‹ Contribution à l'étude des hémorragies secondaires du post-partumChapitre 45 sur 68 · PONTS · texte numérisé non relu

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obtenus par l’hystérectomie, 2 morts sur 6 interventions, on ne peut pas, ne pas être frappé de sa gravité.

Cependant si on se livre à une étude critique des observations, il est facile de se rendre compte que les décès se sont produits dans les cas où les conditions opératoires étaient particulièrement défavorables.

Dans un cas, la femme fut opérée alors que son état était des plus alarmants, en raison de l’abondance, et de la répétition des hémorragies.

Dans l’autre cas (cas de M. Vignes), la malade était une infectée, avec état général grave. L'examen histologique montre du reste des plaques de sphacèle du muscle utérin. |

Toutes les malades qui ont été opérées, alors qu’elles présentaient encore un état général, pas trop médiocre, on survécu. C’est qu’en effet, bien que choquante, l’hystérectomie est une opération relativement souple dans ses applications, si l’on consent à l’employer sous ses deux modalités :

Hystérectomie vaginale, et hystérectomie abdominale.

L’hystérectomie vaginale réellement peu choquante, est à préférer dans tous les cas, où elle semble facilement réalisable.

Sa réalisation est parfois difficile : utérus trop gros, trop mou, trop friable, ou accompagné d’une masse annexielle. :

Nous sommes donc loin des chiffres défavorables, tirés d’une statistique en réalité disparate, qui ne représentent que des faits isolés et-dans laquelle, aucune unité de doctrine thérapeutique ne vient former la base indispensable de toute statistique qui veut être réellement

significative.

IT. — Arguments tirés des faits anatomiques et bactériologiques. — Examinons donc, comme nous l’avons

fait pour la thérapeutique intra-utérine, comment se

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comporte l’hystérectomie par rapport aux notions d’anatomie pathologique et de bactériologie que nous avons exposées.

Il apparait avec évidence, qu’autant la thérapeutique intra-utérine allait à l’encontre des principes qui ressortaient de ces données anatomiques ou bactériologiques, autant l’hystérectomie s'accorde avec ces mêmes principes.

Ici, en effet, qu'il v ait ou non rétention placentaire, l'exérèse de l'organe entraine en masse le foyer d’infection.

Il est exact que cette extirpation en masse pourrait avoir comme conséquence, l’inoculation de la séreuse péritonéale, du tissu cellulaire pelvien ou des veines.

En fait le drainage à la Mickulicz dans l’hystérectomie abdominale, le’ drainage par les mèches dans lPhystérectomie vaginale semblent mettre à l'abri de ces inconvénients, et nous n'avons aucun cas de mort {Sauf l’ob. serv. XIII, encore l'opérateur a-t-il regretté de ne pas avoir pratiqué une hystérectomie vaginale) qui résulte de semblables inoculations.

La discussion des deux méthodes thérapeutiques en présence, permet donc de considérer, que si toutes deux présentent des inconvénients, la thérapeutique intra-utérine est celle qui dans les cas graves présente le moins d'avantages.

Ces considérations ont amené M. le professeur Couvelaire à remplacer la thérapeutique intra-utérine par l’hystérectomie dans certains cas d'hémorragies secondaires du post-partum particulièrement graves.

Ur.

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