‹ Contribution à l'étude des grands kystes séreux du reinChapitre 12 sur 15 · Mort · texte numérisé non relu

Mort

Autopsie, 22 heures après la mort. — Liquide sous arachnoïdien et

ventriculaire augmenté, consistance du cerveau molle, surtout dans les parties centrales.

En ouvrant l'abdomen on trouve une partie du colon ascendant adhérant à la paroi abdominale par des adhérences faciles à détacher. A sa face postérieure et externe le colon adhère à une vaste tumeur fluctuante qui, en haut, adhère au bord et à la face inférieure du foie et qui, en bas, s'étend jusque dans la fosse" iliaque droite. Cette tumeur appartient au rein droit qui est entièrement transformé en une poche purulente de 25 centimètres de hauteur sur 15 de largeur et 9 d'épaisseur. Sa surface est lisse, largement lobée ; elle envoie de tous les côtés des brides celluleuses d'adhérences avec les tissus voisins, adhérences qui vont même jusqu'au diaphragme. ‘

Luretère droit est extrêmement petit et étroit, toutefois non oblitéré.

‘La tumeur renferme plus d’un litre d'un pus épais d’un jaune verdàtre ; après l'avoir fait sortir, on constate que :le tissu rénal a disparu et l’on voit dans la poche un certain nombre de cloisons, placées sur la péri-

VW

ÉTUDE DES GRANDS KYSTES SÉREUX DU REIN 39 phérie et qui aboutissent dans une cavité commune, qui montre les vestiges du bassinet et des calices du rein très dilatés et profondément altérés. La face interne du kyste purulent est couverte d’une membrane pyogénique d'un gris verdâtre, à laquelle adhèrent çà et là des lambeaux pseudo-membraneux.

Le rein gauche est notablement hypertrophié, il a 44 centimètres de hauteur, 6 de largeur, 4 1/2 d'épaisseur.

Le bassinet est dilaté et renferme ainsi que les calices beaucoup de sable et d'acide urique. La muqueuse du bassinet a plus de 1 millimètre d'épaisseur ; elle est blanchâtre, ferme, médiocrement vasculaire. La substance du rein est très ferme et compacte. Le tissu connectif à considérablement augmenté, on en voit de petits cordons blanchâtres disséminés à travers sa substance.

L'hypertrophie a atteint également les parties corticales et tubuleuses.

La capsule est normale, le foie est sain et de volume ordinaire, il en

-est de même de la rate.

Observation VIE. — Bénier, Gaz. hebdom., 1867, p. 413. — Il s’agit d’une tumeur énorm? provenant d’une femme morte dernièrement dans son service à la Pitié. Cette tumeur, que l'on croyait être un kyste de l'ovaire, était un kyste monstrueux du rein droit. Elle avait été ponctionnée deux fois et avait toujours fourni un liquide couleur chocolat, qui n’a jamais présenté les caractères de l'urine.

Le développement de cette poche kystique parait se lier à la présence de deux gros calculs qui obstruaient l’orifice de l'uretère.

Observation VEEE. — Kyste du rein. — Raruery, fhèse inaugurale, 1870, p. 112. — K …, Louise, âgée de 2 ans, entre à l'hôpital des Enfants, dans le service de M. Giraldès, le 21 septembre 1869.

Au mois de juillet dernier, cette enfant a été renversée par une voiture et serrée entre elle et le bord du trottoir. Elle entra à cette époque à l'hôpital, présentant un décollement très étendu de la fesse gauche avec un épanchement abondant de sérosité La paroi abdominale présentait quelques légères écorchures. L'enfant sortit guérie au bout d’un mois.

Elle rentre le 21 septembre pour une tumeur qui occupait le flanc gauche ; on sent dans cette région une tumeur fluctuante, volumineuse. A la percussion on constate que la matité remonte en haut et en avant jusqu’au bord supérieur de la dixième côte, tandis qu’en bas elle occupe

toute la fosse iliaque; en arrière, elle se continue avec celle de la colonne vertébrale; en avant, elle va jusqu’à un travers de main en dehors de -la ligne blanche. Le foie a ses dimensions normales. La rate ne peut être distinguée de la tumeur. Les veines de la paroi abdominale sont un peu plus apparentes qu’à l’état normal. L'état général est bon. Les fonctions digestives et respiratoires s’accomplissent parfaitement ; l'enfant ne semble nullement souffrir.

On pense à un kyste hydatique de l'hypochondre gauche ; M. Giraldès fait en ce point une ponction de la tumeur. Il s'écoule environ quatre litres d’un liquide à peu près incolore, à peine citrin, contenant de l’albumine On laisse reposer le liquide, et dans les sédiments examinés avec soin on ne trouve aucun crochet d’hydatides. Le lendemain la tumeur s’est reproduite presque dans l'état précédent. Le ventre est un peu ballonné sans être douloureux.

2e ponction le 20 octobre : elle fournit une grande quantité d’un liquide analogue à celui de la 1re ponction. L'analyse de ce liquide estfaite par M. Rabourdin, interne en pharmacie, qui y constate la présence d’albumine, de chlorure de sodium et d'une faible quantité d’urée. Les urines ne sont pas albumineuses.

Une 3° et une 4 ponction sont pratiquées le 12 et le 29 novembre. Après chaque ponction la tumeur se reproduit très rapidement. C’est par le flanc droit qu'elle semble se reproduire d'abord ; en 2 jours, elle a atteint son ancien volume.

A partir du 15 décembre, la petite malade a de la fièvre qui revient tous les jours (soir); elle perd Pappétit ; le kyste suppure. M. Giraldès pratique sur la tumeur une incision par laquelle il s'écoule une grande quantité d’un liquide purulent. Le doigt introduit dans la plaie arrive dans une vaste poche, passant au devant de la colonne vertébrale et de l'aorte qu'on sent battre sous le doigt. A la partie supérieure de la tumeur on sent un corps dur, lisse, qui semble être la rate. On fit dans la plaie des injections de permanganate de potasse. La tumeur semble un peu diminuer ; mais, vers le milieu de février, la malade est prise d’'accidents subaigus de péritonite et elle succombe. =

A l’autopsie on trouve toutes les lésions de la péritonite. La tumeur est constituée par un kyste qui occupe le flanc et descend jusque dans la fosse iliaque Le bord supérieur de l'os iliaque se trouve dénudé et légèrement érodé. Le rein gauche est englobé dans la tumeur ; à sa périphérie on ne trouve que quelques parcelles de la substance rénale. L'uretère se perd sur les parois de la tumeur et ne peut être suivi,

ÉTUDE DES GRANDS KYSTES SÉREUX DU REIN où

Observation IX. — Meanow, Brit. med. Journ., Jul. 8, 1871, &. I, p. #4. — Le D' Meadow a fait l'opération de la néphrectomie samedi dans des circonstances assez particulières.

L'opération fut faite pour soulager une malade, qui présentait les symptômes habituels d'un kyste de l'ovaire ; mais à l'ouverture de l'abdomen, On trouva que la tumeur était un gros kyste du rein.

La structure normale de l'organe avait presque entièrement disparu, tandis que l'autre rein était d'apparence saine.

Le D' Meadow pensant qu'enlever l'organe malade présentait la meilleure méthode de traitement, appliqua en conséquence un clamp, comme pour l'enlèvement d'une tumeur de l'ovaire.

