce qui explique l’abondance des capillaires ; mais nous n'avons trouvé nulle part de cellules rappelant l'aspect des cellules cancéreuses. Ge point est important car on pouvait songer à une invasion secondaire des os par le néoplasme.
2e Exdmen du fragment huméral.—Décalcification également très facile. Durcissement à la gomme et à l’alcool. L'os est tellement mou qu'il faut prolonger l’action de la gomme. Coupes colorées au picrocarminate d’ammoniaque.
Examen à un faible grossissement.— La coupe présente deux portions : l'une cartilagineuse répond au cartilage d’encroûtement de la tète humérale ; l’autre osseuse représente l’épiphyse supérieure de l'humérus,
Le cartilage est normal ; présentant une zone profonde de chondroplastes allongés perpendiculairement à la surface et renfermant deux ou plusieurs cellules cartilagineuses ; à la surface les chondroplastes ont leur grand axe allongé parallèlement à la surface.
La portion osseuse est remarquablement amincie : la lame de tissu compact qui enveloppe normalement le tissu spongieux de l’épiphyse à presque complètement disparu par places.
Examen à un fort grossissement. — Les cellules cartilagineuses sont d'aspect normal ; il en est de même des cellules osseuses.
La moelle renferme un très grand nombre de cellules adipeuses.
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