Partie de la cire de laque soluble dans l’alcool froid
Cette partie est un mélange dont le point de fusion varie, suivant les proportions d’alcool employées à son extraction, il oscille ainsi entre 68° et 73°.
Nous avons essayé de séparer les principes immédiats qui constituent ce mélange ; mais les tentatives nombreuses que nous avons faites sont restées infructueuses, jamais, nous n'avons pu isoler un principe à point de fusion constant et indépendant de la nature du dissolvant employé.
Ce mélange se dissout dans l'alcool, la benzine et l’acide acétique chauflés au bain-marie; sa solubilité à froid est très-faible et les principes qui restent en solution sont les plus fusibles, de sorte qu'en multipliant les cristallisations on élève le point de fusion jusqu'à 83°-S/°.
Si on fait bouillir la solution alcoolique avec de l’alumine desséchée, ou bien la solution benzenique avee du noir animal, il y a décoloration très sensible, on peut obtenir ainsi de la cire d'un blanc légèrement grisâtre. Un autre procédé de décoloration, qui réussit bien, consiste à laisser macérer dans le chloroforme froid les cristaux obtenus par refroidissement de la solution benzenique ou bien les copeaux qu'on obtient en raclant la cire
compacte avec un couteau. Dans ces conditions le chloroforme dissout à froid la matière colorante, et en renouvelant le chloroforme on peut obtenir de la cire à peu près blanche.
Cette cire fondue au contact de l'air absorbe de l’oxygène et perd du carbone comme le montrent les combustions suivantes :
* Combustion du produit non oxydé :
COS 5 79 26 0 738% * 79.05 “79.04. BAL H 13,08 13,49 4290 13148 1297 13,35
Après séjour à l’étuve à 106° dans un courant d'air :
après ? heures après 8 heures ü 717,29 74,4 H 13,91 1226
On a fait l'expérience suivante : deux tubes à essais sont remplis d'oxygène sur le mercure; dans l’un on fait passer un morceau de cire, l’autre sert de témoin ; on les porte tous deux à l’étuve à 100°. Après 24 heures de séjour, le niveau du mercure est sensiblement le mème dans les 2 tubes à chaud, mais si on laisse refroidir, le mercure s'élève dans le tube contenant la cire et le remplit presque complètement. L’oxygène absorbé donne naissance à un composé gazeux à 100° et occupant sensiblement le même volume que l’oxygène absorbé (1).
Saponification. — La saponification de la partie soluble se fait suivant la méthode employée pour la saponification de la partie insoluble (page 26).
Lorsque la saponification est terminée, une partie, peu
(1) La même expérience a été faite avec l'éther myrici-mélissique, le volume d'oxygène n'a nullement changé.
Gascard, — 5.