‹ Contribution à l'étude des hématomes extra-durauxChapitre 20 sur 23 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Le traitement de l’hématome extra-dural se résume dans la nécessité d’évacuer les caillots sanguins et d’assurer l’hémostase du vaisseau saignant. La trépanation a intérêt à être aussi peu mutilante que possible. C’est pourquoi le Dr Luzuy a donné la préférence à l’incision verticale prétragienne de Cushing suivie d’une dissociation du muscle temporal. Une rondelle de trépan est pratiquée avec le trépan de Martel et aussitôt l’hématome reconnu on agrandit la trépanation à la gouge suivant la demande des lésions et dans la direction nécessaire.

À la curette mousse, doucement et prudemment les caillots sont évacués jusqu’à ce qu’on parvienne à la face externe de la dure-mère et jusqu’à ce que celle-ci soit complètement découverte en tous points. Chemin faisant, on a découvert la cause de l’hémorragie dans une lésion d’une branche de l'artère méningée moyenne ou d’un sinus veineux. L’hémostase peut être extrêmement délicate, nécessiter l’utilisation de cires spéciales ou plus simplement la coagulation sur pince à l’aide du bistouri électrique.

Si l’hémostase n’est pas absolument parfaite, une petite mèche sortant par un angle de la suture la

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complètera pour 48 heures en assurant l'écoulement du liquide.

Si la dure-mère bat normalement, elle n’est pas incisée, sinon il est de toute nécessité de rechercher l'existence d’un hématome sous-dural associé.

A ces notions classiques du traitement chirurgical de l’hématome extra-dural, il faut ajouter les no-

tions modernes :

I. — de variations de la pression du liquide céphalo-rachidien;

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