SE D PAUL
superficielle. Etat comateux, perte de connaissance, respiration bruyante, stertoreuse. À son entrée dans le service du docteur Pluyette. on constate une paralysie complète de tout le côté gauche, face comprise, avec déviation conjuguée de la tête et des yeux; le malade regarde sa lésion. Pupilles très resserrées. La température est normale. Pas d'écoulement sanguin ou séreux par l'oreilie droite. L'ensemble de ces symptômes permettant de conclure à l'existence d'un caillot comprimant la zone rolandique droite, M. Pluyette appiique sur ce point trois couronnes de trépan. qui mettent directement à jour un vaste caillot, mou, noir, friable, situé entre la face interne des os du crâne et la face externe de la duremère.
On n’enlève que quelques fragments de ce caillot; on ne poursuit pas l'opération par crainte d’une nouvelle hémorrhagie. Le malade meurt dans la soirée et à l’autopsie on trouve un caillot pesant 75 gr., placé entre la face externe de la dure-mère et les os crâniens ; il comprime et aplatit la zone rolandique droite, d’où hémiplégie de tout le côté gauche. Cette hémorrhagie provenait de la déchirure de l'artère méningée moyenne par le bord d’un fragment tranchant, détaché de la table interne du temporal. Cette lame osseuse, quadrilatère, mesurant deux centimètres sur trois avait un bord taillé en biseau qui avait sectionné les trois quarts de la circonférence de l'artère méningée moyenne. Le trait de fracture se continuait jusqu’à la base du crâne.