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cation et ne fond pas au-dessous de 80, ce qui permet de continuer l'épuisement, par lalcool chaud, dans un appareil Damoiseau. On peut ainsi, en prolongeant pendant 12 heures l’action de l'alcool, élever le point de fusion jusqu'à 89%; en prolongeant davantage, on peut atteindre péniblement 90°. IL est préférable de substituer l’acétone à l'alcool lorsque le point de fusion est arrivé à 87°, l’acétone peut l’élever jusqu’à 91°,5 une cristallisation, dans 100 parties de benzine, donne des cristaux fondant à 92°.
Le rendement est assez faible, il a varié suivant les opérations entre 2 et 6 °/, de la cire.
On peut enfin extraire ce même produit de la gomme laque en grains. En effet, lorsqu'on épuise celle-ci par l'alcool bouillant, la plus grande partie du composé en question, reste dans le résidu insoluble. Celui-ci est traité par la benzine chaude, qui abandonne en refroidissant des cristaux identiques à ceux déjà obtenus, et dont le point de fusion est le même, 92. |
Le principe immédiat obtenu, par l’une quelconque de ces méthodes, cristallise bien, soit par fusion, soit par dissolution. Il est soluble dans la benzine ou le chloroforme à chaud et se dépose pendant le refroidissement. Dans l’alcool et l'acide acétique, il est complètement insoluble même à chaud. Sa couleur est gris jaunâtre, nous n'avons pas pu l'obtenir blanc; tous les procédés de décoloration que nous avons essayés et qui nous ont réussi avec la partie soluble dans l'alcool, sont restés ici sans résultat,
Saponificalion. — Le principe immédiat fondant à 92%, séparé de la cire de gomme laque, çst chauflé, au bain: marie, dans un ballon, muni d'un réifrigérant à reflux,
avec 5 fois son poids de potasse caustique que l'on dissout.
Ve, a et -
À dr Pur Eat n LISTE
dans 50 parties d'alcool à 95°. On maintient l’ébullition pendant 12 heures : puis on ajoute un volume d'alcool au moins égal au volume déjà employé et on chauffe au bain-marie. Lorsque le liquide est bouillant, on le filtre dans un entonnoir à double paroi, chauffé par un courant de vapeur d’eau. Si on employait une quantité plus faible d'alcool, les produits de la saponification eristalliseraient dans le filtre.
Le liquide filtré se trouble en refroidissant et abandonne des cristaux très légers ; on les sépare par filtration. L'alcool mère ne renferme à peu près rien autre chose que de la potasse ; il est jaune, cette coloration est due à l’action de la potasse sur l’alcoo!. Les cristaux, recueillis sur un filtre, sont lavés avec un peu d'alcool froid pour déplacer l’alcool chargé de potasse qui les baigne, puis on les délaye dans l’eau distillée froide à laquelle on ajoute ensuite une solution de chlorure de baryum.
Le précipité obtenu surnage l’eau, on le lave par décan-
- = tation en siphonnant le liquide, et on recueille le précipité sur un filtre ; on l’essore entre deux gâteaux de plâtre et on le sèche dans le vide sur l’acide sulfurique.
Le précité séché est épuisé par la benzine chaude, une partie se dissout, on la sépare, en filtrant la benzine chaude dans un entonnoir chauffé par un courant de vapeur; la filtration est très lente. Le précipité restant sur le filtre est lavé plusieurs fois à la benzine chaude.
La benzine, par refroidissement, abandonne des ceris-
4 taux très-nets fondant à 87-88, solidification 86°. — Si on : renouvelle la cristallisation le point de fusion reste fixé à 88°.
Une nouvelle ébullition avec la potasse en solution alcoolique ne modifie pas ce principe, il a les propriétés d'un alcool car il se combine aux acides pour former des éthers.
La fraction du précipité qui ne se dissout pas dans la benzine chaude, est insoluble également dans lalcool chaud; mais si on ajoute de l’acide sulfurique étendu, il se décompose alors en donnant du sulfate de baryte insoluble et un acide organique qui se dissout dans l’alcool chaud.et s’en dépose par le refroidissement. On le purifie par une seconde cristallisation dans l'alcool; les cristaux, recueillis sur un filtre, sont délayés dans l’eau, séchés sur plâtre puis dans le vide.
Cette intervention de l’eau permet d'obtenir des cristaux faciles à sécher ; si, au contraire! on cherche à essorer les cristaux mouillés d’alcool, ils se feutrent, s’agglutinent, le centre ne sèche qu'avec la plus grande difficulté, et on obtient une masse ayant l'aspect de la corne.
Le produit, purifié et séché, est blanc très-léger et fond à 91°, il se dissout très-bien dans la benzine chaude et cristallise par refroidissement.
Nous étudierons successivement l'acide et l’alcool provenant de celte saponification.
Acide. — L’acide obtenu dans la saponification précédente fond à 91°, il se dissout dans l’alcool chaud, et cristallise par le refroidissement en prenant un aspect chatoyant. Le point de fusion 91° est celui trouvé par Maskelyne pour l’acide mélissique.
Si on applique la méthode des précipitations fractionnées, par l’acétate de magnésie à la solution alcoolique chaude de cet acide préalablement neutralisée par la potasse, on trouve que le point de fusion 91° se maintient. Dans une