‹ Contribution à l'étude des gangrènes primitives multiples de la peauChapitre 29 sur 31 · LP TON · texte numérisé non relu

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sous-maxillaire douloureuse, attire l’attention sur les amygdales sur lesquelles,nous découvrons des ulcérations douloureuses et profondes, bien délimitées, à fond blanchâtre. Fièvre concomilante qui oscille de 38° à 390 et dont l'apparition a précédé l'éruption. Le tout dure un mois et demi, avec le traitement suivant que nous avons toujours suivi depuis : lavages ou pansements humides jusqu'à la chute des croûles, caulérisation au chlorure de zinc, à 10, 20 ou 30 p. 100, emplâtre de Vigo, dans l'intervalle. Peu de croûtes gangréneuses et cellesci très minimes, du diamètre d'une pièce de 50 centimes.

Le malade sort et revient'èen mai 1901. Cette fois, il y a récidive sur la face, in situ et poussée nouvelle sur le cuir chevelu. En même temps, céphalée intense et persistant trois semaines, malgré tous les traitements : antipyrine, bromure, jodure, mercure à forte dose. Coïncidence ou non, la phénacétine seule : a donné un excellent résultat.

Fièvre forte, obligeant au séjour au lit pendant dix jours, gonflement amygdalien bilatéral et adénite sous-maxillaire. Les ulcères du cuir chevelu ont été particulièrement mauvais. Ils étaient situés à la nuque, difficiles à laver pour le malade, et aggravés par la présence des cheveux. Aussi cette région a-t-elle fourni une série de plaques gangréneuses, longuement suppurantes et douloureuses.

Même traitement el guérisonrelative en deux mois.

La malade ayant voulu sortir, revient fin août 1901 en très mauvais état. Le tronc, jusque là respecté, était atteint : quel ques ulcéralions ecthymateuses paraissaient sur le thorax, mais le maximum se trouvait aux lombes et aux fesses. Le malade n'ayant pu se traiter vu le siège, les ulcérations s'étaient étendues et sans doute rejointes, si bien que deux énormes placards ulcérés, larges comme le fond d'une assiette occupaient cette région. Le pli interfessier étaient atteint et une ulcération atteignait même les bords de l'anus, empêchant complèlement la marche.

Comme les précédentes et comme les suivantes, cetle éruption avait été précédée detrois semaines dé céphalée et de fièvre.

Calmée par un traitement long et minutieux, cette poussée S'achevait à peine quand commença la suivante en novem-

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bre 1901, Iscalisée au bras gauche et à l'oreille. Cette derniére manifestation futparticulièrement terrible. Siégeant à l’orifice du conduit auditif, Pulcération l’envahit en partie et fut accompagnée d'un œdème intense de toute l'oreille externe, avec rougeur érysipélatoïde de la région, douleur violente et adénite mastoïdienne énorme. La guérison ne fut guère plus longue que pour les autres cas ; amygdalite suppurée concomitante.

Unenouvelle poussée vient des’eftectuer fin janvier 1902,elle se termine actuellement. Celle-ci a;été beaucoup plusdiscrète, quelques efforescences au cuir chevelu, une petite plaque gangréneuse au bras, une autre au scrotum, une troisième à la verge. I semble que les poussées s'affaiblissent et diminuent d’intensité. Même évolution et même traitement que les précédentes.

A .la suite de ces multiples poussées, le malade est acluellement criblé de plaques rouges. de toutes dimensions, depuis un pois jusqu’à une assiette. Infiltrée plus ou moins, quelquefois croûteuses, toujours indolentes, plus marquées à la périphérie qu’au centre, ces cicatrices sont stationnaires depuis déjà plusieurs mois. Quelques-unes sont blanches,atrophiques, leucodermiques; quant aux autres, elles ne sont ancunement modifiées depuis leur guérison.

Enfin la dernière poussée a eulieu dansle courant de mars, constitué par quelques plaques peu nombreuses,mais dont quelques-unes furent assez profondes notamment au dos et à l’avantbras.Cette fois la poussées’accompagnait d'une épididymite très douloureuse au début qui s’atténua peu à peu sans incidents, mais laissant persister une hypertrophie encore appréciable.

Au cours de ces poussées, par deux fois le liquide recueilli sous la croûte et examiné, traité par divers procédés de coloration n’a décelé la présence d'aucun bacille spécial.

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