‹ Contribution à l'étude des greffes cutanées: dans la réparation des pertes de substance de la main et du poignet A propos des greffes en pontChapitre 13 sur 27 · PAG · texte numérisé non relu

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sur les plans sous-jacents, toutes ces qualités se retrouveront encore plus parfaites dans ies lambeaux pratiqués par la méthode à pont : ie sphacèle sera également évité ce qui permettra d'éviter une intervention secondaire toujours fâcheuse.

D'autre part le moment où doivent être sectionnés les pédicules n’a plus besoin d’être déterminé ici avec précision comme dans la méthode italienne : grâce à sa double nutrition assurée, le lambeau devient rapidement adhérent et vivace et i’on peut, par conséquent, pratiquer plus hâtivement sa libération que lorsqu'il ne comprend qu’un seul pédicule : le fait présentesurtoutde l'importance quand la main a du être fixée dans une position quelque peu fatigante pour le sujet, à la région dorsale ou trochantérienne par exemple ou que pour toute autre raison le temps d'application de la main sous le lambeau pédiculé a besoin d’être abrégé.

Un autre avantage de la méthode à pont est de permettre de tailler un lambeau étroitement adapté à la plaie à recouvrir dans àes limites peut-être plus précises encore que celles obtenues par la méthode italienne; en effet au moment de la section des pédicules il est possible de pratiquer cette double section à un niveau convenable correspondant aux bords de la plaie et d'assurer ainsi aux deux limites supérieure et inférieure ou externe et interne du lambeau une concordance parfaite avec les bords de la perte de substance greffée; c’est ce qui s’est produit dans les trois observations que nous relaterons. Or nous l’avons vu, Nelaton et Ombredanne reprochaiïent précisément à la méthode de ne pas fournir des lambeaux assez enveloppants et suffisamment adaptés à la surface à recouvrir : il semble donc que ce grief doive tomber. Une autre objection de ces auteurs à la greffe à double pédicule était d’être trop mutilante, de créer un délabrement trop considérable lorsque l'on détachait le lambeau et que l’on glissait sous lui les segment de membre à recouvrir : il est évident que les dimensions de la plaie d'emprunt devront être d'autant plus grandes que le segment de membre à engager sous le lambeau sera plus large; or la partie la plus large de la main correspond à peu

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près, les doigts étant accolés et en extension à une ligne horizontale partie de la base du pouce au niveau de son articulation métacarpo-phalangienne et aboutissant au bord cubital; par conséquent du moment où la lésion siège au-dessus de cette ligne de plus grande largeur, serait-ce sur la portion rétrécie du poignet, la nécessité de faire passer cette portion élargie de la main sous le lambeau avant d’y fixer le poignet par exemple, obligera à créer un lambeau de dimensions assez considérables hors de proportion avec la surface de la région à recouvrir (le poignet en la circonstance). Ce serait [à en effet un désavantage assez sérieux sur la méthode italienne proprement dite dans laquelle on engage directement sous le lambeau la portion à recouvrir ; mais grâce au procédé de Pierre Delbet que nous avons déjà signalé et dont nous reparlerons à propos de la technique des greffes en pont,il est possible par la suture immédiate des lèvres de la plaie d'emprunt, de réparer cette plaie : aussi, cette considération du délabrement, plus consirable assurément dans la greffe à pont ne doit pas exister à côté des autres avantages de la méthode.

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