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HISTORIQUE

Naissance du radio-diagnoslic obslétrical. — Faire

l'histoire du radio-diagnostic obstétrical, déclare

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Henrotay, c’est faire en réalité celle des progrès de l’instrumentation radiologique mise au service de l’obstétrique.

La découverte de Rôntgen fut connue en 1895 : les ampoules d'alors, qui admettaient péniblement 5 à 10 millis, ne permettaient l'obtention d'images que moyennant des poses très longues, excluant ipso facto la possibilité d'obtention d’ombres de parties osseuses ne pouvant être maintenues en repos pendant un temps suffisant, tel un fœtus vivant dans la cavité utérine.

C’est avec ce matériel que Varnier réussit, en 1896, à obtenir l’ombre du squelette fœtal à travers les parois de l’utérus extériorisé après autopsie.

Imbert, en 1898, grâce à une radiographie du fœtus, put faire le diagnostic de grossesse ectopique à 6 mois.

En 1910, paraît un traité de Fabre, Barjou et Trillat sur la radiologie du fœtus in utero et, contrairement à ce que Fabre avait déclaré en 1904, les auteurs pouvaient écrire cette fois: « La radiologie du fœtus est entrée dans le domaine de la pratique. »

D'Halluin, en 1911, présente un cliché très démonstratif de grossesse gémellaire de diagnostic difficile. L'examen de ce cliché montre l'existence de deux fœtus avec double présentation du siège. Huit jours après cet examen, la parturiente accouchaiït, justifiant pleinement les données radiographiques. L’auteur de cette communication concluait : «On peut prévoir le moment où ces examens encore hérissés de difficultés

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rendront de grands services à la science obstétricale ».

Potocki, avec Delherme et Laquerrière, montrèrent en novembre 1912 à la Société de'Radiologie une série de superbes radiogrammes allant du 5e mois au terme, supérieurement, édités et auxquels la technique moderne à peu ajouté.

Radiographie de la grossesse triple. — En 1911,

Edling publia le 1° cas decette nature. Il avait radio— graphié à 4 mois une grossesse qu'il considéra comme gemellaire. La graphie fut examinée de façon peu attentive, de sorte qu'on ignora la présence du 3° fœtus. L'accouchement ayant montré qu'il s'agissait d’une grossesse triple, un examen plus minutieux du négatif fit découvrir certaines ombres du 3° fœtus qui avaient passé inaperçues lors du premier examen.

Puis Essen Môller, de Lund, employa la radiographie pour établir avant l'accouchement le diagnostic de grossesse triple. Mais de même que dans le cas d'Edling, la graphie ne fut examinée qu'après l'accou chement.

Il s'agissait d’une Vi-pare de 27 ans, arrivée. avec un début de travail le 27 décembre 1919. Comme on soupçonnait unegrossesse double, la femme fut envoyée dans un service de radiologie. Mais avant que le résultat de la radiographie fût connu, elle donna naissance à, trois Jumeaux.

La plaque montrait trois crânes qui chevauchaient partiellement l’un sur l’autre.

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Contrairement À ces cas précédents, Favreau et Despons parvinrent en 1924 à constater la grossesse triple au 6€ mois (observation 1). Chez cette femme, VII geste de 39 ans, ia palpation était impossible, et l’auscultation ne décelait que deux foyers superposés à droite de la ligne médiane. Le cliché montra nettement les crânes et les colonnes vertébrales, de même que quelques petits membres des fœtus qui étaient superposés en position transversale, les trois têtes occupant la partie droite de l'utérus.

Les auteurs concluaient que ce procédé étant tout à fait inoffensif vu la rapidité des temps de pose, il était à souhaiter de voir les rayons X utilisés plus couramment pour le diagnostic de la grossesse dans les cas difliciles.

En 1925. Sune Genell, de Lund comme Essen Moller, faisait une communication intitulée : « Second cas de grossesse triple diagnostiquée par la radiographie », qui n’était en réalité, comme le fait justement remarquer Albano, que le 42 (obs. IT).

Il s'agissait d'une primipare de 29 ans chez qui le diagnostic clinique porté était grossesse gemellaire la palpation ne décelant que deux têtes évidentes et l’auscultation ne donnant que deux zones de bruits du cœur.

La radiographie faite en position latérale droite montrait deux crânes de fœtus d’une grandeur analogue à des têtes de 7 à 8 mois, et trois colonnes vertébrales. Genell concluait: l'intérêt de ce cas réside

dans le diagnostic avant l'accouchement. Le palper

ont

et l’auscultation ne permettaient que de diagnostiquer une grossesse double, et peut-être de soupçonner une grossesse triple. Mais les radiographies donnèrent une preuve évidente. En comparant les données radiologiques et les observations cliniques avant et pendant l’accouchement, il est sûr que le palper à lui seul était insuffisant et qu'il fallait l’examen radiologique pour permettre un diagnostic de grossesse triple.

En 1926, Abercombrie publia, le premier en Angleterre, une observation avec radiographie faite par le D' Longhborough qui put aflirmer : «il y a certainement 2, sinon 3 têtes, l'une dans l'hypocondre gauche, et une dans chaque fosse iliaque » (obs. IT).

Ii s'agissait d’une Il-geste de 35 ans chez qui le diagnostic clinique de grossesse triple, gèné par un volumineux hydramnios, put être confirmé par la radiographie entre la 282 et le 30€ semaine.

Abercombrie fait remarquer à ce propos que son cas est le cinquième dans la littérature. C'est, dit-il, un admirable exemple de la grande valeur des Rayons X avant le travail. À un stade relativement précoce de la grossesse, quand toute autre méthode de diagnostic échoue, les Rayons X donnent une information certaine de la position et du nombre des fœtus.

A son tour, en avril 1928, Herbert Marcus communiquait une radiographie où trois squelettes fœtaux étaient visibles, lun de ces squelettes, dans une attitude ramassée, désordonnée, ce qui permit

de supposer qu’il était mort (obs. IV).

Le

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