Bien que la femme présentät des symptômes de suppression de l'urine pendant 24 heures, elle est maintenant, pensons-nous, en bon état,

Observation X. — Meapow, Pru. med. Journ., Jul. 15, 1871, &. IL, p. 73. — Ce cas de néphrectomie dont nous avons parlé la semaine dernière a eu malheureusement une issue fatale le 6° jour, par hémorragie venant du pédicule qui avait été étreint par des ligatures et non par un clamp comme nous l'avons dit par erreur.

Il n’y avait pas de pédicule qui put admettre l'application du clamp, car la masse se séparait près de la colonne vertébrale et la ligature était appliquée à la distance d’un pouce de la veine-cave.

Il n’y avait nulle part la moindre trace d’inflammation. La destruction complètement définitive et graduelle de la substance secrétante du rein fut, sans aucun doute, la cause de l'hypertrophie complémentaire de l'organe sain du côté opposé, et diminua au minimum Jes chances des symptômes d’urémie après l'opération.

Mais il est probable que ce sont les conditions habituelles dans la majorité des cas où il est indiqué de faire l'opération de néphrotomie.

La cause de la mort semble avoir été purement accidentelle, et ce cas permet absolument de penser que l'opération en elle-même n’est pas aussi

grave qu’on l’a généralement supposée.

Observation XE. — Morcière. — Lyon médical, &. XXI, p. 36%, 1876. — Il s’agit d'un rein kystique ayant appartenu à une vieille femme morte d'une affection chronique des poumons, laquelle n'avait présenté pendant la vie aucun trouble du côté des voies urinaires.

Observation XEZ. — Ilare, citée par Lancereaux, dans Dict.

encyclop. des sciences médicales, 3° série, L. III, p. 290. Paris, 1876. —

Chez un homme de 62 ans, qui présentait une tumeur s'étendant des fausses côtes au pubis, cet auteur (Hare, 7ransact. of the Pathol. Society London, +. IV, p. 199, 1850-61) constata après la mort un kyste énorme du rein droit, qui avaitatrophiéla moitiéinférieure de l'organe, tandis que la moitié supérieure était restée saine ; ce kyste contenait un fluide verdâtre transparent, qui, par son exposition à l'air, prit la consistance d’une gelée ; l'uretère et le bassinet étaient nOTINAUX, le rein opposé renfermait simplement un kyste du volume d'un grain de chènevis.

Observation XEEE. — Kyste volumineux du rein droit mobile. —

— Néphrectomie. Mort par infection purulente, — Czerny, Langenbeck’s Archiv, Bd. XXV, 1880. — Une femme de 40 ans est atteinte d’une dégénérescence kystique du rein droit qui semble être mobile. Opération, le 3 mai 1880. — Incision sur la ligne blanche. Ablation de la tumeur. Les suites de l'opération furent heureuses au début, mais pendant la deuxième semaine, il se forma des abcès dans le poumon, le rein et au niveau du sacrum, et ilse développa une parotidite suppurée. Mort le 20 juin 1880. Pas de péritonite, la plaie abdominale est cicatrisée. À l'extrémité inférieure du rein extirpé on trouve un kyste du volume d'une tête d'enfant. Le rein droit est ratatiné, granuleux.

Observation XEV. — M. Acsanrax, Congrès de chirurgie, 1896, -

p.514. — J'ai opéré une malade dont le rein présentait trois kystes

séreux ; l'un gros comme une orange, au niveau de l'extrémité infé-

rieure de l'organe ; deux autres, de la grosseur respectivement d'une aveline et d'un pois, siégeaient sur la face antérieure. J'ai réséqué les parois des deux petits kystes dans toute la portion qu'elles dépassaient la substance rénale, je Louchai à l'eau phéniquée toute la partie enclavée

dans le RU et je fis le bourrage des petites cavités avec de la.

gaze aseptique.We grand kyste avait détruit le pôle inférieure du rein et, en réséquant sa paroi au ras de l'organe, je dus couper une mince languette de tissu rénal qui formait collerette ; j'arrêtai le sang par une suture au surjet. Je laissai la partie correspondante de la paroi kystique adhérente à la surface plane représentant l'extrémité inférieure du rein et je bourrai à la gaze. Cette conduite me paraît préférable à l'extirpation complète en coupant en plein parenchyme, car il faudrait, dans ce dernier cas, sacrifier trop de tissu rénal. sans aucun avantage. Ma malade a bien guéri, |

Observation XV. — Kyste du rein droit — Ponction. — Guériron. — Dyecay, Arch. génér. de médecine, 1880, t&. I, p. 611. — La nommée Ch. L..., âgée de #4 ans, giletière, est entrée dans mon service le 9 février 1880. Réglée à 15 ans, mariée à 17 ans, la malade n'a jamais eu d'enfant. La santé générale est parfaite, la menstruation toujours régulière, un peu douloureuse.

En 1871, elle a remarqué queson ventre était uniformément augmenté de volume, balloñné, mais sans tumeur appréciable. Celle-ci parait avoir été constatée pour la première fois, dans le côté droit de l’abdomen, en 1873 ou 1874, et, suivant le dire de la malade, elle aurait disparu au bout de quelques mois, sans traitement,

Il y à # ans, après un effort pour mettre un bouton à sa bottine, la malade à ressenti une douleur très forte qui, partant du rein droit, irradiait jusque dans la fosse iliaque droite. Cette douleur persista et força la malade à garder le lit pendant quelques jours. Elle avait en même temps de la fièvre, des nausées, pas de vomissements ; enfin elle éprouvait des besoins fréquents d’uriner, sans que l'urine présentât, d’ailleurs, aucune altération appréciable.

Une crise douloureuse, absolument semblable à la précédente comme caractères et comme durée, est survenue il y à 18 mois.

Etat actuel, — La santé générale est bonne, l’'embonpoint normal, le faciès est un peu pâle.

Du côté de l'abdomen on trouve une tuméfaction notable, occupant l'hypogastre et la moitié du ventre. La partie de la tumeur qui répond au flanc droit et à l’hypogastre droit est lisse, rénitente, fluctuante Elle est assez mobile latéralement, immobile dans le sens vertical. Elle suit les mouvements du diaphragme et semble se continuer avec le foie.

Cependant au voisinage de la région épigastrique, il est possible d’enfoncer les doigts au-dessous des fausses côtes et d'isoler la tumeur en la refoulant par en bas ; plus en arrière, cet isolement devient impossible. Par la percussion, on trouve une matité complète de la tumeur, mais il existe une zône de sonorité peu étendue au-dessous du rebord des fausses côtes.

La portion de la tumeur qui occupe la région hypogastrique présente des caractères différents; elle est inégale à sa surface, de consistance plus dure, non fluctuante ; ses liniites sont mal déterminées ; elle est peu mobile et parait, en somme, indépendante de la tumeur du flanc droit.

Par le toucher vaginal on trouve le col porté en avant, hypertrophié,

le corps très volumineux, bosselé, peu mobile, et en continuité directe avec la tumeur de la région hypogastrique. Les mouvements imprimés à la tumeur du flanc ne se (transmettent pas à l'utérus,

Le 10 février, une ponction faite avec l'aspirateur Potain, dans la région du flanc droit, sur le trajet de la ligne axillaire, donne issue à 1.500 grammes d’un liquide dont l'analyse chimique et microscopique a fourni les résultats suivants :

Analyse faite par M. Ducom, pharmacien en chef de l'hôpital Lariboisière.

