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gauche de la lèvre inférieure, puis s'étendant ‘au membre supérieur qui est agité de mouvements cloniques étendus, assez souvent descendant aussi dans le membre inférieur du même côté, enfin parfois se généralisant et rappelant alors assez bien le tableau de la crise d’épilepsie vraie. Mais il n’y a ni émission involontaire d’urine, ni cri, ni morsure de la langue, ni écume à la bouche. Les globes oculaires sont convulsés et fortement déviés vers la gauche. Cet état dure deux ou trois minutes seulement. Ces crises sont provoquées facilement par des excitations diverses et, spécialement, par des mouvements imprimés au membre supérieur gauche. Elles peuvent être aussi spontanées.
15 novembre, — On note la persistance du coma absolu. L’hémiplégie flasque gauche {facial inféiieur et membres) persiste aussi. [1 y a toujours un état de contracture de la face et des membres du côté droit.
Les crises d’épilepsie jaksonienne se répètent fréquemment. La température est montée hier soir à 39°5 et ce matin est à 3907. Le malade meurt ce même jour à une heure après-
midi.
Autopsie. — L'autopsie n'a pu être pratiquée que quarante-trois heures après la mort.
On constate extérieurement à gauche sur la région frontale une éraflure cutanée sans importance. Il n'y a pas de lésions de la boîte crânienne.
Après ouverture de la dure-mère on constate à la surface interne de celle-ci, au niveau de circonvolutuions frontales et pariétales droites, un dépôt hémorrhagique peu important. La pachyméninge ne présente pas, d’ailleurs, d'altérations, elle s'est pas épaissie et le sang qui la recouvre ne lui adhère pas. Extérieurement 1out l'hémisphère droit est recouvert d'un épanchement hémorrhagique, qui, à première vue, parait infltré dans la méninge molle et dont le maximum se trouve au niveau des circonvolutions rolandiques. A la partie moyenne de la frontale ascendante, l’épanchement est