‹ Contribution a L'etude Des HemorragiesChapitre 14 sur 50 · Dr Gaillette. American journal of obstetrics · texte numérisé non relu

Dr Gaillette. American journal of obstetrics

les primipares, mais les multipares n’en sont point exemptes. Chez celles-ci, la résistance de l’orifice vaginal n’existant plus, l'expulsion se fait rapidement à travers l’orifice vulvaire qui, trop vite distendu, se déchire. «Les orifices formés par des tissus vivants, dit M. Budin, peuvent se laisser dilater à un degré quelquefois extraordinaire, lorsqu'on les distend lentement ; ils se déchirent, au contraire, avec la plus grande facilité quand on agit sur eux d’une façon trop brusque. » $

Certaines positions défectueuses du sommet doivent faire craindre davantage pour les tissus maternels. L’occipito-sacrée est la plus défavorable, à cause de la distension excessive du périnée ante-anal. La rétroversion du bassin, en portant en haut l’orifice vulvaire, produira le même résultat. Nous avons déjà étudié le mécanisme de ces lésions, nous n’y reviendrons pas. Dans les présentations de la face, au quatrième temps, quand la flexion de la tête se produit, l’'occiput menace beaucoup les parties de la mère. Dans les rares présentations de l'épaule où se fera l’évolution spontanée, des lésions vulvo-périnéales en seront la conséquence. Les accouchements par le siège pourront s'accompagner de déchirures, surtout au/moment du dégagement des épaules plus volumineuses et de la sortie de la tête dernière qui se fait dans ces cas plus rapidement que quand elle vient la première. Mais quelle que soit la présentation, il y a toujours lieu de craindre des déchirures, lorsque l’accouchement se produit dans des condi-

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