Le liquide qui m'a été remis, le 18 février 1880, de la partde M. le docteur Duplay, comme provenant d'un kyste du rein, de la malade couchée au n° 17 de Sainte-Marthe, est d'une couleur brun rougeûtre, foncé, opaque, fluide, sans viscosité ; il mousse par l'agitation.

Il ne possède pas d’odeur marquée.

Sa densité est de 1020.

Il est légèrement alcalin..

Jeté sur un filtre, il donne une liqueur demi-transparente, d'un brun rougeàtre,

La liqueur filtrée essayée au point de vue de l’urée, à cause de son origine spéciale, contient, par litre, 2 gr. 562 milligrammes de cette substance.

Cette même liqueur filtrée, soumise à l’ébullition, donne un coagulum brun grisâtre, très abondant et très opaque.

Additionnée d’acide acétique, et bouillie, elle donne un coagulum de même couleur, mais opalin.

L’acide azotique y détermine un abondant précipité blanc grisâtre, insoluble dans un excès de précipitant.

Le sulfate de magnésie en excès y produit un précipité muqueux assez abondant.

L'alcool concentré, les acides phénique, picrique, tannique, la précipitent abondamment.

10 grammes de liquide filtré, évaporées à 1109, ont laissé un résidu sec, pesant 416 milligrammes. Ce résidu, incinéré, a laissé un nouveau résidu, formé de sels inorganiques, pesant 87 milligrammes. Le dépôt rougeâtre resté sur le filtre, et provenant de 100 grammes de liquide opaque primitif, pesait, après dessication à 1109, 16 centigrammes ; examiné avant d’être desséché, il était surtout formé de globules sanguins, macérés et légèrement déformés, de débris épithéliaux et de globules adipeux.

Il résulte de ces expériences que 1.000 grammes de liquide analysé sont formés de :

Sérum et hydropisine . °.. : . : . 4 gr. 60 RCD ICE ANNE re 250 Hématies, globules gras, épithélium l 60 Sels inorganiques SEA PPT RS PC ETES Or ENENS 945 54

Fosse A1 00000

Analyse microscopique, faite par M. Netter, interne du service.

Le liquide recueilli par la ponction du kyste de la malade n° 17, de Sainte Marthe, d’une coloration brun foncé et laisse, par le repos, déposer une proportion considérable de sédiments d'un brun rougeàtre qui paraissent, à première vue, renfermer une grande quantité de globules rouges.

L'examen microscopique de ce dépôt fait voir :

19 Une grande quantité de corps arrondis à simple ou double contours, globules absolument incolores sans noyaux (globules rouges décolorés et conservés dans l’urine) ;

2° Une quantité beaucoup moindre de cellules aplaties, irrégulières avec noyau (épithélium pavimenteux).

Un nombre très considérable de petits corps arrondis, ayant 1 ou 2 centimètres, de coloration ocreuse, isolés ou combinés, formant des groupes arrondis ou cylindriques.

On trouve de ces grains dans les cellules épithéliales. Il y en a à la surface de cylindres hyalins ? Ces grains ne disparaissent pas par l’action des acides, mais on voit se produire quelques cristaux de cholestérine en lamelles très nettes. Il y a quelques cristaux losangiques jaunes d'acide urique : ce sont sans doute des urates de soude ou de chaux. Nous avons, enfin, déjà mentionné l'existence de cylindres hyalins, ceux-ci peu abondants.

L'examen microscopique plaide done en faveur de l'origine rénale d'un kyste dont le liquide renferme des sédiments urinaires, des globules rouges altérés, comme ils le sont quand ils ont séjourné dans l'urine, des éléments développés dans les reins (cylindres).

Quelques heures après la ponction, la malade à éprouvé, dans le flanc droit, une douleur assez vive, irradiant dans l'aine droite, et qui a dis-

paru spontanément au bout d’une heure. A part ce symptôme, il n'est

survenu aucun accident et la malade se levait quelques jours après. Nous l'avons examinée depuis à plusieurs reprises. La portion de la tumeur qui occupait le flane ne s'est jamais reproduite, et la sonorité a fait place à la matité qui existait à ce niveau. Au contraire, la portion de la tumeur qui répondait à l'hypogastre a persisté avec les mêmes caractères.

La malade a quitté l'hôpital le 3 mars, et nous l'avons revue plusieurs

fois depuis, sans constater aucune modification.

Observation XVE. -- Kyste du rein pris pour un kyste de l'ovaire. — Néphrectomie. — Mort. - PEASsLEE, On Uvarian tumours ; New-York, 1872 et Transact of internat. chirurg. Congress, 1881, vol. IT. — Femme portant tumeur abdominale, tumeur diagnostiquée après examen ; hyste de l'ovaire.

Opération, avril 1868. — Incision sur la ligne médiane. On s'aperçoit alors que la tumeur est un kyste du rein qui fut extirpé. Pas de coma, micltion normale.

Mort, par péritonite, 50 heures après l'opération.

Observation XVERE — Kyste volumineux du rein droit. — Néphrectomie. — Mort. — Buncess, San Francisco Western Lancet, nov. 1881. — Homme, 53 ans, souffrant depuis longtemps de tumeur

abdominale volumineuse.

Opération, novembre 1880. — Incision abdominale, Kyste du rein. Ligature du pédicule et ablationdu rein. Mort.

Observation NM VEEE. — Kyste sanguin (hématome) du rein gauche pris pour kyste de l'ovaire. — Néphrectomie. — Guérison, — LéorOLD, Arch. f. Gynækologie, Bd, XIX, 1882. — Femme, 33 ans. Il ya 6 ans, début du développement d’une tumeur dans le bas-ventre avec douleurs assez intenses. Sur la ligne médiane de Pabdomen, on constate la présence d'une tumeur élastique, peu mobile, qui s'étend à 2 travers de doigt au-dessous du rebord des côtes. En avant de la tumeur on ne trouve pas d'organes qui lui soient adhérents.

Diagnostic. — Kyste de l'ovaire.

Opération, 23 octobre 1881. — Ouverture de la cavité abdomiriale par incision sur la ligne blanche. Le kyste fut ponctionné et on en retira 4 litres d'un liquide roussâtre, épais. Déchirure des adhérences avec le . colon. Ligature en masse du pédicule, et ligature de chaque organe du hile séparément. Une portion du rein resta dans l'abdomen. La tumeur

extirpée était un kyste sanguin (hématôme ?) développé dans l'extrémité inférieure du rein. Guérison.

Observation XEX. — Kyste du rein pris pour tumeur de l'ovaire. — Néphrectomie. — Guérison. — KkkrixG, British med. Journal, 1882, vol IE. — Femme 23 ans, souffrant d’ure tumeur abdominale.

Diaynostie — Tumeur de l'ovaire.

Opération, le 10 août 1882. — Incision abdominale, Le pédicule fut lié avec du catgut. Drainage de la plaie. Suppuration. La convalescence fut lente à cause de la suppuration et de la diarrhée. La tumeur kystique présentait des parois fibreuses, solides, et elle s'était probablement développée dans la capsule surrénale ou dans l'extrémité supérieure du rein, qui ne présentait pas lui-même de grandes altérations.

