‹ Contribution à l'étude des grands kystes séreux du reinChapitre 11 sur 15 · Mort dans la nuit · texte numérisé non relu

Mort dans la nuit

Nécropsie. — Tumeur ovoïde située dans le flanc droit, occupant l'étendue que nous avons déjà fixée ; en rapport par sa face antérieure avec les colons ascendant et transverse qui lui adhèrent intimement et

reposant par sa face postérieure sur le psoas qu'elle recouvre entièrement.

L'orifice fait à la tumeur par le trocart est situé à 1 centimètre en arrière du colon ascendant. La face externe de la tumeur est noirâtre, lisse, légèrement bosselée. Les parois sont très épaisses, leur épaisseur va en certains endroits jusqu'à 1/2 et même plus de { centimètre. De dis-

tance en distance ces parois fibreuses présentent des parties dures comme

du cartilage. La face interne du kyste est inégale et présente des alvéoles irrégulières, limitée par des cloisons incomplètes. On y voit adhérer des concrétions calcaires en assez grand nombre; elles sont aplaties, cireulaires, quelques-unes ont la largeur d'une pièce de 50 centimes : soumises à l’analyse elles paraissent formées d'acide urique et de sels de chaux.

On trouve encore dans la poche, du liquide grisätre, fétide et épais. A la face externe el supérieure de la tumeur on trouve une petite masse glandulaire qui n’est autre qu'une portion du rein dont la majeure partie a été détruite.

La vessie est saine.

L'uretère droit a 1 pouce de longueur ; il va de la vessie à l'extrémité inférieure de la tumeur, là il Jui devient adhérent et se confond avecelle.

La tumeur adhère par sa face postérieure à la gaine du psoas; en l'enlevant on ouvre cette gaine et il s'en écoule une grande quantité de pus bien lié. Toute la gaine est remplie de pus. Le muscle psoas n'existe

pas. Il y à eu là un psoïtis qui a été méconnu.

7 Observation VE. — Iosu, /bid., p. 33. — Un homme de 36 ans est pris subitement, le 1€ juillet 1855, de frissons qui durent plusieurs heures suivis de douleurs vives dans l'hypocondre droit et la région lombaire du même côté. Fièvre, maux de tête, vertiges, nausées, anorexie, soif vive, diarrhée. Au bout de quelques jours une tumeur avait paru au dessous de l'hypocondre droit.

Recu à lPhôpital de Zurich le 21 juillet, le malade présente un état typhoïde, des traits altérés, le regard terne, exprimant la stupeur, pouls petit 116, la langue est blanchâtre, tremblotante, tous les symptomes mentionnés persistent.

Urines troubles d’un jaune foncé sans albumine.

Dans l’hypocondre droit on trouve une tumeur assez molle qui, en haut, se perd dans la région du foie, en bas est perceptible un peu au dessous de l'ombilie, en avant atteint la ligne blanche et en arrière ne peut être délimitée. La surface parait égale, elle offre une fluctuation obscure. — Traitement expectant : lait, bouillon.

La tumeur est reconnue pour une collection purulente, mais on ne peut savoir à quel organe elle appartient. Le malade reste dans cet état typhoïde, la diarrhée persiste à un léger degré, la tumeur s'étend et devient le siège de douleurs fréquentes, augmentées par la pression, la fièvre est continue avec des exacerbations le soir.

Vers la fin de juillet complication d’une bronchite,

Au commmencement d'août la diarrhée cesse, la bronchite diminue, le malade est très faible et plongé dans la stupeur. Urines troubles, émission parfois douloureuses, pouls à 108, langue sèche.

Matité en arrière, à droite, à partir de l'angle inférieur de l'omoplateen bas.

On donne au malade une décoction de quinquina, du vin, du laitet du bouillon pour nourriture.

La tumeur augmente, mais les douleurs diminuent et les vomissements se montrent de loin en loin.

26 août. — Selles fréquentes, teintées de sang, peu copieuses et accompagnées de ténesme. Cet état cède à l'opium et à des lavements avec une solution de nitrate d'argent.

Pendant le mois de septembre le malade arrive au dernier degré de marasme. La matité en arrière et à droite diminue, ce qui fait supposer qu'outre la tumeur un épanchement dans la plèvre avait occupé cette région. La diarrhée persiste à un léger degré. La tumeur devient de plus en plus diffuse ; elle est masquée quelquefois par le son tympanique des intestins. Pendant la durée de la diarrhée dysentérique on trouve dans les selles du pus qui disparait sur la fin.

26 septembre. — OEdème aux mains.

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