AVR
Dans nos deux observations nous trouvons également:
1° Des angines phlegmoneuses, à répétition, et de l'hypertrophie amygdalienne. Dans les deux cas, les amygdales ont suppuré et l’incision a été nécessaire.
2° Un état érysipélatoïde assez spécial de la face sans tracé thermique bien typique, mais avec envahissement de l'oreille, de la région péri-auriculaire, par une sorte de dermite douloureuse persistant une dizaine de jours, avec phénomènes généraux atténués (céphalée, anorexie, fatigue générale, ete).
Nous notons enfin que notre malade souffrit, pendant toute la durée de la septième poussée, d’une épididymite aussi nette que douloureuse, sans la moindre concomitance d’uréthrite.
La maladie procède par poussées, c’est là un fait affirmé par tous les auteurs qui ont pu suivre leurs malades (Doutrelepont, Rothmann, Janovski et Mourek, etc.). Les poussées sont généralement très rapprochées et empiètent même les unes sur les autres. Elles sont d'intensité très variable, bornées quelquefois à quelques boutons sur un point limité du corps, ou bien envahissant d'emblée tout un segment, membre supérieur, région lombaire, cuisse, etc.), ou bien enfin se disséminant sans ordre, sur les points les plus éloignés de l’épiderme.
En somme, aucune régularité dans le mode d’apparition qu'aucune cause appréciable ne peut faire prévoir.
En sorte, qu’au bout de quelque temps, le malade
prèsente à l’œil le spectacle le plus varié; toutes les lésions décrites pouvant se retrouver en même temps sur la peau, depuis l’ulcération profonde et purulente, véritable gomme, jusqu'à la cicatrice blanche et atrophique au centre, infiltrée et rouge à la périphérie, veinée de bleu et de rose, striée de bandes scléreuses, quelquefois piquée, de ci et de là, d'une nouvelle plaque gangréneuse qui évoluera pareillement. |