L. lacustris
Longueur |Accroissement | Accroissement
T:12 à MG0 de la Jar,e lent brusque Début : 1 mm, Stade I. | Durée : 4 jours. = rom Fin : 1 mm, 9.
Mue I.
0 mm. 4.
Début : 2 mm. 3 Stade Il.
Durée : 4 jours. —— 0 mm. 8.
Fin : TEEN VE Mue If.
0 mm. 6.
Début : 3 mm. 7.
Stade III.
Durée : 6 jours. —— 0 mm. 6.
Fin : 4 mm. 3.
Mue IL.
0 mm. 8.
Début : 5emim, 1:
Stade IV. | Durée : 7 jours. + 0‘mm:5.
Fin : 5 mm. 6.
Mue IV.
1 mm, Début : 6 mm. 6.
Stade V.
Durée : 9 jours. —— 0 mm. 6.
Fin : 7 mm, 2.
Mue V.
{ mm. 8.
Imago © Macroptère 7 mm. 2 + 1 mm. 8 = 9 mm,
ment brusque au moment des mues est au contraire plus important dans les stades âgés (1 mm. 8-1 mm.-0 mm. 8), que dans les stades jeunes 10 mm. 6-0 mm. 4). Comment expliquer la valeur moindre de l'accroissement entre deux mues dans les derniers stades larvaires? [l est possible d'envisager que l’assise euticulaire de l’iInsecte se durcit beaucoup plus vite dans les stades âgés que dans les stades jeunes et qu'elle perd ainsi de son élasticité.
Si l’on prend comme abeisse la durée de l'existence depuis l'éclosion de la larve jusqu’à la mort de l’imago, et pour ordonnée les accroissements de la taille, la courbe de croissance pour cet individu femelle de L. lacustris aura l'aspect de la fig. XXI. Cette courbe représentative est applicable au développe-
Fig. XXI. — Courbe représentative du développement d’un individu Q maeroptère de Limnotrechus lacustris. O : moment de léclosion de l'œuf. I, IE IE, IV, V ; mues larvaires. 1, 2, 3, 4, 5 : stades larvaires. [ : imago.
ment de tous les Hémiptères aquatiques. Il parait done bien exister, chez ces Insectes, une relation suffisamment évidente entre l'accroissement de taille et le phénomène des mues. Aussi, contrairement à ce que pense L. Bouxoure, je ne crois pas qu'il faille toujours considérer la mue uniquement comme un simple phénomène chimique d’excrétion.
Chez les Hémiptères aquatiques la mue est liée à la croissance ; elle permet à la larve de grandir et d'acquérir des organes nouveaux (ailes, organes copulateurs, etc. cf. Panrez 1918). Elle aurait ainsi conservé, chez ces Insectes, ses véritables caractères « de croissance et de différenciation progressive » (CH. Pérez 1910).
Caractères de la Nymphe. — Les fourreaux alaires se différencient progressivement au cours du développement larvaire ;
après la quatrième mue ils sont parfaitement visibles et caractérisent ainsi nettement la larve au cinquième stade du développement. Celle-ci est alors généralement désignée sous le nom de Nymphe (= pseudo-nymphe). Outre la présence des fourreaux alaires, ce dernier stade larvaire se différencie encore des précédents par une accélération remarquable des phénomènes embryogéniques : accroissement rapide des glandes génitales (surtout des testicules), des organes génitaux externes, ainsi que des muscles vibrateurs du vol dont Fhistogénèse est fort lente jusque-là comme je le montrerai ultérieurement. De plus, nous avons vu que des processus histologiques particuliers s'effectuent vers la fin de ce dernier stade larvaire. C'est ainsi que l’on observe un « rajeunissement » de lhypoderme et de l’épithélium intestinal dont les cellules expulsent une partie de leurs substances (cytoplasmiques et nucléaires), sous forme de boules de dégénérescence. Celles rejetées par les cellules hypodermiques sont ensuite englobées par des phagocytes. Enfin, c’est encore à ce moment que Von assiste à un remaniement du corps gras dont beaucoup de noyaux larvaires dégénèrent. Il en résulte donc que, si les divers tissus passent directement de la pseudo-nymphe à l'imago, il n'en demeure pas moins acquis que quelques-uns d’entre eux sont le siège de phénomènes cytologiques assez importants. A cet égard je rappellerai à nouveau que chez la Galéruque de l'Orme (Coléoptère et par conséquent Métabole) E. Poxarkorr (1910) a observé également au cours. de la métamorphose, le rejet de boules cytoplasmiques et nucléaires par la majorité des tissus. Il me parait intéressant de rapprocher ce dernier processus de ce que j'ai décrit précédemment chez les Hémiptères aquatiques et, en particulier, chez Gerris.
{in résumé, chez les Hémiptères aquatiques, l'accouplement, la ponte et l'éclosion sont intimement liés à la température. L'accouplement peut précéder de beaucoup la période de ponte et dans ce cas il est rendu possible grâce au développement précoce des glandes annexes génitales femelles.
L'embryon des Gerridæ possède un appareil de rupture qui
parait bien être destiné à inciser la coque de l'œuf au moment de l’éclosion. Cet appareil se montre comme étant une différenciation secondaire d'une enveloppe embryonnaire chitineuse.
Je n'ai pas observé d'appareil de rupture chez les embryons des Cryptocérates aquatiques.
Tous les Hémiptères aquatiques présentent cinq mues successives au cours du développement larvaire et celui-ci comporte cinq stades. Le développement larvaire des Cryptocérates est plus long que celui des Gymnocérates aquatiques.
La croissance s'effectue grâce à deux modes distincts : un accroissement lent entre deux mues et un accroissement brusque au moment de la mue.
Des phénomènes cytologiques particuliers sont propres au dernier stade larvaire : rajeunissement del’hypoderme, de l'épithélium intestinal, etc.