‹ Contribution à l'Étude des Gommes Laques des Indes & de MadagascarChapitre 11 sur 29 · LE AA KR PE · texte numérisé non relu

LE AA KR PE

DE) M Te se 912

SO MERE SES eu 91°

enr) Se NO RE 91°

GAS OR RE ME 82°-83° solidif. 800

La dernière fraction renferme de l'acide cérotique, qui abaisse son point de fusion.

La composition centésimale correspond à la formule C3 H6° 02

trouvé calculé pour C30H60 02 CONTES Rs) Er T1) 79,64 Hu 13,22: "13:07 13,28

Le sel de plomb a donné à l’analvse 17,58 de Pb, lathéorie exigerait 18,6.

L'éther éthylique fond à 73°, point de fusion attribué jusqu'ici à l'éther éthylmélissique. Pour préparer l’éther éthylique on fait passer un courant d'acide chlorhydrique gazeux dans la solution alcoolique chaude de l'acide; l’éther moins soluble vient surnager sous forme de gouttelettes huileuses. Il est nécessaire de chauffer, sans cela l’acide ne se dissolvant pas dans l’alcool froid, l’étherification est à peu près nulle.

L’acide en question est donc de l’acide mélissique.

Alcool. — L'alcool obtenu dans la saponification du produit insoluble fondait à 87-88°. Par de nouvelles cristallisations dans la benzine, le chloroforme ou l’éther, le point de fusion reste constant à 88°.

L'analyse élémentaire de cet alcool donne : (1).

trouvé calculé if HR HIT. C30H620 C26H510 C 80,12 80,25 80,72 80,96 81,37 81,47 82,19 81,67

Chauffé en tube scellé, avec un excès d’anhydride acétique, pendant 4 heures à 1409, cet alcool se transforme en éther acétique cristallisant très nettement, par fusion ou par dissolution dans lalcool ordinaire ou la benzine, l’éther fond à 73°; saponifié par la potasse alcoolique, il donne de l’acétate de potasse et régénère l’alcool fondant à 88°.

L'analyse élémentaire de cet éther donne (1) :

trouvé calculé LS \ Ie C2 H3 02 -C30H61 C2 H3 02 -C26H53 C79/54270 49 79.99 80,00 79,24 H 1311 13,24 13,22 13, 4321

La saponification d'un poids déterminé d’éther, faite avec une solution alcoolique de potasse titrée, a donné les résultats suivants :

trouvée calculée C0... C26...

Quantité d'acide acétique pour 100 12 Here" 12,5 14,49

On peut hésiter entre les deux formules.

L'examen des combustions de l’éther naturel fondant à 92° n’éclaircit pas la question :

trouvé calculé C30H5902 - CS0H61 CHH502 -CH$3 COS PO METEO RSS 02126 82,56 82,35 HN 1555208 08 TS SN RS 13,76 13,73

Il n’y a en effet entre les deux formules qu'une différence pour 100 de Ogr. 21 de carbone et 05,03 d'H. L'analyse

(1) Let Il ont été faits en tube ouvert, HT en tube fermé ; l'échantillon I était moins pur, c'était le premier obtenu.

LENXET Ee

organique élémentaire est absolument incapable de trancher la difliculté.

Neus avons alors essayé l'oxydation ménagée de l'alcool de façon à obtenir l'acide correspondant. Plusieurs oxydations nous ont donné : avec la potasse fondante un acide à point de fusion allant de 88° à 91° et se solidifiant à 86°; avec la chaux potassée un acide fondant à 8&. Ce dernier éthérifié par l'alcool éthylique donnait un éther fondant à 73°, c’est le point de fusion publié pour l’'éther éthylmélissique.

Il y avait donc lieu de considérer l'alcool retiré de cette cire comme étant le même que celui désigné jusqu'ici sous les noms d’alcool mélissique ou myricique de formule C#H*0,.

Pour éclaireir cette question, nous avons préparé lalcool myricique d’une part avec la cire d’abeilles et d'autre part avec celle de carnauba, et nous sommes arrivés, après de nombreux tâtonnements, à identifier ces trois alcools. Le point de fusion qu’on attribuait à l'alcool myricique doit être changé, ce n’est pas 85° comme le pensait Brodie, mais bien 88°. Dans un chapitre, consacré spécialement à l'alcool myricique, nous reviendrons sur cette question.

Le principe immédiat, dont le point de fusion est 92, retiré de la cire de gomme laque, comme il est dit plus haut, doit donc être considéré comme léther myricimélissique (1) C*H#O0-O0-C?H5! dans lequel l'alcool myricique est éthérifié par l'acide correspondant.

(1) Les mots mélissique et myricique ont été employés successivement pour désigner l'alcool. Nous employons le mot myricique qui paraît le plus répandu, réservant, comme on le fait généralement, le mot mélissique pour désigner l'acide correspondant.

CHAPIIRE IV

Page 1