‹ Contribution à l'étude des gangrènes primitives multiples de la peauChapitre 22 sur 31 · OBSERVATION XII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XII

(Jaxovskr et Mourekx. Cas [.);

Il s'agit d'une jeune couturière qui, en août 1890, fut prise d'une fatigue générale, avec douleurs à la tête et aux membres et accès de fièvre. Le médecin appelé constata 410 de fièvre el l'envoya à l'hôpital. ;

La patiente est de petite taille, de constitution faible ; sa peau est moite et rouge pâle ; sa langue est sèche. La patiente est somnolente. Les organes internes sont normaux ; la rate s'étend de la 8 et 11e côte. Dans les urines, rien d’anormal.

Au bras droit, quelques boutons surélevés avec une limite rouge.

Température ; 3702.

Après deux jours, pendant lesquels la malade fut léthargique et où la température de 3702 resta, la température s'éleva à 4lo, Cette température élevée se maintint pendant deux jours et il apparut une éruption au côté droit du thorax, au dos, aux extrémités inférieures et, plus tard, aux autres extrémités.

Cette éruplion simulait une variole. Les vésicules du bras étaient hémorrhagiques. La malade fut transportée à la division des varioleux.

Là, on constata une température de 4002, le pouls faible très accéléré, la langue chargée. Au tronc et aux membres inférieurs on voit des boutons disséminés, rouges, circulaires, un peu saillants, avec une limite rouge bien accentuée. Sur chaque bouton se tenait une petite vésicule pleine d’ün liquide filant, purulent et hémorrhagique. Les efflorescences avaient la dimension d'un kreutzer et devinrent ulcéreuses en majorité ; lorsque les vésicules se séchaient, une croûte brunâtre les recouvrail, qui lombait au bout de quelques jours et laissait un ulcère sanieux, qui ne s’enfonçait jamais au-dessous de la peau. Dans l'urine, ni albumine, ni sucre,

Jusqu'au 16 août, la fièvre resta aux environs de 39-40v, puis

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