‹ Contribution à l'étude des grossesses triplesChapitre 20 sur 33 · VALEUR DE CES PROCÉDÉS · texte numérisé non relu

VALEUR DE CES PROCÉDÉS

Nous voyons donc que l'auscultation et le palper, même combiné au toucher vaginal, ne peuvent permettre qu’exceptionnellement de poser le diagnostic de grossesse triple. Cannac le déclare même impossible « hormis le cas où la minceur de la paroi abdominale permet la constatation des pôles fœtaux » par la palpation; ilest très septique sur l'auscultation.

Une conclusion aussi pessimiste est formulée par le professeur Brindeau qui déclare que « si la grossesse trigémellaire peut être parfaitement diagnostiquée, d'ordinaire cependant le diagnostic.est porté pendant l’accouchement après l'expulsion du premier fœtus et quelquefois même après l'expulsion du deuxième ». Le toucher contribue alors au diagnostic. Après l'expulsion du premier fœtus, il peut faire recon— naître une double poche des eaux (Puech) ou des parties fœtales appartenant à des fœtus différents. Après l'expulsion des deux premiers fœtus, il permet de découvrir le troisième fœtus parfois ignoré jusqu’alors.

Rouvière dit quil «est rare que les différents

moyens d'exploration clinique, pris isolément ou

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LREIT Lems

même combinés, réunissent suffisamment d'éléments de diagnostic pour que ce dernier soit certain : ou bien la tension considérable des parois rend le palper difficile, ou bien un fœtus est complètement masqué par les autres et échappe au palper comme à l’auscultation. L’aflirmation de grossesse triple ne sera alors possible que si l’on recourt à l'examen aux Rayons X ».

Il fait pleinement confiance à la radiographie qui, outre le diagnostic de trigémellité fait à coup sûr, permettra de situer exactement les fœtus et de prévoir, donc d'éviter dans une certaine mesure, la dystocie.

Radio-Diagnostic.

En compulsant les divers ouvrages concernant le radio-diagnostic obstétrical et plus particulièrement les cas de grossesse triple diagnostiquée par les rayons X, nous sommes surpris du peu d'observations publiées avec clichés radiographiques de la grossesse triple.

Les observations que nous publions représentent donc les quelques cas où une radiographie fut possible. Il ne devrait pas en être forcément ainsi, si l’on avait eu recours à cette méthode dans tous les cas d’un diagnostic obstétrical douteux. La raison en est surtout le manque de perfectionnement de la technique radiologique, encore à ses débuts il y a une trentaine d’années, et actuellement peut-être la négligence des pariturientes qui, à terme, se font transporter au plus vite à la clinique d'accouchement la plus proche dès les premiers symptômes de travail, donc trop tard pour qu'il soit question de les radio-

graphier.

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