Observation XX, — Kyste du rein gauche. — Néphrectonie. — Mort. — Currixcwortin, Bristih med: Journal, 1882, vol. II. — Femme, 26 ans, avait remarqué pour la premiere fois, il y à 5 ans, une tumeur qui fut ponctionnée plusieurs fois. Cette tumeur occupait toute la moitié gauche de l'abdomen. dépassant mème la ligne blanche à droite de 2 travers de doigt. Matité depuis la 12° côte, jusqu'à l'épine ihaque. Urine

claire, mais albumineuse,

Diagnostic. — Kyste du rein gauche.

; sa Yo 526 ‘ RE Vite Opération, le 9 juin 1882. — Incision sur la ligne médiane, péritoine

épaissi. La tumeur fut énuclée en totalité, et l'uretère et les vaisseaux liés.

Mort de choc 12 heures après l'opération. Lésion de néphrite commen-

cante du rein droit.

Observation XXE. — Kyste du rein pris pour kyste de l'ovaire. — Néphrectomie. — Mort. — Orcrten, Association française pour l’avancement des sciences. — Session de Rouen ; La Semaine médicale, 1883, p- 283 ; ftevue de chir.. 1883, p. 898. — Femme, avec tumeur abdominale. Jamais de troubles rénaux, ni vésicaux. Jamais de douleurs lom-

baires. Jamais de tumeur dans cette région.

Diagnostic. — Kyste de l'ovaire.

Opération, 1882. — Incision abdominale. On reconnait un kyste du

rein. Enueléation de la tumeur, pas de ligature perdue.

Mort de péritonite le 3° jour.

Observation XXEE. — Un cas de néphrectomie pour une tumeur kystique d'un rein flottant. — Wicrram WALTER, Brit. med. journ., septembre 29, 1883, €. IT, p. 615. — Le cas de cette communication con-

cerne une femme âgée de 42 ans qui fut admise à lhôpital Sainte Marie, le 9 avril 1883, pour une tumeur mobile de la région lombaire droite. Elle souffrait aussi d’un prolapsusde l'utérus et de l'ovaire gauche, mais de cette, dernière affection elle ressentait peu d'inconvénient. Durant les trois mois précédents elle avait été confiée, comme malade externe, aux soins de mon collègue, M. Ewart, qui me montra le cas le 1°" jour que cette femme vint à l'hôpital. Nous fümes tous les deux d'accord que la tumeur de la région lombaire droite était un rein déplacé et que l'organe avait des dimensions normales. On pouvait facilement le repousser à travers la ligne médiane jusqu'à la région de l'hypochondre gauche, aussi bien qu’en haut sous le foie.

La prochaine fois que je vis la malade, c'était quelques jours avant son admission à l'hôpital quand, par suite du départ de M. Ewart, de Manchester, cette femme me fut confiée. Je constatais la présence nouvelle d'une notable altération.

La tumeur avait perdu sa forme rénale, avait une forme sphérique, et était 3 fois plus grande qu'un rein normal.

La situation de la femme avait également empiré, et, pendant les 5 ou 6 semaines précédentes, elle avait des vomissements constants. Tout ce qu’elle absorbait ne restait pas plus de quelques minutes dans l'estomac : elle se plaignait de douleur et de sensibilité dans la tumeur. La surface de la tumeur était absolument unie ; la consistance en était solide, bien qu’on percevait une obscure sensation d'élasticité. On ne pouvait découvrir aucune fluctuation. La tumeur restait encore aussi mobile qu’auparavant et parfois, quand cette femme se couchait sur le dos, cette tumeur glissait sous les côtes et disparaissait complètement de vue.

En l'interrogeant sur ses antécédents, elle nous dit qu’elle avait été mariée à 18 ans, avait eu » enfants et 7 fausses couches. Ses règles commencèrent à 13 ans et furent toujours régulières jusqu'à il y a 6 mois, époque où elles cessèrent. Elle n’a pas été enceinte depuis sa dernière fausse couche, survenue il y à 5 ans, et elle avait souffert plus où moins pendant 6 ans d’une chute de la matrice. Son mal actuel datait de son dernier accouchement, arrivé 9 ans auparavant, et elle se rappelle parfaitement l'époque où elle percut la tumeur. C’était 15 jours avant son accouchement, elle portait 2 gros seaux d’eau quand elle sentit quelque chose céder dans la région lombaire droite et perçut une légère grosseur,

Juste au-dessous des côtes. À cette époque, elle avait une ferme au Canada et son travail consistait à porter, 18 ou 20 fois par jour, de l'eau d’une pompe, éloignée de la ferme d'au moins 100 yards. Pendant les 6 dermères années, elle souffrait beaucoup. L'urine fut examinée avec soin et trouvée normale.

Dans ses antécédents personnels, pas d'hématurie ni (roubles vési- CAUX.

L'opportunité d'une intervention opératoire fut discutée avec mes collègues, et, avec leur assistance, Je fis une petite incision exploratrice sur la ligne blanche, pensant qu'après tout je ne serais pas trop surpris si je trouvais une tumeur maligne de l’épiploon, en raison de l'extrême rapidité avec laquelle cette femme s'était émaciée. Aussi étions-nous assez sceptiques sur la valeur de notre premier diagnostic.

L'opération fut faite le 20 avril 1883.

Le spray fut abandonné, mais toutes les autres précautions antiseptiques furent prises. Dès que la malade fut sous l'influence de lanesthésie, je fis une incision de # pouces de longueur sur la ligne médiane, commençant à 2 pouces au-dessous de lombilic. Aucun vaisseau important ne fut lésé dans l’incision abdominale. À peine avions-nous fait quelques légères pressions manuelles sur la région lombo-dorsale droite, que la tumeur nous apparûüt à l’incision, et se trouva être un kyste dont les parois étaient minces, tendues et dont la couleur était d’une teinte bleuâtre, semblable à celle d’un kyste ordinaire de l'ovaire. Je fis lincision plus grande, et en introduisant la main dans la cavité abdominale, je trouvais que le rein droit était inclus dans la tumeur. Le rein gauche fut trouvé de volume normal et dans sa position naturelle.

La tumeur fut de nouveau mise en vue et la couche du péritoine qui la recouvrait et sous laquelle elle glissait librement, fut incisée avant qu’on eut tenté de l’énucléer.

La partie inférieure et la face antérieure du rein semblaient être l’attache du kyste dont les parois étaient aussi minces que du papier de soie. Je ponctionnai ce kyste avec un fin trocart et j'en tirai 10 onces d’un liquide d’une couleur jaune paille, d’un poids spécifique de 1013, contenant 2/5 d’albumine, mais pas d'urine. On plaça des ligatures de soie phéniquée autour de l’uretère, de l'artère et de la veine rénales ; on coupa au-dessus de ces ligatures et le rein fut enlevé.

Une éponge appliquée sur la plaie fut à peine teinte de sang. Les bords de l’incision abdominale furent réunis avec à fils d'argent et 2 sutures de soie superficielles. La blessure fut alors pansée avec de la

Simon 5

gaze au thymol et des couches de coton tenues en place par des bandes de taffetas et un bandage de corps. Pendant plusieurs heures après l'opération, la malade fut très faible et l'on fut obligé de lui donner copieusement de l'alcool, du bouillon administrés en lavement. Le lendemain de l'opération, la malade paraissait très bien, mais toussait beaucoup. Le 6e jour les sutures furent enlevées, la blessure ayant guéri par première intention. Le 8e jour la malade fut transportée dans la salle commune et semblait aller assez bien jusqu'au 122 jour quand le pouls atteignit 130 et la température 100 à 1020.

