‹ Contribution à l'étude des gangrènes primitives multiples de la peauChapitre 11 sur 31 · PER: (EUR · texte numérisé non relu

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se montrèrent de nouveaux ulcères gangréneux périodiques à la partie postérieure du corps.

Au bout de trois semaines le processus s'améliora et l'enfant put être congédié. A ce moment les ulcères étaient en partie cicatrisés, en partie fortement granuleux. Il n'y avait plus trace de gangrène.

Eichoff a observé trois cas semblables.

L’auteur examina le contenu de la vésicule gangréneuse au microscope et trouva, à côté de cellules du pus, une sorte de champignon parfaitement defini, qui ressemblail comme dimensions et comme aspect au Tricophylon lonsurans avec du mycelium en grande abondance.

OBSERVATION Il

César Bogck (Congrès de médecine de Christiania).

Le cas était celui d’un enfant de 10 mois, très bien portant, qui avait le dos, la poitrine, les parties velues du corps, parliculièrement la nuque, les côtés de flexion des membres inférieurs, couverts d’une foule d'efflorescences pressées les unes contre les autres et présentant des états différents d’enflure.

Simultanément -on put voir sur la peau plusieurs cicatrices de dimensions et de profondeur différentes qui se produisaient après les boutons.

Le début d’un foyer isolé d'’efflorescence était le suivant, Il commence par un bouton rouge, un peu élevé, surlequel apparaît rapidement une vésicule blanche. Cette petite vésicule ne creuse aucune cavité à proprement parler, mais plutôt, en règle générale, elle ne dépasse pas l'épiderme ramoili; de telle sorte que, au bout d’un temps éloigné, il est très difficile de recueillir une petite goutelette de sérosité. Lorsque la vésicule atteint une taille déterminée, elle devient plane et commence à s’affaisser jusqu’au centre qui s'affaisse plus tard. Au centre même se montre une croûte brunâtre et, à ce stade, apparaît un foyer plus grand, d’une ressemblance frappante avec une pustule de vaccine au 9e ou 10e jour de son évolution, lors-

ie qu’elle commence à se dessécher, mais qu'elle n'est pas encore blanche à la périphérie.

La croûte s’élargit de plus en plus et recouvre le foyer en entier. Mais elle commence à tomber au bout de quelques jours, et on s'aperçoit qu'elle n’est pas uniquement formée de l'épiderme desséché, mais aussi que le tissu conjonctif est plus ou moins profondément gangréné, et qu’il sera éliminé par une suppuration commune.

Cette gangrène peut, comme dans ce cas où elle occupail la partie chevelue de la tête, détruire le périoste, de sorte que, forcément, une nécrose superficielle de l'os doit s’ensuivre.

Lorsque le foyer de gangrène est disparu, il arrive fréquemment un ulcus profond, avec des bords tranchants, taillés à pic, qui granule longtemps et guérit.

La plus grande expansion des foyers fut au sommet de la tête où l’on peut voir de nombreuses cicatrices d’un diamètre de 1 à 2 centimètres.

La guérison de la maladie arriva au bout d’un long temps, pendant lequel se montrèrent toujours de nouvelles poussées.

La maladie débuta — il y a six mois environ — par la joue droite, qui fut envahie par un très gros foyer, et sur laquelle on voit une cicatrice à peu près guérie, ronde, un peu excavée, de 1 centimètre de diamètre. Environ quatorze jours plus tard, la maladie envahit les parties pileuses du corps et le dos, et s'étendit de proche en proche dans toutes les parties nommées. La maladie n'avait aucune symétrie assez établie, pour qu'on puisse se demander si l'affection de la peau était sous la dépendance d’un trouble de l’innervation.

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