‹ Contribution à l'étude des grossesses extra-utérinesChapitre 4 sur 17 · MEME CHU · texte numérisé non relu

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. Pourquoi et comment il faut pratiquer la tensiométrie au cours des accidents de la grossesse extra-utérine.

La mort, au cours des accidents de la grossesse tubaire, se produit donc par suite de l’anémie aiguë qui résulte des hémorragies successives.

Mais comment apprécier la valeur et le degré de cette anémie qui entraîne la mort ?

Les signes cliniques sont parfois insufisants, ainsi que le prouvent la plupart des observations.

Par exemple, la pâleur des hémorragiques est très variable suivant les individus.

Cest ainsi qu’une femme cholémique n’est pas beaucoup ” plus pâle après une hémorragie qu’elle ne l’était précédemment.

Il y a aussi quelquefois une question d'éclairage qui peut nous tromper dans l’appréciation de la pâleur : ainsi une malade examinée au cours de la nuit, à la lumière artificielle, présente un teint souvent difficile à apprécier quant à la pâleur et quant à l’anémie.

Enfin certaines malades ont encore un teint florissant alors que la grossesse est rompue.

Il faut donc étudier instrumentalement le système cardiovasculaire pour apprécier la valeur de l’hémorragie.

La numération globulaire, le dosage de l’hémoglobine, sont des épreuves précieuses, mais qui demandent du temps

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et un personnel compétent, et il est impossible d’attendre le résultat de ces recherches de laboratoire pour prendre une décision opératoire.

Au contraire, la recherche de la pression artérielle va nous permettre, chez ces malades plus ou moins anémiées, d'établir rapidement la valeur de l’appareil cardio-artériel et l'équilibre hématologique au cours de la grossesse extrautérine.

Il convient donc de prendre systématiquement la tension de toutes les malades que nous soupconnons atteintes de grossesse tubaire rompue ou en voie de rupture.

Avant d'aborder l’étude des indications fournies par la sphygmomanométrie, nous devons envisager une question d'ordre pratique:

Quel appareil allons-nous utiliser ?

Il y a évidemment là une question d'appréciation personnelle, mais comme il s’agit d’une intervention d’extrême urgence, il est nécessaire de se servir d’un appareil commode et portatif.

Parmi les nombreux appareils dont nous pouvons disposer, notre choix devra porter de préférence sur l’oscillomètre du Professeur Pachon ou sur le tensiomètre de Laubry et Vaquez. Tous deux sont faciles à transporter et donnent des résultats très précis.

L'essentiel est de se servir d’un appareil dont on ait une grande habitude, car il est indispensable d'établir une mensuration très juste de la maxima et de la minima, afin d'établir nettement le chiffre de l’écart qui, ainsi que nous le verrons plus loin, a une très grosse importance au point de vue du pronostic.

Ainsi donc une erreur même très légère dans la détermination de ces chiffres nous fait courir le risque de porter un pronostic qui se trouvera démenti par les événements ultérieurs.

Il faut se souvenir que la méthode auscultatoire demande une oreille exercée. Quant à la méthode oscillatoire, elle

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