‹ Contribution a L'étude des Hémoglobinuries du PaludismeChapitre 8 sur 14 · NE RP OT PR CPP OP NN · texte numérisé non relu

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prend le type Cheyne-Stokes, on constate une dyspnée sine materia et le malade meurt dans le coma ;

Enfin l’évolution peut être encore plus grave (Dieulafoy et Widal), l’anurie s’installe après une courte phase d’hémoglobinurie et le malade meurt

dans le coma.

Tels sont les types d’hémoglobinurie dus à une hémolyse intense, observés au cours du paludisme. Sans nous occuper pour le moment du rôle de l’'hématozoaire où de la quinine, nous insisterons

sur leur pathogénie. Des travaux récents ont porté

sur deux ordres de recherches :

1° L'étude du sang et du processus hémolytique ; 2° Le rôle de l’anaphylaxie.

1° Etude des modifications sanguines

Celles ci furent précisées par :

MM. Armand Delille, Paisseau et Lemaire (Société médicale des hôpitaux, 15 juin 1917).

Ces auteurs montrent tous les types que peuvent présenter les hémoglobinuries du Paludisme et ils insistent notamment sur les cas frustres, véritables formes de transition entre l’ictère et les hémoglobinuries.

La durée de l’Impaludisme est en général longue, l’accès hémoglobinurique survenant au cours du paludisme secondaire, chez des malades ayant pris

antérieurement de la quinine. L’hémoglobinurie apparaît en général vingt-quatre heures après le début de l'accès et se termine soit par la guérison, les urines devenant progressivement plus claires, soit par l’urémie avec myosis, Cheyne-Stokes et coma.

Les examens pratiqués par ces auteurs ont donné les résultats suivants :

Les urines : pendant la crise, elles contiennent toujours de l’hémoglobine, mais pas de globules, ni stroina. S'il se produit une crise de guérison, on voit apparaitre des cylindres, et des leucocytes qui indiquent le retour à la perméabilité des tubes urinifères.

Les examens du sang, nous fournissent les renseignements suivants :

Diminution toujours rapide du nombre des globules. Les sujets sont déjà des anémiques. Dès le début de la crise les globules sont au-dessous de 3 millions, après la crise ce chiffre peut en deux ou trois jours descendre au-dessous de 1 million.

Le plasma prélevé au début contient toujours de l'hémoglobine, parfois en fortes proportions, au peint qu’il est franchement rose; plus tard il ne contient plus que des pigments biliaires en excès.

Le taux de l’hémoglobine dans le sang tombe dès le début plus rapidement que le nombre des globules rouges ; il atteint en général 30 o/o de la normale et peut même descendre plus bas.

La résistance globulaire, une fois la crise déclarée, esl toujours augmentée, comme s’il ne restait que

des globules plus résistants : en effet l'écart est faible entre les résistances maxima et minima. Au con-

traire quand les globules ont pu être prélevés au

moment de la crise, les auteurs ont constaté une diminution de la résistance. Elle était alors à 0,70 0/0

Les auteurs, nommés ci-dessus, ajoutent à ces troubles, la constatation de la leucopénie habituelle au paludisme, d’une anémie à type palustre avec quelques hématies granuleuses et quelques troubles de la coagulation du sang.

Le processus de la crise hémoglobinurique se fait en plusieurs étapes. Dans une première phase il y a une destruction globulaire massive qui se produit vraisemblablement dans le torreni circulatoire, puis l’hémoglobine mise en liberté est transformée par le foie en pigments biliaires, mais le seuil d’excrétion de l’hémoglohine étant rapidement dépassé, cette substance est éliminée en nature par les reins dont elle encombre les tubes contournés.

MM. Ameuille, Sourdel et Marcorelle (société médicale des hôpitaux, 31 mai 1918) ont rapporté nn nouveau cas de bilieuse hémoglobinurique,

OBSERVATION

Notre malade, un jeune soldat de vingt-deux ans, était arrivé en Macédoine en décembre 1916. Le premier accès ne se montre pas avant le mois d'août 1917, et il ne fut hospitalisé qu'en septembre pour accès fébriles qui présentaient l’'amorce du syndrome auquel il a succombé : hyperthermie,

douleurs épigastriques, vomissements, subictère,

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