‹ Contribution à l'étude des gastrectomies dans le traitement de l'ulcus gastriqueChapitre 23 sur 32 · LAS · texte numérisé non relu

LAS

après les repas, survenant par périodes, douleurs, aigreurs, quelques rares vomissements, calmés d’ailleurs par l’absorption d'aliments.

Soumis au régime depuis deux ans avec traitement alcalin. À été considérablement amélioré.

I! y a huit jours au milieu d’une crise bénigne, hématémèse d’un litre, suivie le lendemain de melœna.

Intervention : 15 janvier 1927. — A. G. Kélène-éther.

Estomac adhérant au foie et inclus dans un réseau d’adhérences comprenant le grand épiploon.

Ulcère rétractil de la petite courbure.

Section première du duodénum à lumière ouverte.

Suture en un plan du moignon duodénal.

Libération de la face postérieure de l’estomac et bascule à gauche de l’estomac. Hémostase et section du grand épiploon, le long de la grande courbure.

Gastrectomie très large, à lumière ouverte comprenant toute la petite courbure et l’antre pylorique.

Suture en trois plans de la tranche gastrique après inclusion d’un demi-bouton,

Enfouissement de la suture duodénale sur un double plan séro-séreux.

Gastro-postérieure transmésocolique au bouton.

Le 27 janvier 1927 : Hématèmes. Lavage d’estomac très chaud. Estomac plein de caillots.

Décès le 28 janvier.

À la vérification, péritonite généralisée.

. OBSERVATION XX VII Mme B::::50 ans, Coise (Savoie).

Diagnostic : Ulcère de la petite courbure.

RÉSUMÉ DE L'OBSERVATION. — Ulcus de date ancienne avec déjà sténose du pylore. Sous l’influence du traitement depuis un mois, cessation des vomissements:et des brûlures.

Intervention. — Premier temps : le 20 janvier 1927, — Gastro-entérostomie transmésocolique.

RO

Deuxième temps : février 1927. — Gastro- pylorectomie large.

Réponse au questionnaire le 10 juin 1928 :

« Je suis très heureuse de vous dire que je vais bien, j'ai engraissé de 15 kilogrammes; j'ai repris mon travail au bout de six mois ; je fais mon ménage et je tiens un commerce. Je suis debout de 6 heures du matin à 9 heures du soir.

« Je suis mon régime, ni vin, ni salades, ni conserves. Je ne prends aucun médicament, je digère très bien ; je n’ai jamais vomi, ni sang, ni aliments.

« Je vous adresse er vous remerciant mes meilleures salutations.

« Mad. B.. »

Résultat classé excellent.

OBSERVATION XXVIIT

M. M... Marius, 40 ans, La PHjAuèrS, Grenoble. Entré à l'hôpital a 20 janvier 1927 à

RÉSUMÉ DE, L'OBSERVATION. — Souffre de l'estomac depuis cinq ou six ans. Violentes douleurs deux ou trois heures après les repas, douleurs calmées par l’ingestion d’autres aliments. Périodes douloureuses classiques d’une durée de un mois, qui disparaissent complètement pour réapparaître sans aucune raison. Entre les repas, aigreurs, brûlures de l’estomac.

Intervention. — Premier temps : 24 janvier 1927, — Estomac relativement grand qui montre au niveau du .. supérieur du pylore, un noyau infiltré d’ulcère.

Gastro-entérostomie postérieure à la suture. : |

Suites simples. |

Deuxième temps : 24 février 1927. — À l'ouverture on ne trouve plus sur l’estomac que les traces de l’ulcus constaté à la première intervention. Libération de l’estomac qui est déjà très adhérent. Section première du duodénum et suture du bout duodénal en deux plans. Libération de la face postérieure de l’estomac. Gastrectomie en gouttière remontant haut sur la petite courbure. Exploration par la voie endo- -gastrique

de la bouche de gastro qui est très perméable. Suture dela tranche gastrique en trois plans.

ON

Sort tout à fait bien le 14 mars 1927.

Répond au questionnaire le 7 juin 1928 :

« Au point de vue général ça va bien, sauf-que je n'ai pas la résistance physique pour le travail, comme un autre. Je pesais 61 kilogrammes à ma sortie de l’hépital, j'en pèse maintenant 64.

« Je ne suis aucun régime ; sauf celui des boissons : très peu de vin et pas d’alcool.

« Je ne prends point de médicaments.

« Je n’ai jamais vomi, ni sang, ni aliments.

« Les repas copieux qui me produisaient au début de ma convalescence une pesanteur douloureuse du côté gauche de l’estomac, ne me produisent à présent qu’un peu de pesanteur et je n’ai de renvois qu’à la suite d’un repas pris trop rapidement.

« Je ne souffre pas du tout. |

«J'ai très pou appétit et si je n’engraisse pas, je suppose que cela tient à mon tempérament.

« Je n’ai rien autre à vous signaler sinon que je me trouve tellement bien à présent, si je compare avec ces années passées dans la souffrance qu’il me semble que je viens de renaître à la vie. Et tout cela, je le dois à vous, Monsieur le Docteur.

€ M... Marius. »

Résultat excellent.

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