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et 25 jours après on lui enlevait celui-ci. Consolidation parfaite. Le 9 avril 1883, il fait une chute de sa hauteur et sent son os se briser. Il présente en effet, une fracture de cuisse au niveau de la réunion du tiers inférieur avec les deux tiers supérieurs. Peu de signes réactionnels, à tel point qu'on ne met pas d'appareil, qu’on frotte chaque jour les extrémités osseuses June contre l’autre et que l’on fait des badigeonnages iodés. Un plâtre est appliqué le 10 avril et enlevé le 6 mai. Depuis une semaine, le malade demandait qu’on le lui enlevât, soulevant sa jambe et la laissant retomber sur le lit, faisant voir qu’elle était parfaitement solide. La fracture est en effet complètement consolidée sans déviation avec un col fusiforme.
/ Dans ces deux faits, les difrérentes fractures se consolidèrent
avec une rapidité tout à fait remarquable ; on sait qu'on a longtemps donné ce symptôme comme caractéristique des fractures tabétiques, nous verrons plus loin qu’il faut en rabattre pour le tabes: dans le cas particulier de la paralysie infantile peut-être la rapidité de la formation du col est-elle due à cette altération toute spéciale du squelette sur laquelle Damaschino, MM. Joffroy et Achard avaient déjà insisté, et que M. Marie a bien exposée, comme nous l’avons vu plus haut. Faut-il voir une relation entre les lésions du squelette propre à la paralysie infantile et l’histoire clinique de cette maladie bien différente des myélites chroniques ? Qu'on admette ou non avec M. Marie son origine infectieuse, il n’en est pas moins vrai que cette affection débute à la manière des maladies aiguës et qu’elle évolue rapidement pour aboutir à la destruction plus ou moins complète de la corne antérieure de la moelle. La lésion médullaire est produite d’emblée ; la corne atteinte est détruite et, à sa place, se formeun tissu de cicatrice. Ce n’est plus la marche lente et progressive des myélites chroniques. Enfin il ne faut pas oublier que cetle paralysie frappe l'organisme, le tissu osseux en particulier, en pleine période de son développement.
E. Syringomyélie. — Comme dans le tabes dorsalis, on a décrit des arthropathies et des fractures spontanées dans la syryngomyélie. C’est à dessein que nous rapprochons ces deux affections ; comme nous le verrons pour le tabes, l’arthropathie