La langue devint chargée et lon trouva des traces d’albumine dans les urines qui étaient devenues assez rares comme quantité. Le jour suivant, elle avait du délire et fut assez agitée pour qu'on fut obligé de l’attacher dans son lit. En même temps elle refusait de prendre la moindre nourriture Des lavements de bouillon, de lait, d'alcool, d'hydrate de chloral furent largement administrés et, au bout de 5 jours, tous ces symptômes disparurent. 3 semaines après l'opération, la malade était levée dans la salle et quelques jours après était capable de retourner chez elle.

La convalescence avait progressé régulièrement et les souffrances et les vomissements, pour lesquels elle est venue se soigner, n'étaient pas revenus. Malheureusement, de retour chez elle, elle négligea de porter un bandage abdominal, et il en résulta une éventration. Toutefois, elle manifesta son contentement du résultat qu'elle retira de l'opération.

Observation XXEEE. — Kyste du rein gauche. — Néphrectomie. — Mort — Jowers, The Lancet, 5 janvier 1884. — Femme, àgée de 55 ans, entre à l'hôpital le 16 mai 1883. Malade depuis un an. Douleurs abdominales à gauche avec tumeur du volume du poing, arrondie, lisse, mate, s'étendant des fausses côtes à la fosse iliaque, suivant les mouvements respiratoires, Examen de la tumeur très douloureux. Urine acide, avec légères traces d’albumine. Hématurie de temps en temps avant etaprès son admission à l'hôpital. La malade souffrant beaucoup, Jowers propose la néphrectomie, qui fut acceptée.

Opération, le 19 juin 1883. — Incision abdominale médiane. La Lumeur est recouverte par le péritoine. Par la ponction on retire près d'une pinte d’un liquide jaunâtre, urineux. Incision du péritoine profond. Déchirure des adhérences avec les doigts. Rupture du kyste et écoulement d'une matière floconneuse, qui ressemble à la fibrine d’une vieille hématocèle. Le kyste est adhérent à la partie inférieure du rein.

Ligature des vaisseaux rénaux et de l'uretère. Ablation du rein; après l'opération les douleurs persistent encore.

Urine en petite quantité, une once (32 gr.) par jour.

Mort le 21 juin, deux jours après l'opération.

Observation XXEV. — Kyste du rein droit pris pour un kyste hydatique du foie. — Application de caustiques. — Néphrectomie.

rison. — Wacxer, Langenbeck's Arch., 1884, XX. — W.M..., âgé de 4 ans, entre à l'hôpital le 19 avril 1884. Antécédents personnels : Rougeole et légère coqueluche. Vers la fin de janvier 1883, la mère avait remarqué une augmentation de volume dans la moitié droite de l'abdomen de son enfant. Deux médecins consultés à cette époque avaient diagnostiqué un kyste hydatique du foie.

Etat actuel. — Ventre volumineux. Dans le flanc droit, tumeur du volume du poing, suivant nettement les mouvements respiratoires, mate. Par une ponction exploratrice avec la seringue de Pravaz, faite au niveau de la partie supérieure de la tumeur, on retire un liquide clair.

L'urine est normale. Le volume de la tumeur, sa fluctuation, son développement lent, l'état de l'urine, et enfin l’état général du malade, font penser à un kyste hydatique du foie.

Traitement par la pâte de Canquoin qui est appliquée le. 21 avril. Le 13 mai, emploi du thermocautère, qui fait jaillir de la plaie un liquide clair comme de l’eau ; lorsqu'on retire le thermocautère, il se produit un jet encore plus fort et en même temps une hernie épiploïque

La plaie fut fermée par une éponge aseptique et chloroformisation de enfant.

Opération, 13 mai 1884. — Incision agrandie, l’épiploon est tiré en dehors, lié en 3 endroits et ensuite réséqué.

C'est alors qu'on s'aperçut que la tumeur à parois minces, qui s’étendait le long du bordinterne du colon ascendant, ne dépendait pas du foie, qui ne présentait aucune lésion. Déchirure des adhérences avec le colon ascendant au moyen des doigts.

Enucléation de la tumeur, facile au début.

Les vaisseaux sont liés, et parmi ceux-ci quelque chose qui rappelle l'uretère. Ce n’est qu’à ce moment qu'on reconnait le kyste du rein droit. Ligature du pédicule et extirpation de l'organe après l'avoir divisé en 2 portions. Lavage de la cavité abdominale et occlusion de la plaie. L'opération avait duré 40 minutes.

Les suites de l'opération furent très heureuses, 150 grammes d'urine

normale le 1°" jour. Premier pansement le 24 mai et le 30, plaie complètement cicatrisée D'après les dernières nouvelles, le malade se porte très bien.

Le rein extirpé présente 2 portions distinctes : l'une atteinte de kyste du volume d’une tête d'enfant, avec un liquide clair ; l’autre saine.

VA Observation XX VW. — Kyste volumineux du rein gauche, pris

pour rein flottant cancéreux. — Néphrectomie. — Mort par anurie. — Buéncmann, Berliner klin. Wochenschr., 1885, 46. — Femme âgée de

38 ans, fut adressée au professeur Bergmann pour une tumeur abdominale se développant depuis une dizaine d'années, tumeur sans douleurs. Cependant, depuis ses dernières couches, il y à un an, la tumeur se développe rapidement, perte d'appétit, douleurs dans l'hypochondre gauche où siège la tumeur, douleurs s'irradiant dans le membre abdorainal gauche. Tumeur dure, bosselée, du volume d'une tête d'enfant, légèrement mobile, se laissant déplacer. En avant de cette tumeur, se trouvent les intestins, urine claire avec faibles traces d’albumine.

Diagnostic. — Rein flottant en dégénérescence cancéreuse depuis la dernière couche.

Opération \date non indiquée). — Incision abdominale, décollement facile des adhérences avec le colon descendant. L'uretère etles vaisseaux sont liés séparément,

/ I s'agit d'un kyste volumineux à contenu clair. Après l'opération, syncope.

Pouls très petit, bientôt étouflement, vomissements, anurie. Le troisième jour, météorisme et mort dans la journée.

Autopsie. — Epanchement de sang dans le petit bassin (environ 500 gr.). Rein droit hypertrophiéet contenant de très nombreux kystes.

Au niveau du pylore et de la grande courbure de l'estomac, on trouve une tumeur dure, provenant de la couche muqueuse. Dans le lobe gauche du foie très pâle, il existe un petit angiome.

/ Observation XX VE. — Hexxy Monuis, £ncyclopédie internationale de chirurgie, &. VE, p.425. Paris, 1886, — Un homme, àgé de 69 ans,

qui s'était toujours bien porté jusqu'à il y à 2 ans 1/2, entra à l'hôpital pour une tumeur du volume d'une balle de cricket, située à gauche et audessous de l'ombilie ; elle ne lui causait pas de douleurs ; il n'avait éprouvé aucun traumatisme; son urine avait été, pendant un certain temps, albumineuse el contenait du sang ; la tumeur $s'accrut lentement, elle

était saillante, ferme, globuleuse, non fluctuante, et paraissait plutôt ressembler à une tumeur fibreuse de la paroi abdominale qu'à une tumeur intra-abdominale. Il n'existait pas dé matité dans les lombes. Neuf mois après, en août 1869, la tumeur occupait la moitié gauche de l'abdomen et arrivait un peu au-dessus du côté droit de la ligne médiane ; on constatait distinctement de la fluctuation dans toutes ses parties : elle était mobile dans toutes les directions, quoique les parois abdominales aient été très tendues.

