EN RER
Ebrlich et Ferdinand Ulzer (1) essayèrent d'appliquer, à la gomme laque, la méthode des oxydations qui avait donné à Hlasivetz de si brillants résultats.
IIS reconnaissent d’abord qu'ils ont rencontré dans ce travail de grandes difficultés qu'ils n’ont qu’en partie vaincues.
IS ont constaté que :
1° Une grande partie de la résine de gomme laque en plaques se transformait, sous l'influence des alcalis étendus, en une masse semblable à un «baume » qu'ils ont appelée « laque liquide. »
2° Que la résine, débarrassée de cire, puis oxydée par le permanganate de potasse en solution fortement alcaline, donnait un rendement abondant en acide azélaique.
Cette seconde partie est très intéressante : en oxydant 100 gr. de résine, ils ont obtenu 20 gr. d’acide azélaique purifié, une forte portion de la laque liquide avait échappé à l'oxydation. Ce résultat tend à prouver que la résine de la laque est formée de principes appartenant à la série grasse.
Chemin faisant MM. Benedikt et Ulzer ont entrepris l'étude de la cire.
Ils séparaient cette cire en traitant la laque en plaques par une solution de carbonate de soude, qui dissout la résine et laisse la cire, le rendement était de 0,5 à 1°% et la cire obtenue, de couleur gris jaunâtre, fondait à 99-600.
Sans chercher à isoler les principes immédiats, qui constituent par leur mélange la cire de laque, MM. Benedikt et Ulzer ont saponifié la masse et ils ont étudié,
(1) Monatsheîfte für Chemie, 1888, p. 157.
SA
d’une part, les alcools, d'autre part les acides. Pour atteindre ce but, le produit de Ia saponification est précipité par le chlorure de calcium ; le précipité, après dessiccation, est épuisé par l'alcool éthylique bouillant, qui enlève les alcools de cire.
Ces alcools, transformés en éthers acétiques, sont séparés en deux groupes par l’éther qui dissout l’un et pas l’autre. La partie soluble fond à 65°; saponifiée, elle donne l'alcool cerylique fondant à 79%; la partie insoluble fond à 70° et donne, par saponification, l'alcool myricique fondant à 85°,5.
Le savon calcaire, débarrassé des alcools, sert à l’obtention des acides ; ceux-ci sont mis en liberté par l’acide chlorhydrique. Le rendement fut très faible, ce qui ne leur permit pas l’étude des acides gras séparément ; ils ajoutent cependant que ces acides sont formés d’acide stéarique palmitique et oléique, sans indiquer comment ils les ont caractérisés.
Le faible rendement de la cire en acide gras leur fait penser qu’elle renferme des alcools libres. Le dosage de ces alcools libres à donné 50 °/.