‹ Contribution à l'étude des greffes cutanées Quelques applications en chirurgie restauratrice de la faceChapitre 14 sur 21 · ONE · texte numérisé non relu

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réservoir d'acide sulfurique. Entré le 3 Mai 1919 à l'Hôpital Brésilien.

À l'examen, on constate.

1° Un ectropion cicatriciel des deux paupières du côté droit, et de la paupière supérieure gauche.

2% Une éversion cicatricielle de la lèvre inférieure, avec

tissus cicatriciels denses occupant la région mentonnière. 4re Intervention. — Le Mai, anesthésie locale parfaitement supportée, L'opération a pour but de restaurer la lèvre inférieure et les tissus cicatriciels mentonniers par une autoplastie à lambeau cervical.

Elle est pratiquée en quatre temps.

1° Libération de la lèvre muqueuse.

2° Exérèse de tout le tissu cicatriciel mentonnier.

3° Prélèvement d’un très grand lambeau de 12 à 13 centimètres de long, vertical, répondant à la partie postérieure du sterno-mastoïdien, et s'étendant jusqu’à 2 centimètres au-dessous de la clavicule.

4° Hémibuccoraphie gauche.

Suites opératoires. — 7 Mai. — A noter les points suivants :

1 Une teinte noirâtre étendue à toute la moitié interne du lambeau, teinte noirâtre qui semble due à l’asphyxie des couches toutes superficielles du lambeau, puisque en certains endroits — (surtout au centre de la zone noire) — on aperçoit par transparence les tissus normaux et que, d'autre part, les criñs de Florence saignent même là où il existe le maximum d'aspect sphacélique.

2° Une douleur très vive, « plus vive, dit le blessé, que celle ressentie au cours de l'opération », et due au contact d’un petit bourgeon, qui vient faire saillie à la partie supérieure de la plaie d'emprunt. Le blessé se plaint de « décharges électriques » avec irradiations du côté de l'oreille et de la nuque.

A rapprocher cette constatation du fait qu’au cours de

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