Quelques mois avant son entrée, le patient avait eu plusieurs syncopes, qui survenaient généralement après des fatigues ou après le déjeuner. En juillet 1870, la tumeur occupait presque tout l'abdomen, faisait saillie en avant et avait tout à fait l'aspect d'une tumeur ovarienne. La fluctuation était très nette ; l’'émaciation et la faiblesse étaient extrêmes ; il n’y avait pas d'albumine, de sang ni de pus dans l'urine Cet individu mourut le # octobre 1870, épuisé par la distension et la compression exercées par la tumeur.

À l’autopsie, on trouva un kyste volumineux faisant saillie du rein gauche, repoussant l'intestin gréle en bas, dans la région iliaque. Le colon transverse et descendant adhérait à la tumeur par son mésocolon et formait une espèce d’arcade au-dessus de sa face postérieure. Le pancréas et l'extrémité inférieure de la rate adhéraient à la partie postérieure du kyste. Le rein gauche occupait une situation presque transversale à la région lombaire ; Sa moitié supérieure était normale, mais sa moitié inférieure formait une couche amincie, au-dessus de la base du kyste, et contenait un second kyste petit, transparent, gros comme un grain de raisin.

La capsule du rein se prolongeait sur le kyste. Le bassinet était normal. Le kyste pesait 16 livres et, après sa rétraction dans l'alcool, mesurait 75 centimètres dans son diamètre longitudinal et 65 dans son diamètre transverse. Il renfermait un liquide louche, brunâtre, avec des caillots sanguins comme des grains de café. Quelques caillots s'étaient déposés en couches régulières, mais les autres provenaient d'une hémorragie récente. L'épaisseur de la paroi était variable, mais mesurait en moyenne 3 millimètres; de grosses veines sillonnaient sa face supérieure, et sa substance propre recevait des branches de gros vaisseaux rénaux.

Le rein gauche renfermait deux petits nodules de cancer médullaire, et plusieurs autres se trouvaient dans le foie et le poumon. Le rein droit

était petit et contenait plusieurs kystes de dimensions variables, depuis

celle d’une tête d'épingle jusqu à celle d'un pois ou même davantage. Il m'était, par conséquent. pas difficile d'expliquer les accès de syncope survenus pendant la vie; la grande quantité de caillots sanguins contenus dans le kyste provenait évidemment des branches vasculaires des parois du kyste. Dans ce cas, le cancer n'était qu'une coïncidence purement accidentelle et avait probablement été amené par le mauvais état de la santé causé par la compression de la tumeur, qui avait amené des

troubles fonctionnels des viscères abdominaux.

Observation XX VEE. — Grand kyste hématique du rein gauche. — Leyans Er Sepizeau, Bull. de la Soc. anat. de Paris, A88T, p. 266. — Pauline D..., passementière, âgée de 49 ans, entre le 6 octobre 1887, à la Pitié, salle Lisfrane, n° 13, service de M. le professeur Verneuil.

.C'est une femme d'assez belle apparence, d’un embonpoint ordinaire, mais très pâle. Nous relevons ce qui suit dans ses antécédents :

Elle a eu 3 enfants, le dernier en 4862 En 1867, elle fut atteinte d'une péritonite qui nécessita 3 semaines de traitement. L'année suivante, métrorrhagies pendant 3 mois.

En 1869 survint une diarrhée intense, qui au bout de quelques mois fit place à une dysenterie bien caractérisée ; les selles, extrêmement fréquentes, contenaient « comme de la viande hachée, délayée dans du sang ».

Cette dysenterie résista 12 ans à tous les traitements. Il existait alors un œdème considérable des membres inférieurs.

Depuis 6 ans, les règles sont devenues beaucoup plus abondantes et d’une durée moyenne de 10 jours environ. Il Y a dix-huit mois, des douleurs vives dans l'abdomen forcèrent la malade à s’aliter : c'était presque toujours du côté gauche qu'elle souffrait, avec des irradiations très aiguës dans la cuisse et le genou.

Aujourd'hui l'abdomen est volumineux. Au palper hypogastrique on sent une tumeur bosselée et dure qui déborde de deux doigts la symphyse pubienne ; au toucher, Le col parait normal, mais l'utérus est immobile et fixé. Le diagnostic de corps fibreux de la matrice n’est pas douteux. Du reste, le malade avait consulté déjà à l'hôpital Saint-Louis, où l’hystérectomie lui fut même proposée.

En explorant le ventre, on découvre dans le flanc gauche une autre tumeur bien différente de forme et de rapport. Elle forme un relief arrondi de-contour assez net, qui se prolonge en dedans jusque près de la ligne blanche, se perd en arrière sous la masse des muscles spinaux, remonte

un peu derrière l'arcade costale, mais ne descend que jusqu'aux limites supérieures de la fosse iliaque : de ce côté, la tumeur du flanc est indépendante de la tumeur de l'hypogastre. Elle parait vaguement bosselée, mais la fluctuation est très obscure : à sa surface, la percussion dessine une zone de submatité. L'exploration est, du reste, entravée par uné vive sensibilité. ;

La quantité des urines est de 1.400 grammes en 24 heures. De couleur et de réaction normales, elles ne contiennent ni albumine,,ni sels en excès.

On applique un vésicatoire volant sur la tumeur.

11 octobre. — La malade est prise tout à coup d’une dyspnée intense qui s'exagère par crises, pour aller jusqu'à l'orthopnée. Le pouls est peüt, la température un peu abaissée. La sonorité thoracique est conservée, mais des deux côtés règne un silence respiratoire presque complet.

M. le D' Brissaud, appelé en consultation, retrouve À peine aux deux bases quelques traces du murmure vésiculaire ; aucun bruit anormal. Au cœur, bruit de galop très net par moments ; la pointe est légèrement abaissée, et le ventricule gauche hypertrophié. M. Brissaud conclut à un spasme bronchique généralisé, d’origine probablement urémique.

On prescrit une potion de 0,05 centigrammes d'extrait de belladone, et l’on couvre le thorax de ventouses sèches.

Sous l'influence de ce traitement, une légère amélioration se produit et s’accentue les jours suivants.

La tumeur peut étre explorée de nouveau.

On hésite entre un kyste du rein ou une tumeur splénique, et le 17 octobre une ponction exploratrice est pratiquée.

On se sert de l'aspirateur Potain et de l’aiguille n° 2, soigneusement flambée.

Lavage de la région à l’eau phéniquée, anesthésie locale par l'éther. M. Verneuil plonge l'aiguille sur le point culminant de la tumeur que l’on fait saillir avec une main appliquée sur le flanc, et la fait pénétrer à une profondeur de 10 centim. environ : il a très nettement la sensation d'un tissu dense et compact que l'instrument traverse pour tomber enfin dans une cavité. On n'obtient qu'un peu de sang rouge, dans lequel nagent quelques petits cailloux blanchâtres d'aspect fibrineux

Au microscope, le sang, examiné séance tenante, contient, à part les hématies, une quantité notable de globules blancs, dont quelques-uns

sont trèsvolumineux.

