SAC
par la méthode italienne, trois concernent la main : il emprunta les lambeaux deux fois sur la poitrine et une fois sur le dos ; le succès fut complet ; dans les trois cas il existait des rétractions cicatricielles étendues qui fixaient les doigts en syndyctalie ou en immobilité; un de ces cas qu'il avait présenté à l’Académie de Médecine constituait d’après lui l’exemple le plus complet qu'il connut de la restauration des fonctions du pouce.
En 1889, Kirmisson déclara à la société de Chirurgie avoir vu un blessé auquel on avait restauré la paume de la main aux dépens d’un lambeau emprunté à la région lombaire; pour cela la main avait été maintenue derrière le dos pendant quelque temps; le résultat fonctionnel fut excellent.
Ea même année, M. Desmonceaux, médecin major de l’armée communiquait à la société de Chirurgie un cas de réparation du pouce par autoplastie italienne. Le 16 novembre 1904 Berger présentait à la société de Chirurgie une jeune fille porteuse de cicatrices aux deux mains, résultant de brûlures remontant à la première enfance et traitée par la méthode italienne après dissection des brides cicatricielles ; pour la main droite le lambeau fut emprunté à l’hypochondre du côté opposé; le lambeau destiné à la main gauche fut pris à la peau de la région lombaire droite ; la main fut fixée derrière le dos jusqu’à section du pédicule ; le résultat fut bon pour la main droite, moins satisfaisant pour le petit doigt de la main gauche où le lambeau resta un peu exubérant. A la même séance, Reclus annonçait qu'ayant eu à combler une perte de substance du doigt il détacha un lambeau pédiculé de l’abdomen et que la peau trop épaisse gêna par la suite la flexion du doigt d’où résultat médiocre.
Dans son traité de chirurgie infantile, le professeur Estor, de Montpellier, déclare : « De toutes les méthodes autoplastiques que nous avons employées, c’est assurément la méthode italienne modifiée qui nous a donné les meilleurs résultats. Elle seule peut fournir en pareil cas (réparation des cicatrices vicieuses de la main) un lambeau souple, extensible et mobile grâce au tissu cellulaire dont 1l est pourvu.
Tout récemment (juillet 1922), Messieurs Alphonse Michel et Nicoleau présentaient à la société médicale des Bouches du Rhône, un homme atteint d’écrasement de la main, traité par la greffe italienne avec un lambeau emprunté à la paroi abdominale. La mobilisation fut très précoce. Le blessé est actuellement guéri et jouit de tous les mouvements des doigts.
Méthode à pont