LE
Le
ÉX
nr
dr TR AR T4 " Soi LL ou LE. LCA Ÿ Re PE PR REA ST NC RS te Ve
3 ETIOLOGIE
- L’étiologie de celte affection est des plus obscure, on ne sait rien d'exact sur les causes et l’origine des ces kystes. Ce qu’il y a de certain c’est qu'ils sont très rares. Israël n’a trouvé qu’un seul cas de kyste séreux sur 297 cas d'alfections chirurgicales des reins. Pendant une pratique de 30 ans, pas un seul kyste séreux sur 415 cas de chirurgie rénale (Wyss, Zwei Decennien Nieren. Chirurgie, Vorbemerkung von Prof. D' Kronlein. Beitr. z. Klin. Chur. Tübingen, 1901, heft, [, p. 1). Et depuis Pannée 1860 en parcourant les différentes revues médicales, nous n'avons pu en découvrir que 52 cas. L'âge ne paraît pas avoir une grande influence sur la genèse de cette maladie. Cependant Le kyste semble être une affection de l’âge adulte ; de 20 à 45 ans, dit Albarran. Voici ce que notre statistique nous donne, sur 52 cas : au-dessous de 20 ans, 7 cas ; entre 20 et 30 ans, 3 cas ; entre 30 et 40 ans, 10 cas ; entre 40 et 50 ans, 3 cas ; au-dessus de 50 ans, 17 cas.
On voit par cet exposé que bien que lon trouva quelques cas de kystes séreux dans le jeune âge, celte affection a une prédilection marquée poûr l’âge adulte et Ja vieillesse ; et c’est entre 30 et 50 que le terrain semble le plus favorable.
Le sexe féminin paraît plus fréquemment atteint que le sexe
- masculin. Brackel, sur 21cas, trouve 14femmes. Albarran 13hom- mes el 10 femmes. De notre côté nous remarquons que le nom-
bre des femmes atteintes est presque le double de celui des hommes. Nous avons relevé 31 cas de kystes chez la femme, et 18 seu-
nt chez l'homme.
Il est possible qu'il y ait quelques rapports entre certaines maladies générales de l'organisme et la production des kystes séreux du rein ; mais nous n'avons rien relevé de précis à ce sujel. Terrier conseille d'étudier le rein au point de vue de la néphrite interstitielle ; or nous avons vu que le plussouvent le tissu du rein était normal sauf une légère bande du parenchyme joignant le kyste, lequel était atteint de sclérose par compression. Cependant il faut noter que plusieurs fois dans les antécédents du malade nous avons remarqué des fièvres éruptives antérieures. Il n’y aurait rien de surprenant à ce que ces maladies qui offrent une prédilection marquée pour le rein, jouent un rôle dans l’étiologie des kystes séreux. La dysenterie, la péritonite, la fièvretyphoïde, la pneumonie, lalithiane biliairecoïncident parfois également avec des kystes séreux. Mais aucune de ces maladies ne se répèle assez souvent pour permettre d'y voir autre chose qu'une simple coïncidence. Cependant nous avons vu précédemment que les kystes se trouvaient plus fréquemment chez les femmes que chez les hommes ; or 1l est à remarquer que la plupart de ces femmes avaient eu des accouchements antérieurs, et qu’un grand nombre étaient de grandes multipares : 11 enfants, obs. de Récamier ; 5 enfants et 7 fausses couches, obs. de Walter ; 5 enfants, obs. de Slajmer ; T grossesses, obs. de Seitz, etc. Peutêtre y aurait-il un rapprochement à établir entre les grossesses répétées et la production de ces kystes.
Toutefois il y aurait plus d'apparence de vérité à admettre que le rein mobile joue un rôle dans l’étiologie des kystes séreux. Souvent en effet ontrouve des kystes séreux sur un rein flottant. Mais quel est l'accident primilif? le rein mobile provoque-t-il le kyste ? Ou plutôt le kyste n'entraîne-t-1l pas le rein hors de sa loge et n’est-il pas la cause de sa mobilité ?