D'après ces résultats on penche vers l’idée d’une tumeur hématique de la rate.

La malade n'a témoigné ni douleur, ni émotion.

L'orifice de la ponction est obturé avec la baudruche et le collodion, et une ceinture d'ouate appliquée par dessus.

Le reste de la journée se passe sans incident.

Le soir, on constate du malaise, de la dyspnée avec hypothermie, tendance à la syncope, sueurs froides..., ete. (Deux injections d'éther).

Pas d’agitation ni de délire‘dans la nuit ; le lendemain matin la malade succombait. Elle n'avait uriné qu'une fois depuis la ponction.

Autopsie 24 heures après la mort. — À l'ouverture de l'abdomen, on

trouve le colon descendant adhérent sur toute sa longueur, à une grosse tumeur qui occupe la région rénale et remplit tout le flanc gauche ; elle est accolée en haut à la rate, qui a conservé son aspect, sa forme et son volume ordinaires.

\ On refoule en dedans colon et mésocolon, et l'on décortique la masse du péritoine qui la coiffe : elle apparait alors constituée par le rein gauche, dont la face antérieure porte un gros kyste. du volume de deux poings, arrondi, rougeâtre et tendu. On l’ouvre:; il est entièrement rempli de caillots noirâtres, fibrineux par place, et de sang.

Sa paroi superficielle est mince et réticulée, sa paroi profonde est for mée par le parenchyme refoulé, et sur elle on voit serpenter de grosses veines thrombosées, Sa surface interne est irrégulière et tomenteuse ; sa cavité est incomplètement divisée par des travées épaisses qui se dissocient en brides minces croisées dans tous les sens, et présentent un aspect qui rappelle celui des colonnes charnues du cœur.

Le reste du parenchyme rénal ne présente rien d’anormal à l'œil nu. On retrouve le trajet du trocart qui avait pénétré en plein parenchyme pour aboutir sur le bord de la cavité kystique.

Le bassinet et l’uretère ont leur calibre normal ; l’uretère, suivi jusqu'à la vessie, est perméable dans toute sa longueur.

La capsule surrénale est volumineuse, sa: forme est conservée, mais son tissu est très dur. A la coupe, on la trouve infiltrée de sang ; près de la base, existe une cavité du volume d’une noix, remplie de eaillots ; le reste de la coupe, jaunâtre et lobulé, est parsemé de flaques sanguines irrégulières.

Le rein droit et la capsule surrénale droite ne présentent rien à signaler. Le foie parait sain. Le cœur est gros, le ventricule gauche notablement hypertrophié, pas de lésions valvulaires.

L'examen histologique de la paroi du kyste permet de constater une série de lames fibreuses superposées en strates irrégulières, au milieu desquelles on distingue quelques artérioles et des fragments de tubes urinifères, à demi comblés par un épithélium granuleux. Le tissu ambiant a la structure de la substance corticale, qui parait en grande partie saine.

Sur les coupes de la capsule surrénale on ne trouve aucune trace de tissu néoplastique, les éléments cellulaires, dissociés et aplatis, séparent de gros capillaires énormément dilatés. Un examen plus complet sera fait uHérieurement.

Observation XXVEEE. — Kyste purulent du rein gauche. — Néphrectomie. Guérison —- PEax, iN Bropeur, /hèse de Paris, 1888, p. 120. — T., M., 37 ans, artiste dramatique, entre le 7 novembre 1881, à l'hôpital Saint-Louis, salle Sainte-Marthe, n° 45, service de M. Péan.

Père mort de la poitrine à 37 ans, mère d'une affection du cœur à 70 ans.

Pas de gourme, pas de maladies graves, si ce n’est une pleurésie à 27 ans.

Réglée à 12 ans, très irrégulièrement jusqu'à ces dernières années où les mois : ont devenus réguliers.

Mariée à 17 ans, enfant à 18 ans. Brén portant. Depuis son enfance, attaques de nerfs assez fréquentes. Vers l'âge de 19 ans, elle fut prise un jour de douleurs très vives dans l'abdomen en essayant d'uriner, accompagnées de vomissements, Pendant 6 semaines, ces douleurs ressemblant à des coliques néphrétiques, se répétèrent plusieurs fois par crises, toujours du côté gauche

Depuis, tous les ans, crises douloureuses semblables, dans l'intervalle desquelles la santé n'était pas complète. Jamais elle n'a rendu de calculs ni de sable, mais les urines sont devenues très purulentes, ammoniacales.

Depuis quelques années, la santé est bonne, entre ces crises qui sont annoncées'par des malaises et des maux de cœur.

Elle a toujours été maigre, néanmoins elle l’est encore actuellement plus que d'habitude. k |

En 1870, elle aurait perdu, elle ne sait trop si c'est par l'urètre, un lambeau de peau, qu'un médecin de Versailles aurait déclaré être de la

muqueuse vésicale (2).

Toujours petit, l'appétit se supprime complètement pendant les crises etest remplacé par des vomissements incessants

Depuis le 12 août dernier, alternatives de douleurs et de mieux ; à ce moment, elle s'aperçoit qu'elle porte une tumeur dans le côté gauche de l'abdomen. C'est alors qu'elle entre à l'hôpital.

À l'entrée. — Nouvelle crise douloureuse durant environ 2 jours pendant lesquels elle ne peut garder aucun aliment, vomit tout ce que l'on cherche à lui faire prendre, et n’est calmée que par les injections de morphine. Pendant ce temps, toute la moitié gauche de l'abdomen est empätée et très douloureuse, ce qui en rend l'exploration impossible. On ne sent rien dans le vagin.

12 novembre. — Les douleurs sont complètement apaisées, on peut sentir alors une tumeur irrégulière, qui remplit tout lhypochondre gauche, non séparée des fausses côtes gauches, et ne descendant pas jusqu’au petit bassin. On la limite parfaitement à trois doigts de la ligne médiane en avant, <

. En arrière, tout l’espace qui sépare la crête iliaque des dernières côtes est empâté, dur. :

Cette tuméfaction est bosselée, irrégulière, allongée verticalement, mate. Elle ne suit pas les mouvements du diaphragme. On nela retrouve ni par le toucher vaginal, ni par le toucher rectal.

L’exploration à ce moment en est peu douloureuse.

La miction est fréquente (5 ou 6 fois par jour, 4 ou 5 fois dans la nuit). Elle est douloureuse vers sa fin. Urine abondante, quantité pouvant être évaluée à 3 ou # litres. Elles sont fortement ammoniaeales, purulentes, se séparant par le repos en 2 couches égales, dont l’inférieure n'est composée que de pus. Le microscope n'y fait découvrir que des globules purulents.

La malade est fortement amaigrie. Elle mange peu et peut se lever, bien qu’elle se sente faible, Traitement tonique, cataplasmes laudanisés. 15. -— Nouvelle crise semblable aux autres. Bromure de potassium.

17. — La malade est prise la nuit de difficulté croissante d'avaler, d'étouffements, de sensation de boule qui remonte..., de vomissements continus, pas de douleurs de ventre.

Le sommeil est supprimé, Au moment où elle est prise de douleurs d'estomac et de l'æsophage. elle semble prète à rendre le dernier souffle.

