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Préparation de Palcool myricique. — L'alcool myriciaue se trouvant dans plusieurs matières cireuses, il nous paraît intéressant de rechercher quel est le procédé de préparation le plus avantageux, et de passer en revue les principales propriétés de cet alcool pur.
On peut retirer l'alcool myricique des trois cires déjà mentionnées, qui le renferment en assez grande quantité. Mais d’une part la cire de gomme laque n’est pas un produit commercial; d’autre part la cire d’abeilles ne donne qu'un alcool extrêmement difficile à purifier et dont l'extraction est fort pénible. C’est donc à la cire de Carnauba qu'il faut s'adresser pour obtenir pratiquement l’alcool myricique pur. Il suflit de saponifier cette cire comme il est dit plus haut.
Propriétés de l'alcool myricique. — L'alcool myricique est solide, blanc, fond à 88 et cristallise si le refroidissement est lent. A froid, il est très faiblement soluble dans la benzine, l’éther et le pétrole léger. À chaud, il se dissout abondamment dans Ja benzine, l'alcool, le chloroforme et la plupart ‘des liquides riches en earbonne. Par le refroidissement de ces solutions, l'alcool myricique se dépose en cristaux microscopiques dont la forme. varie avec le dissolvant.
Dans l'alcool ce sont de grandes aiguilles très-molles qui, pendant la dessiecation, se feutrent, s’écrasent et donnent une matière ayant l'aspect du parchemin, mais sans aucune ténacité. On peut éviter ce feutrage en agitant les cristaux, encore mouillés d'alcool, avec une grande quantité d’eau, ils se dessèchent ensuite sans s’accoler.
Dans la benzine les cristaux sont plus résistants, ils ont l’aspect de barbes de plumes, leur éclat est nacré
Gascard. — 8.
quand ils sont secs. Dans le chloroforme les groupements cristallins sont plus ramassés.
Distillé à sec, l'alcool myricique donne d’après Brodie, le carbure correspondant CH, le mélène ; chauflé à 250° avec la chaux potassée, il donne l'acide correspondant ‘CH 0°.
Un certain nombre d’éthers, de cet alcool, ont été préparés par Pieverling et Champion, ce sont les éthers chlorhydrique, iodhydrique, sulfhydrique, azotique, cyanhydrique. Les points de fusion attribués à ces éthers sont, sans doute, entachés d'erreur, puisque l’alcool qui a servi à les préparer n’était pas pur.
Les éthers dont les noms suivent n'ont pas encore été décrits ; nous les avons obtenus en chauffant en tube scellé, l’alcool myricique avec l'acide pur ou lanhydride correspondant. Dans la plupart des cas, l’éther obtenu était peu soluble dans lalcool éthylique chaud; on séparait ainsi l'alcool et l'acide restés libres, le résidu était purifié par cristallisation dans la benzine qui dissout à chaud tous ces éthers et les dépose cristallisés pendant le refroi-
dissement.
Ether acétique. — CH*02- CH, — On chauffe poids égaux (d'alcool myricique et d’anhydride acétique à 440, en tube scellé, pendant 6 heures; le contenu du {ube est lavé rapidement à l’eau chaude et purifié ensuite par des cristallisations dans l'alcool et dans la benzine, il fond à 73°, La benzine le dissout un peu à froid et par addition d'alcool, elle dépose des aiguilles fondant à 73, l'éther acétique est, en général, plus soluble que l'alccol myricique. Il est à remarquer que son point de fusion
Et ee
est le mème que celui de son isomèré, l’éther ethylmélissique, ils fondent tous deux vers 7%.
La combustion a donné les nombres suivants
Trouvé Calculé