Ces accidents durent 4 jours, à peine calmés par les injections de morphine et une potion avee 0,10 d’opium.

22. — Mieux sensible, n’a pas vomi depuis hier, garde bien le lait,

a pu manger un peu, selles régulières. Traitement : vin de quinquina, tood, bromure de potassium, extrait thébaïque 10 centigrammes.

24 et 25. — Deux nouveaux accès de gastralgie et de vomissements, Opération, 2 décembre 1881 (à la clinique de l'hôpital). — Anesthésie

par le chloroforme. Incision de 10 à 412 centimètres de longueur, verticale, vers le bord externe de la masse sacro-lombaire. Les couches cutanées, cellulaires, aponévrotiques et musculaires sont incisées une à une et l’on arrive ainsi sur une vaste poche purulente qui se vide au dehors. Le doigt, introduit dans la plaie rénale, ne permet de sentir aucun calcul comme on aurait pu s'y attendre. On passe un drain qui sort au moyen d'un trocart par la partie déclive à travers la masse sacro-lombaire. La plaie est suturée au-dessus et au-dessous du drain. Pansement de Lister sans pulvérisation. Toniques, Tood, extrait de quinquina, Bagnols, Bordeaux, etc. Soir, Temp. 3802; P., 410, petit, faible. Lu tumeur a disparu en grande partie.

3. — Pas de sommeil malgré une pilule de 5 centigrammes d’opium. Le pansement est souillé par une grande quantité de pus. En revanche, les urines sont moins abondantes et déposent beaucoup moins Pansement de Lister. Bouillon, pas de vomissements.

4. — Même état, même température le soir, le pouls est tombé à 100. Dans la nuit, accès d’étouffement, spasmes œsophagiens comme avant l'opération.

5. — La maladea un peu d'appétit et mange un peu : on la fait passer au chalet pour changer d’air La suppuration est moins abondante et. ne sent pas manifestement l'urine. On pratique toujours des injections phéniquées dans la poche. L'urine est notablement moins abondante et ne sent plus mauvais. Elle dépose à peine,

6. — On enlève les points de suture métalliques que l’on remplace par des bandelettes collodionnées, sauf les deux points les plus rapprochés du rein.

7. — La maladetousseun peu, et se plaint d’un point de côté à gauche. On craint une pleurésie au niveau du cul de-sal, au-dessus du rein malade ; imais l'exploration dela poitrine ne fait découvrir rien d'anormal. . Le point de côté ne subsiste d’ailleurs que 2 jours, puis disparait de lui-même ; mais la toux reste assez fréquente. L'auscultation ne fait constater que quelques râles fins de bronchite et la respiration puérile due au peu d'épaisseur des parois thoraciques Sirop de morphine, toniques, tisane pectorale.

Pendant son séjour au chalet, la malade passe par des alternatives de

haut et de bas, moins marquées cependant qu'avant l'opération, mais consistant principalement en crises d'œæsophagisme

L'appétit est très capricieux ; elle vomit rarement, mais ne prend pas d’embonpoint, son émaciation est toujours très grande.

Vers la fin du mois de décembre, la tumeur ne s'est pas manifestement reproduite, la suppuration est presque entièrement tarie, bien que le drain soit laissé en place.

En revanche, les urines sont redevenues un peu ammoniacales. La plaie est cicatriste entièrement.

La toux est beaucoup moins fréquente, et à l’auscultation on ne trouve aucune lésion pulmonaire.

Etat général bon.

La malade part le 1°" janvier 1882, complètement guérie, et ne souffrant plus du tout du ventre comme auparavant.

IA'existe plus de trace de tumeur.

Observation XXEX. - Ueber Diagnose und Behandlung eines Falles von Cystenbildung an einer leeweglichen Niere. — Vox Dr Sra- MER, Wiener klinische Wochenschrift, 1890, n° 35, p. 674. — Le cas

concerne une malade de 50 ans, Mme K..., qui a été admise le 11 octobre 1889 dans notre clinique chirurgicale.

Cette dame, qui physiquement parait être forte et saine, dit qu’elle s'est mariée il y a 21 ans et estveuve depuis 3 ans, a eu 4 grossesses, dont une gémellaire. De 5 enfants, le dernier seulement est vivant. Elle prétend n'avoir jamais été sérieusement malade.

Son état général jusqu'à il y à 15 ans était très satisfaisant. A cette époque elle à eu, d’après elle, des coliques hépatiques avec de fortes dguleurs dans la région du foie.

Depuis la malade se plaint de céphalées brusques, d'oppression et de palpitations cardiaques. Les règles étaient régulières jusqu'à il y a 3 mois, et depuis elles ont cessé. Par‘ce fait, son attention étant éveillée, elle à remarqué l'existence d'une tumeur résistante, de la grosseur d’une pomme, dans le côté gauche de l'abdomen, du rebord costal, qui depuis a augmenté lentement en s'étendant en bas, et, surtout, vers la ligne médiane. |

Pendant l'accroissement de cette tumeur, les douleurs ont plutôt diminué dans cette région ; pas de difficulté de miction : rien de remarquable dans l'examen qualitatif ou quantitatif des urines. Rien au cœur ni aux poumons. L'abdomen est un peu saillant à gauche, l'ombilie est un

peu porté à droite, La peau de l'abdomen est lisse, riche en tissu grais-

seux, couverte de vergetures ; la circulation collatérale n’est pas déve-

loppée.

Mensuration :

ArnavenddedORbEUIC SUR Der ESP Le "06 c.

De l’appendice xiphoïde à l'ombilie . . . . . 14 — Dés sgmphyse"pubiennne #2 et 05. 4 18: = De l’épine ihaque antéro supérieure droite . . 419 — De l’épine iliaque antéro supérieure gauche . . 20 €. 5 m.

A gauche du mésagastre on peut sentir une tumeur de la grosseur d'une tête d'enfant, en forme de boule, élastique, dont la surface parait lisse et tendue, sans fluctuation apparente. En examinant minutieusement, on découvre à côté de celle-ci une autre tumeur plus petite, plus ferme, qui paraît intimement liée avec la première et qui, par sa grosseur et par sa forme, correspond à un rein. La percussion de la tumeur donne une matière complète, qui est séparée de la matité normale de la rate pdr une zûne tympanique d’une largeur de deux doigts.

La tumeur est également circonscrite par des zônes de tympanisme latéralement et en bas vers la symphise pubienne ; au devant de la tumeur il n'y à pas d'intestin. 2

Pendant la respiration, aucun déplacement à constater. La tumeur est très mobile et, surtout, elle se laisse très fa’ilement déplacer vers l'hypocondre gauche, ce qui est facile à démontrer par la palpation bimanuelle (en avant et sir la région lombaire gauche).

A droite et en bas, la mobilité est restreinte. Avec le déplacement, change la figure de la matité. La percussion de la région rénale n’a montré aucun changement remarquable avec les différentes positions de la tumeur.

L'utérus non augmenté de volume, libre et facilement mobilisable n’est pas influencé par les mouvements de la tumeur. Les ovaires, dont le gauche est facilement explorable, n'ont pas augmenté de volume. La tumeur elle-même ne peut pas être sentie par le vagin.

L'urine est claire, acide, sans sucre ni albumine, ni aucune substance

anormale, sa quantité pendant le séjour de la malade à varié de 630 à

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